• A travers l'art égyptien, quelques clefs pour comprendre l'univers spirituel et la vie quotidienne des hommes.

  • « La guerre a fait des ravages dans les rangs. Les monuments aux morts de la région en témoignent. Invraisemblable saignée d'hommes dans la force de l'âge. La petite Lise lit l'effondrement de la natalité dans les rangs clairsemés des communiantes... Femmes vêtues de noir, orphelins à ne plus savoir qu'en faire, c'est un voile de deuil qui recouvre le pays. Les consolations à cette tristesse ? Peu. La recherche d'une amitié sincère, d'une parole tendre, d'un adulte compréhensif. Et puis, dans cette grisaille entretenue par la misère et le chagrin, l'éblouissement de la lecture. Et pas n'importe laquelle. Les Misérables, le livre compassionnel. Mais cela suffit parfois pour avancer dans la vie. Soudain on n'est plus seul. On est des millions. Et parmi ces millions, il va se trouver Guillemette Andreu pour reprendre le chant hugolien et laisser derrière elle une trace lumineuse. » Jean Rouaud

  • L'Egypte que Guillemette Andreu présente dans cet ouvrage est celle des premiers temps de la civilisation égyptienne, lorsque Pharaon trouvait le repos éternel dans une immense pyramide.Correspondant à ce qu'on appelle l'Ancien et le Moyen Empire (de 2650 à 1750 avant notre ère), cette Egypte apparaît comme un âge d'or, un modèle social, politique, artistique, culturel et moral.Le chantier de la pyramide royale, le travail des bureaux de l'administration de Pharaon, les multiples activités des ateliers, l'organisation de la vie domestique, les loisirs, l'école des scribes, les saisons agricoles, les plaisirs de la chasse et de la pêche, mais aussi la création littéraire, les spéculations intellectuelles et les conceptions religieuses sont racontés dans cet ouvrage avec la rigueur et la précision qu'autorisent les recherches archéologiques et égyptologiques récentes. Illustré par de nombreuses traductions de textes égyptiens, ce livre donne de la société pharaonique du temps des pyramides une image vivante, humaine, éprise d'idéaux.L'auteur y a ajouté ce que les monuments taisent : les bruits du fleuve, les odeurs de la campagne, les lumières de chaque heure du jour sur le paysage nilotique, la présence du désert très proche ; tous ces éléments naturels qui ont contribué à l'éclosion d'une des plus grandes civilisations du monde antique.

  • "Ce Cours d'égyptien hiéroglyphique, nouvelle édition en un volume, revue et augmentée, constitue une initiation méthodique à l'écriture et à la langue des Anciens Égyptiens. Fondé sur l'acquis des recherches grammaticales les plus récentes, il s'adresse néanmoins au public le plus large par sa présentation progressive de l'égyptien du Moyen Empire. Son texte est divisé en 56 leçons, illustrées d'environ deux mille exemples, et dotées, chacune, d'une liste de vocabulaire et d'un exercice d'application.
    L'ouvrage comprend des lexiques, égyptien-français et français-égyptien, ainsi qu'une liste complète des signes hiéroglyphiques "

  • Nommés « scribes des contours » par les textes, les dessinateurs seront à l'honneur dans cette exposition qui tentera de les situer dans la société égyptienne et d'en montrer des réalisations, que ces dernières soient des commandes officielles ou des oeuvres d'inspiration spontanée. Par « dessin » en Égypte ancienne, s'entendent les arts de surface ou arts graphiques, à savoir le dessin, la peinture et la gravure, par opposition aux arts du volume (l'architecture et la sculpture). Dessinateurs et peintres étant nommés les « scribes des contours » ; le dessin dans l'Égypte antique peut être considéré comme l'art du contour. Plus qu'au seul dessin, l'exposition introduira le public à l'art égyptien - bidimensionnel - : ses conventions, ses techniques, ses pratiques, ses fonctions et ses usages. Les Égyptiens accordent toujours une place prépondérante aux formes et aux figures, remplies ou non d'aplats de couleurs. Constatant cela, on ne peut s'empêcher de rapprocher cet art des formes de l'écriture hiéroglyphique, composée de figures juxtaposées et interconnectées. En s'appuyant sur les recherches les plus actuelles, « L'art du contour » tentera de mettre en évidence les liens et les différences entre l'écriture et le dessin égyptiens, entre les hommes de lettres et les artistes. Le simple fait que les Égyptiens utilisent le même terme pour « écrire » et « dessiner », à savoir le verbe sesh que l'on peut traduire plus généralement par « tracer », et donc que les termes pour « scribe » et « dessinateur » soient formés sur cette même racine, en dit long sur l'interpénétration de l'écrit et du dessin. Les oeuvres et le discours tenteront sinon d'exposer, du moins de soumettre à l'étude le niveau de qualification littéraire et artistique des « scribes des contours » selon les époques et les circonstances, et leur place dans la société. Sachant qu'ils savaient incontestablement écrire, dans quelle mesure savaient-ils lire ? Étaient-ils les seuls détenteurs du savoir-faire pictural ? Quel était leur part de responsabilité et d'inventivité dans la réalisation des tableaux religieux aux thèmes très canoniques, notamment vis-à-vis des scribes que l'on imagine dépositaires de la mémoire écrite et sacrée ?

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