• En France, il a fallu attendre la loi du 16 octobre 1999 pour que l'expression « guerre d'Algérie » soit officiellement reconnue. De 1954 à 1962, l'euphémisme « opérations de maintien de l'ordre » permettait de ne pas reconnaître le statut de belligérants à ceux que l'État considérait comme des « rebelles », des « terroristes »...
    Dans une perspective centrée sur la France, et en partant de la chronologie des faits, Guy Pervillé retrace l'histoire d'une décolonisation douloureuse. Plus de quarante ans après les accords d'Évian, il interroge nos difficultés à normaliser les rapports francoalgériens.

  • La guerre d'Algérie est souvent considérée d'une manière globale, comme si le pays était homogène et uniforme. L'approche géographique, en replaçant les événements dans leur contexte physique, territorial et humain, permet de dépasser cette vision.
    Ainsi, les plaines ont été le principal terrain d'action de la colonisation française qui a réalisé leur mise en valeur, tout en s'accaparant la majeure partie de leur sol, d'où une inégale répartition de la population dite européenne à travers l'espace algérien. S'y ajoute la disproportion entre les deux populations dans les campagnes et les villes. Les organisateurs de l'insurrection ont su tirer parti des données physiques et humaines de leur pays, adapter les maquis au relief et calquer leur organisation sur la carte ethnique de l'Algérie musulmane.
    Prendre en compte ces données est indispensable pour mieux comprendre le déroulement de la guerre. Tel est le propos de cet Atlas qui présente les étapes de la conquête coloniale au XIXe siècle, les prémisses du conflit dès les années 1940, la guerre elle-même (1954-1962), les déchirements provoqués par l'imminence de la décolonisation (jusqu'aux accords d'Evian) et enfin la question de la mémoire de la guerre d'Algérie et son inscription dans les territoires français et algérien.

  • Comment écrire aujourd'hui l'histoire de la guerre d'Algérie ? La neutralité et l'objectivité sont-elles possibles dans un domaine si sensible, si chargé de répercussions actuelles, et alors que, depuis plus d'un demi-siècle, les mémoires militantes, les mémoires sélectives, la volonté de faire silence autour de certains événements ont empêché, ou voilé, le développement serein des travaux autour de ce moment majeur et controversé de la décolonisation ?
    Spécialiste reconnu de la question, Guy Pervillé fait la synthèse des lectures contradictoires et des polémiques qui ont jalonné l'élaboration de cette historiographie, et durent encore. C'est pour lui l'occasion de définir le rôle de l'historien dans la construction d'une mémoire collective et apaisée.

  • En France, il a fallu attendre la loi du 16 octobre 1999 pour que l'expression « guerre d'Algérie » soit officiellement reconnue. De 1954 à 1962, l'euphémisme « opérations de maintien de l'ordre » permettait de ne pas reconnaître le statut de belligérants à ceux que l'État considérait comme des « rebelles », des « terroristes ».
    Dans une perspective centrée sur la France, et en partant de la chronologie des faits, cet ouvrage retrace l'histoire d'une décolonisation douloureuse. Plus de cinquante ans après les accords d'Évian, il interroge nos difficultés à normaliser les rapports franco-algériens.

  • De tous les événements de la guerre d'Algérie, aucun n'a connu une occultation aussi complète que le massacre subi le 5 juillet 1962 à Oran par une partie de la population européenne de la ville. C'est pourtant celui dont le bilan est, de très loin, le plus lourd : en quelques heures, près de 700 personnes ont été tuées ou ont disparu sans laisser de traces. Qui a organisé ce massacre ? S'agitil d'un règlement de compte entre diverses tendances du nationalisme algérien ? Pourquoi l'armée française estelle restée des heures durant sans intervenir ? Reprenant les témoignages, les récits des journalistes et les travaux des historiens sur la question, Guy Pervillé propose ici une magistrale leçon d'histoire pour comprendre cet événement tragique, ainsi que le silence mémoriel qui l'entoure.

  • Entre 1954 et 1962, la politique algérienne de la France évolua très rapidement, du principe de l´intégration croissante de l´Algérie dans la métropole à la recherche d´une négociation sur l´autodétermination de ses habitants et la définition de nouveaux rapports entre deux États indépendants.  Les négociations entreprises en 1961 entre le gouvernement français et le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) représentant le front de Libération Nationale (FLN) aboutirent aux accords d´Évian du 18 mars 1962. Mais leur application tourna très vite au démantèlement de ces accords, et dans le demi-siècle qui suivit, toutes les tentatives de relance de relations exemplaires entre l´Algérie et la France ont abouti à des désillusions. Pourquoi ? C´est ce que ce livre se propose de rechercher et d´expliquer.
     Les accords d´Évian, qui mirent fin officiellement au mythe de « l´Algérie française » et aboutirent en de longs mois chaotiques à la séparation de deux États, font bien partie des événements fondateurs de notre temps. Un demi-siècle après leur signature, il appartient à l´histoire de relayer des mémoires trop sélectives.  Guy PERVILLÉ, professeur émérite d´histoire contemporaine, travaille sur la politique algérienne de la France, la guerre d´Algérie et les relations franco-algériennes depuis plus de quarante ans.

  • Débarqués en Algérie en 1830, les Français ont colonisé le pays avec brutalité et méthode.
    Durant un peu plus d'un siècle, ils ont refusé toutes les réformes qui auraient fait des habitants de ce territoire deux fois grand comme la France des citoyens à part entière, avant de rechercher maladroitement, dans le désordre de l'après-guerre, des solutions à une situation qu'ils avaient laissé pourrir. Cinquante ans après les accords d'Evian, ce livre extrêmement documenté est le récit sans concessions et sans parti pris d'un irrémédiable divorce.
    Pendant cent trente ans, la politique française en Algérie a été une succession d'aveuglement devant la réalité, de réformes inabouties et de recours privilégié à la force. L'ouvrage retrace d'abord les circonstances dans lesquelles s'est exercée la colonisation française : une période marquée par les guerres européennes, qui ont conduit les gouvernements à considérer cette colonie comme un réservoir en hommes et en matières premières, et cela jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, qui fait d'Alger le centre de la France Libre et un enjeu stratégique dans les relations entre les Alliés.
    Il analyse ensuite les projets de loi et de réformes qui se sont succédé depuis 1945 et la répression sanglante des émeutes de Sétif. Cette période, qui va jusqu'au déclenchement de la guerre d'Algérie en 1954, est encore méconnue, tant les historiens ont tendance à considérer ce qui s'est produit par la suite comme inéluctable. L'auteur s'attache au contraire à analyser comment les " hommes nouveaux " de la IVe République se sont trouvés confrontés à une situation de fait qui n'était pas encore forcément une situation de conflit, en quels termes ils ont essayé de résoudre la " question algérienne ", comment et pourquoi tous les projets de réformes mis en chantier n'ont pas vu le jour, en somme à quels intérêts, à quelles pesanteurs idéologiques, ils se sont heurtés.
    Un angle d'étude novateur, alors que le cinquantenaire des accords d'Evian va produire une offre éditoriale axée davantage sur les événements de la guerre et de l'indépendance.

  • Dans une perspective centrée sur la France, tout en montrant le point de vue algérien, et en partant de la chronologie des faits, cet ouvrage retrace l'histoire d'une décolonisation douloureuse.
    Il rappelle les origines lointaines et proches du conflit, puis l'extension du conflit, la guerre et enfin la difficile recherche de la paix. Cinquante ans après les accords d'Évian, il établit un bilan de la guerre et de nos difficultés à normaliser les rapports franco-algériens.

  • La guerre d'Algérie (1954-1962) est aujourd'hui encore, et plus que jamais, un enjeu d'affrontements passionnés entre les partisans de mémoires opposées.
    Ce livre plaide pour la faire passer de la mémoire à l'histoire, en démontrant qu'une histoire de la guerre d'Algérie est à la fois possible et nécessaire. Penser historiquement la guerre d'Algérie, c'est l'éclairer par ses origines, expliquer les logiques de son déroulement et de son dénouement, dresser un bilan de ses résultats et de ses conséquences. C'est aussi contribuer à créer les conditions d'une véritable réconciliation entre les deux peuples et à l'intérieur de chacun d'eux, qui permettrait d'en finir avec cette guerre sans fin.
    L'auteur conclut en définissant le rôle d'arbitres et de médiateurs qu'il propose aux historiens, et particulièrement aux jeunes historiens.

  • en france, il a fallu attendre la loi du 16 octobre 1999 pour que l'expression " guerre d'algérie " soit officiellement reconnue.
    de 1954 à 1962, l'euphémisme " opérations de maintien de l'ordre " permettait de ne pas reconnaître le statut de belligérants à ceux que l'etat considérait comme des " rebelles ", des " terroristes "... dans une perspective centrée sur la france, et en partant de la chronologie des faits, cet ouvrage retrace l'histoire d'une décolonisation douloureuse. plus de quarante ans après les accords d'evian, il interroge nos difficultés à normaliser les rapports franco-algériens.

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