• Comment Jésus parle-t-il de Dieu ? Quelle est l'image de Dieu qui se dégage de sa prédication ? Dans quelle mesure cette image est-elle fidèle à celle que nous livrent l'Ancien Testament et le judaïsme ancien ?
    Pour tenter de répondre, au moins indirectement, à ces questions, il faut examiner de près les vestiges de la prédication de Jésus, les dits et les paraboles.
    L'auteur mène cet examen en utilisant les méthodes de la critique littéraire et historique. Dans la première partie, il présente le dossier et montre comment la perception de Dieu comme fidèle et sûr commande en profondeur la prédication de Jésus.
    La deuxième partie, consacrée au thème de la paternité divine, est sans doute la plus importante de l'ouvrage. Jésus n'a pas innové en désignant Dieu comme le Père, mais il privilégie délibérément le nom du Père et, pour lui, la paternité se manifeste moins dans l'autorité que dans la radicale bonté.
    La manière simple et directe de parler de Dieu qui caractérise Jésus culmine dans l'emploi de Abba, terme qui traduit l'étonnante proximité du Dieu de Jésus.
    L'étude détaillée du précepte de l'amour des ennemis et de la parabole des ouvriers de la vigne, objet de la troisième partie, fait ressortir que Jésus a mis délibérément en relief le paradoxe de l'amour privilégié de Dieu pour ceux qui ont le plus besoin de lui et qui, selon les normes reçues, en sont le plus loin.
    Jésus se fait ainsi le prophète d'un Dieu différent, qui déjoue les attentes et déconcerte.

  • « Attestée littérairement par Polycarpe dès le milieu du IIe siècle et attribuée explicitement à Pierre par Irénée un peu plus tard (« Adv. Haer. » IV,9,2), la première lettre de Pierre a connu rapidement une place assurée dans le canon du NT. Dans l'exégèse moderne, elle fut longtemps considérée comme une oeuvre littéraire un peu terne, lestée d'une vaste tradition et souffrant de la comparaison avec les lettres du brillant et fougueux Paul de Tarse. Pierre apparaissait un peu comme son épigone et il n'était pas de première nécessité de s'intéresser particulièrement à ses écrits. De ce fait, 1 P fut pendant longtemps l'enfant pauvre des études néotestamentaires. Un simple coup d'oeil sur la bibliographie montre que la situation a radicalement changé dans l'exégèse contemporaine. L'une des raisons du renouveau d'intérêt tient probablement aux affinités existant entre la situation des chrétiens dans l'Asie Mineure du Ier siècle et celle que vit aujourd'hui la "fraternité" à travers le monde (I P 5,9). » [Jacques Schlosser - début de l'Introdution]

  • Rejetant les approches sensationnalistes et choisissant de ne pas recourir à l'éclairage apporté par la foi chrétienne, Jacques Schlosser brosse le portrait du jésus de l'Histoire, tel que l'appréhende aujourd'hui la recherche scientifique.
    Par une analyse critique des textes et une prise en compte éclairée et minutieuse du contexte de l'époque, l'auteur dissocie Jésus, personnage historique, du Christ de la foi. Plutôt qu'une biographie de Jésus, objectif que la recherche contemporaine a rendu largement illusoire, cet ouvrage présente une analyse rigoureuse des aspects fondamentaux du message et de l'action de Jésus. Qu'elles soient largement définitives ou qu'elles apparaissent plus spéculatives, les conclusions de l'auteur éclaireront le grand public et contribueront activement au débat autour de Jésus.

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