• Valais

    Guy Mettan

    Ce canton est un miracle suisse. Niché au coeur des Alpes, jaloux de ces sommets parmi les plus beaux de l'Helvétie, la Valais a l'indépendance arrimée à ses crêtes. Les Valaisans forment une confrérie. Réputés solidaires, ombrageux et téméraires, ils ont fait de leur terre le royaume de l'or blanc, où les côteaux alimentés par l'eau des glaciers et gorgés de soleil se couvrent de vignobles à faire palir les meilleurs terroirs d'Europe. Guy Mettan a sillonné le « Vieux pays » sous tous ses angles, par tous ses sentiers. Il en fait le portrait attendri d'une terre résolue à préserver sa chère identité et sa très montagnarde personnalité.

    Ce petit livre n'est pas un guide. Il raconte le Valais comme on l'arpente : pierre par pierre, vallée par vallée, à l'écoute des subtiles différences linguistiques. Parce que pour comprendre cette république des glaciers, l'important est de ne jamais laisser fondre l'attachement qui vous liera vite à ses sommets.

  • Pourquoi les États-Unis et l'Europe détestent-ils tant la Russie?? Alors que la Russie ne représente plus une menace, que ses missiles ne sont plus pointés sur Berlin, que, fait sans précédent dans l'histoire, elle a dissous son empire sans effusion de sang, rendu leur liberté aux pays occupés d'Europe centrale et permis l'indépendance pacifique de quinze nouveaux États, la haine et le dénigrement de la Russie atteignent des proportions inouïes dans les médias, les cercles académiques et les milieux dirigeants occidentaux. Pour comprendre cet acharnement, devenu hystérique avec la crise ukrainienne, Guy Mettan remonte loin dans l'histoire, jusqu'à l'empereur Charlemagne. Il examine sans tabou ni a priori les lignes de forces religieuses, géopolitiques et idéologiques dont se nourrit la russophobie occidentale. Et démonte les ressorts du discours antirusse et anti-Poutine qui ont pour effet de repousser toujours plus loin les chances d'une vraie réconciliation.

  • L'ouvrage de Guy Mettan a comme point de départ l'échec de l'Europe actuelle, qu'il appelle « vertige de l'insignifiance ». L'Union européenne s'étend du Portugal aux pays baltes et au Kosovo, a imposé l'ultralibéra- lisme anglo-saxon et la libre circulation des biens et des personnes sur l'ensemble de son territoire. Mais à quel prix ? Brexit anglais et sécessionnisme catalan, hégémonie allemande, guerre larvée en Ukraine, invasion massive de réfugiés économiques en Méditerranée, régressions économiques en Europe du Sud, progression générale des partis identitaires antieuropéens, inégalités sociales, divorce entre les peuples et leurs élites, création d'une monnaie unique désastreuse pour les pays économiquement fragiles, incapacité à nouer des relations amicales et stables avec ses grands voisins turc et russe.
    Après une longue partie consacrée aux « leçons d'histoire » européenne mettant en avant les différentes tentatives d'unification de Charlemagne jusqu'à Staline, l'auteur met l'accent sur les raisons de la situation de crise dans laquelle se trouve l'Union européenne actuellement : une puissance économique et normative à bout de souffle, un déséquilibre géopolitique fondamental, des lacunes démocratiques et institutionnelles difficiles à combler.
    Dans une dernière partie, Guy Mettan décrit la manière dont la Suisse pourrait contribuer à la guérison de l'Europe. Selon lui, la réponse tient à trois mots : fédéralisme, indépendance et souveraineté. Or dans ces trois domaines, la Suisse a démontré son savoir-faire depuis deux siècles. Sa stabilité politique, ses succès écono- miques et son ouverture au monde plaident pour elle. Mais le modèle suisse suscite immédiatement une levée générale de boucliers. Les bénéficiaires du système actuel ont trop à y perdre : les technocrates devraient partager leur pouvoir avec le peuple et les grandes puissances avec les États plus petits. Les Français et les Espagnols ne comprennent pas, ou ne veulent pas comprendre le fédéralisme. Quant aux souverainistes, ils ne conçoivent la souveraineté qu'à l'échelle nationale alors qu'il conviendrait d'en déléguer une partie à l'échelon supérieur.
    Enfin, tous redoutent par-dessus tout la liberté et l'indépendance. Dans une Europe fédérale et souveraine, plus de soumission à l'OTAN et aux États-Unis, plus d'ingérences étrangères, amicales ou hostiles, dans les affaires internes. Une sécurité assurée par soi-même et non plus déléguée à d'autres. Une politique étrangère au service du bien commun et non de celui d'une puissance externe.
    Volontairement provocateur, à contre-courant du discours politique ambiant et dans un moment délicat pour l'Europe, nourri de l'expérience politique et journalistique de l'auteur, l'essai de Guy Mettan esquisse les grandes lignes d'un véritable programme de gouvernance européenne.

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