• Un ouvrage merveilleusement illustré avec de somptueux détails.
    Un texte d'une incroyable actualité sur le statut des victimes d'agressions sexuelles et la déculpabilisation de leurs ravisseurs.
    Un véritable manifeste féministe d'histoire de l'art.
    En annexes, une somme complète et fort documentée des sources littéraires.

  • " peinture de bataille ", l'énoncé mêle du genre souffre d'un paradoxe : comment, en effet, concilier la fixité silencieuse d'un tableau et les tourments d'un combat, son fracas, ses convulsions, son glissement dans l'espace ? tous les peintre, de la renaissance à la grande guerre, qui ont affronté cette difficulté sont parvenus par différents artifices à restituer le feu de la mêlée, à décrire le chaos qu'est la bataille aussi bien qu'à documenter l'histoire.
    Cet ouvrage éclaire le cheminement des maîtres du genre, uccello, rubens, delacroix, de neuville, à la lumière de l'histoire de l'art comme à celle d'une profonde connaissance du fait guerrier. seule une telle mise en perspective pouvait dégager les grandes étapes dans l'invention de cet art complexe que fut celui de peindre la guerre.

  • La progressive prise en considération de la facture de la peinture dans la culture artistique du XVIIIe siècle est l'histoire d'un enrichissement du regard. La peinture était décrite jusqu'alors comme une fenêtre ou comme un miroir. Elle devint aussi une matière. Au commentaire d'une image s'ajouta le commentaire d'une surface. Nous sommes aujourd'hui entièrement redevables de ce retournement paradigmatique qui eut lieu vers 1760.

    Avec le soutien du centre Georges-Chevrier.

  • En dépit de l'hostilité des défenseurs de la morale contre « le piège de la volupté charnelle » (saint Augustin), les artistes n'ont eu de cesse depuis la Renaissance de retranscrire dans la matière la sensualité du corps humain. Le modèle de l'Antiquité gréco-romaine imposait un monde de récits et d'images mettant en scène le désir et parfois le suscitant chez le spectateur. Le resurgissement à l'âge moderne de cet héritage créa alors une certaine tension entre la nudité admise de l'art classique et les pulsions de désir que ce dévoilement pouvait susciter. De l'image populaire au grand art, la création européenne a développé un goût pour l'érotisation du corps tout en entretenant un rapport complexe avec la nudité, comme l'a démontré par exemple Leo Steinberg dans l'image du Christ (1983).
    L'aptitude à modeler un corps que ce soit en peinture ou dans la terre, avec la sanguine ou le burin, repose indubitablement sur la sensibilité de l'artiste. Et c'est cette sensibilité que ressent le spectateur lorsqu'il regarde attentivement les formes et les ombres. Le modelé renvoie au sens du toucher. La vision se fait tactile et la lumière devient une caresse.
    Enfin, si l'oeuvre d'art suscite un émoi, le seul fait même de convoiter ou de posséder l'oeuvre semble s'appuyer sur les mêmes ressorts que la pulsion de désir. Le collectionnisme entretient un rapport amoureux avec l'objet d'art. Au XVIIe siècle, collectionner la peinture apparaissait comme un vice pour les prudes du temps.
    La question du désir est ainsi à la fois très centrale dans la création artistique et régulièrement refoulée. Terre d'origine des vestiges antiques, siège de l'Église catholique, patrie de Michel-Ange et de Caravage, de Titien et de Bernin, l'Italie se place à la croisée de tous les enjeux de cette riche problématique.

  • Plus encore que les exploits héroïques et les conquêtes guerrières, l'amour est le thème dominant de la mythologie grecque. Toutes les nuances, de la tendresse à la passion destructrice, de la fidélité à l'amour volage, du désir de conquête au don de soi, y sont évoquées.
    Le répertoire mythologique, avec ses nombreuses créatures féminines et ses innombrables aventures amoureuses, permet l'expression artistique d'un érotisme que l'iconographie chrétienne n'offrait pas et que la morale chrétienne réprouvait par principe.
    Autant d'histoires, que Rubens, Titien, Poussin Girodet, Tintoret, Le Bernin ou Botticelli vont interpréter en réalisant des chefs-d'oeuvre.
    Cet ouvrage, Le Désir et les Dieux, invite le lecteur à redécouvrir la mythologie, à travers trente récits d'amours mythiques, commentés et analysés à travers 120 chefs-d'oeuvre de la peinture ; accompagné par le regard d'Yves Bonnefoy, qui retrace, dans un essai inédit, l'évolution du rapport des êtres humains aux dieux de la Grèce entre l'antiquité et l'âge du Baroque.

  • Le sac de Rome, 1527 Nouv.

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