Des Femmes

  • « La guerre a fait des ravages dans les rangs. Les monuments aux morts de la région en témoignent. Invraisemblable saignée d'hommes dans la force de l'âge. La petite Lise lit l'effondrement de la natalité dans les rangs clairsemés des communiantes... Femmes vêtues de noir, orphelins à ne plus savoir qu'en faire, c'est un voile de deuil qui recouvre le pays. Les consolations à cette tristesse ? Peu. La recherche d'une amitié sincère, d'une parole tendre, d'un adulte compréhensif. Et puis, dans cette grisaille entretenue par la misère et le chagrin, l'éblouissement de la lecture. Et pas n'importe laquelle. Les Misérables, le livre compassionnel. Mais cela suffit parfois pour avancer dans la vie. Soudain on n'est plus seul. On est des millions. Et parmi ces millions, il va se trouver Guillemette Andreu pour reprendre le chant hugolien et laisser derrière elle une trace lumineuse. » Jean Rouaud

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