• - En 1939, Jan Karski est fait prisonnier lors de la débâche polonaise. Il s'évade et entre en résistance. Messager au service du gouvernement polonais en exil, il parcourt l'Europe occupée pour rendre compte de ce qui s'y passe, et découvre l'horreur du ghetto de Varsovie, puis du camp de Belzec. Son rapport sous le bras, il tente d'avertir les autorités alliées de l'insoutenable situation des Juifs, sans parvenir à se faire entendre. Jusqu'à ce qu'il soit trop tard.

    - Héros de la résistance polonaise, Jan Karski (1914-2000), de son vrai nom Jan Kozielewski, est l'auteur du célèbre " rapport Karski " sur la réalité de la Solution finale. Il écrit Mon témoignage devant le monde en 1944. Injustement oublié par l'Histoire, ce premier témoin de la réalité de la solution finale est fait " Juste parmi les nations " en 1982.

  • Mon témoignage devant le monde, publié en France en 1948 et introuvable depuis, est l'oeuvre magistrale d'un des grands témoins du siècle, Jan Karski (1914-2000). Ce résistant polonais fut le premier à porter témoignage devant le monde de l'extermination des Juifs dans les territoires polonais occupés par les nazis.
    Mobilisé en septembre 1939, le catholique Karski est fait prisonnier par les Soviétiques, puis remis aux mains des Allemands. En novembre 1939, il réussit à s'évader, arrive à Varsovie et rejoint la Résistance. Dès 1940, il passe en France, pour porter des microfilms au gouvernement polonais en exil à Angers. Il découvre des Français encore insouciants, vivant une inquiétante drôle de guerre, à mille lieues des souffrances qu'endurent les Polonais depuis six mois sous le joug nazi. À son deuxième passage, il se fait arrêter en Slovaquie et torturer par la Gestapo. Il essaie de se suicider mais finit par s'évader de l'hôpital militaire où il est détenu. Puis il se remet au service de la Résistance, structurée en un véritable État secret, avec son gouvernement, son parlement et son armée.
    À l'été 1942, il pénètre clandestinement dans le ghetto de Varsovie puis dans le camp de concentration d'Izbica Lubelska en se faisant passer pour un garde ukrainien. C'est habité de ces effroyables visions que le messager Jan Karski quitte définitivement Varsovie en octobre 1942, traverse l'Europe en guerre, porteur d'un message trop lourd pour un homme seul : le peuple juif est en train de disparaître, exterminé par les nazis.
    À Londres et Washington, Karski plaide auprès d'Eden et de Roosevelt en faveur d'une action destinée à arrêter la Shoah. Mais devant son récit, la plupart de ses interlocuteurs ont une réaction comparable à celle de Felix Frankfurter, juge de la Cour suprême des États-Unis, lui-même juif : « Jeune homme, je ne vous dis pas que vous êtes un menteur, mais je ne vous crois pas. »

  • Mon témoignage devant le monde, publié en France en 1948 et introuvable depuis, est l'oeuvre magistrale d'un des grands témoins du siècle, Jan Karski (1914-2000). Ce résistant polonais fut le premier à porter témoignage devant le monde de l'extermination des Juifs dans les territoires polonais occupés par les nazis.
    Mobilisé en septembre 1939, le catholique Karski est fait prisonnier par les Soviétiques, puis remis aux mains des Allemands. En novembre 1939, il réussit à s'évader, arrive à Varsovie et rejoint la Résistance. Dès 1940, il passe en France, pour porter des microfilms au gouvernement polonais en exil à Angers. Il découvre des Français encore insouciants, vivant une inquiétante drôle de guerre, à mille lieues des souffrances qu'endurent les Polonais depuis six mois sous le joug nazi. À son deuxième passage, il se fait arrêter en Slovaquie et torturer par la Gestapo. Il essaie de se suicider mais finit par s'évader de l'hôpital militaire où il est détenu. Puis il se remet au service de la Résistance, structurée en un véritable État secret, avec son gouvernement, son parlement et son armée.
    À l'été 1942, il pénètre clandestinement dans le ghetto de Varsovie puis dans le camp de concentration d'Izbica Lubelska en se faisant passer pour un garde ukrainien. C'est habité de ces effroyables visions que le messager Jan Karski quitte définitivement Varsovie en octobre 1942, traverse l'Europe en guerre, porteur d'un message trop lourd pour un homme seul : le peuple juif est en train de disparaître, exterminé par les nazis.
    À Londres et Washington, Karski plaide auprès d'Eden et de Roosevelt en faveur d'une action destinée à arrêter la Shoah. Mais devant son récit, la plupart de ses interlocuteurs ont une réaction comparable à celle de Felix Frankfurter, juge de la Cour suprême des États-Unis, lui-même juif : « Jeune homme, je ne vous dis pas que vous êtes un menteur, mais je ne vous crois pas. »

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