• Au-delà d'une simple chronologie cet ouvrage met l'accent sur la position de transition qu'occupe Bonnard dans l'histoire de la peinture, à travers plus de 250 reproductions, ce qui en fait une véritable monographie de référence.

    Pierre Bonnard (1867-1947), au même titre que Nicolas de Staël (1913-1955), est l'un des principaux acteurs de l'art moderne dont les publications les concernant sont des best-sellers en librairie.

    Guy Cogeval , directeur d'ouvrage  est actuellement à la tête du Centre d'études des Nabis (mouvement artistique dont Pierre Bonnard fait partie). Il sera co-commissaire de   l'exposition sur les nabis au musée du Luxembourg au printemps 2019.

  • À vingt ans, Édouard Vuillard rejoint Pierre Bonnard, Maurice Denis, Paul Sérusier dans le mouvement nabi, dont il applique les principes avec un radicalisme révolutionnaire.
    Très vite, il déploie son art dans les directions les plus variées: au synthétisme brutal des premiers temps succèdent les huis clos intimistes, les grands panneaux, les paysages, les décors, affiches et programmes pour le théâtre d'avant-garde et de boulevard.
    À la violence des aplats et des points de couleur des années 1890 répondent en un écho inversé les portraits de commande des années 1930, de facture plus classique. Guy Cogeval nous guide avec brio dans cette oeuvre aussi exubérante dans sa variété que son créateur fut discret, attentif durant toute sa vie à enregistrer le tremblement du temps, la lumière d'un square en hiver, à fabriquer du souvenir.

  • Catalogue officiel de l'exposition Le Douanier Rousseau. L'innocence archaïque au musée d'Orsay,  du 22 mars au 17 juillet 2016. Modeste employé des douanes, Henri Julien Félix Rousseau, dit Le Douanier Rousseau (1844-1910), est aujourd'hui reconnu comme l'une des figures les plus originales de l'art de la fin du xixe et du début du xxe siècle, un cas unique dans l'histoire de l'art européen.Cet autodidacte devenu peintre sur le tard ne commence à peindre qu'en 1871, en amateur passionné, sans culture ni métier. Il produit des paysages qui illustrent souvent les progrès techniques de son temps, des portraits, des sujets patriotiques et militaires, des scènes de la vie populaire et des vues d'un Paris qu'il ne quittera jamais. Mais sa notoriété est avant tout liée aux tableaux à sujets exotiques dont l'inspiration est nourrie par ses visites au Jardin des Plantes, au Museum d'Histoire naturelle, ou d'images empruntées aux dictionnaires, aux catalogues, aux livres de botanique ou aux chromos.Mais il serait vain de vouloir placer une étiquette sur le travail d'Henri Rousseau, sa peinture se refusant à toute tentative de catégorisation. L'histoire de sa réception repose ainsi sur une série de malentendus. Alternativement rejeté par les critiques pour son style « naïf », et apprécié par les artistes pour la même raison, le Douanier Rousseau se proclamait peintre « réaliste ».Son oeuvre s'inscrit pourtant dans son temps : en confrontant sa peinture à quelques-unes de ses sources d'inspiration, qui comptent l'académisme comme la nouvelle peinture, et aux oeuvres des artistes d'avant-garde l'ayant intronisé comme père de la modernité, Le Douanier Rousseau. L'innocence archaïque se veut une mise en lumière critique de son art autour d'une réflexion sur la notion d'archaïsme.L'archaïsme est ainsi le fil conducteur entre les oeuvres de cette exposition, présentée une première fois au Palazzo Ducale de Venise en 2015, avant de rejoindre les salles du musée d'Orsay au printemps prochain. Les chefs-d'oeuvre d'Henri Rousseau des collections des musées d'Orsay et de l'Orangerie (de La Charmeuse de Serpents à La Noce) seront confrontés aux toiles prêtées par les plus prestigieuses institutions internationales. Des oeuvres de Seurat, Delaunay, Kandinsky ou Picasso, mais aussi d'artistes méconnus permettront d'évoquer la richesse des liens qui se tissent autour du Douanier Rousseau, creuset d'une voie originale dans l'exploration de la modernité. Plus de 100 oeuvres en provenance des plus prestigieuses institutions internationales.Le Douanier Rousseau est le père de l'art naïf et source d'inspiration pour de nombreux artistes, notamment des surréalistes (Seurat, Fernand Léger, Frida Khalo, Kandinsky ou Picasso.) qui seront présentés dans cette exposition.

  • Bonnard

    Guy Cogeval

    • Hazan
    • 1 Avril 2015

    Nouvelle édition augmentée et refondue de cet ouvrage paru en 1993, à l'occasion de l'exposition Pierre Bonnard. Peindre l'Arcadie, au musée d'Orsay, du 17 mars au 19 juillet 2015. Guy Cogeval, auteur de cet ouvrage, est président du musée d'Orsay et co-commissaire de l'exposition. En commentant 48 oeuvres maîtresses de Pierre Bonnard, Guy Cogeval nous fait découvrir une peinture du XXème siècle de toute première importance.

  • Entre 1900 et 1940, l'Italie affiche un optimisme autant inouï que paradoxal et connaît une phase de créativité exceptionnelle alors qu'elle est au bord de la grande catastrophe qui va la précipiter dans les années les plus sombres de son histoire. Ebénistes, céramistes, maîtres verriers travaillent en collaboration avec les plus grands artistes. Des meubles excentriques de Carlo Bugatti jusqu'aux surprenantes chaises de Marcello Piacentini, en passant par les objets insensés des futuristes, une créativité joyeuse, une capacité d'invention sans limites traversent le pays.
    De cette «dolce vita» naîtra un véritable style italien, précurseur du design.

  • Quelle frayeur peuvent provoquer manet et son tableau chez un peintre qui a déjà tout osé, tout brisé, tout reconstruit ? entre 1954 et 1962, picasso va interroger le tableau de manet à travers plus de cent cinquante dessins et tableaux.
    Il reprend chacune des interrogations qu'a provoquées le déjeuner sur l'herbe lors de sa tumultueuse présentation au salon des refusés en 1863, pour apporter ses propres réponses aux questions du nu, du sujet, du plein air. les personnages réunis par manet sont rhabillés, déshabillés, fument, discourent, ils sont quatre, puis trois. pour finir en sculptures monumentales et être lâchés dans la nature du parc du moderna museet de stockholm.
    Avec plus de cinquante reproductions, cet album retrace la relation profonde et complexe entre picasso et le chef-d'oeuvre de manet.

  • Album officiel de l'exposition Le Douanier Rousseau. L'innocence archaïque au musée d'Orsay,  du 22 mars au 17 juillet 2016. Le Douanier Rousseau est le père de l'art naïf et source d'inspiration pour de nombreux artistes, notamment des surréalistes (Seurat, Fernand Léger, Frida Khalo, Kandinsky ou Picasso.) qui seront présentés dans cette exposition. 


  • Tout au long du XXe siècle, le design italien a marqué de façon hautement originale la conception des objets d'usage courant dans notre société industrielle contemporaine. Ce « mode italien » a su, à travers un parcours aussi complexe qu'incertain d'innovation industrielle et de mise à jour technologique, développer une culture du design autonome et multiforme, en mesure de concilier une tradition artisanale richissime et l'aspiration, souvent contestée, vers une modernité faite d'éclairs d'improvisation et d'ironie joints à une tendance laborieuse à l'expérimentation. Les phénomènes culturels et artistiques de l'histoire du design italien n'ont pas encore fait l'objet d'une lecture approfondie en ce sens ; en particulier, on a jusqu'ici peu étudié la synergie qui tout au long du XXe siècle s'est opérée en Italie entre l'expérimentation artistique et le design innovateur. L'exposition et ce catalogue se proposent donc d'offrir une première reconnaissance de ces liens à travers l'exploration des différentes manières dont, en Italie, la société industrielle a été perçue, interprétée et représentée par les architectes, les artistes et les designers qui l'ont vécue, mais aussi en partie « inventée ».
    L'exposition, où figurent plus de 350 oeuvres parmi les plus représentatives de la recherche artistique et de la culture du design en Italie au XXe siècle, se développe chronologiquement en quatre sections où sont définies les différentes périodes du propos philosophique, économique et esthétique qui a caractérisé le passé récent de l'art et du design italiens. Dans cette optique prennent forme les « philosophies » du design et les « esthétiques » qui, tout au long de cette période, ont trouvé dans ce pays une expression forte et dialectique et sont à la base d'un débat culturel très vivant sur l'art et le design.


  • «Gras et léger à la fois, inhérent à ce qu'il montre et déjà prêt à retomber en poudre, le pastel suscite notre allégresse, via ses couleurs, et notre empathie, à travers sa fragilité. Gai et friable, il offre à l'oeil cette sensation de fraîcheur que certains sorbets laissent à la langue, quand ils ressuscitent par miracle l'agrume qu'ils expriment : certains pigments semblent presque des essences de fruits mêlées de talc.» Claude Arnaud

    Dans l'histoire du pastel, le XIXe siècle fut à la fois le temps de la restauration et de la révolution permanente. Double mouvement dont la collection du musée d'Orsay, riche de pièces célèbres et de feuilles à découvrir, est le meilleur observatoire. Millet, Manet, Degas, Redon, Lévy-Dhurmer, à travers plus d'une centaine d'oeuvres, cet ouvrage présente les plus beaux pastels de la collection.

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