• En 1520, Martin Luther brûle la bulle lui signifiant son excommunication. Par ce geste, sa contestation menée jusqu'alors à l'intérieur de l'Église catholique se mue en protestation hors d'elle. Dans les années qui suivent, des mouvements de réforme deviennent la Réforme, la Réforme se transforme en protestantisme, la rupture en organisations et institutions, la protestation en pouvoirs, l'hérésie en nouvelles orthodoxies. Aujourd'hui, l'expansion de cet ensemble confessionnel dans le monde entier et, en particulier, la vitalité du mouvement évangélique contrastent avec les difficultés que le protestantisme rencontre dans un Occident de plus en plus sécularisé.
    En retraçant l'histoire du protestantisme, cet ouvrage interroge son rapport à une modernité qu'il a contribué à faire émerger et qui est à présent en crise.

  • La laïcité n'est pas une « exception française ». Elle n'est pas plus un « pur concept » intemporel. Il existe des laïcités dans le monde qui résultent de processus historiques divers, de fondements philosophiques pluriels et qui correspondent à des réalités sociales, culturelles et politiques elles-mêmes variées. Cela ne signifie nullement que ces laïcités soient équivalentes mais implique, dans chaque situation, qu'un seuil minimal de laïcité a été franchi.
    Dans le contexte d'une troisième mondialisation, qui n'est plus une occidentalisation, cet ouvrage vulgarise des travaux très peu connus pour nous inviter à penser une géopolitique de la laïcité et à en mieux saisir les enjeux.

  • Présentation de l'histoire et de l'évolution du christianisme des origines à aujourd'hui, dans ses dimensions religieuses, culturelles et artistiques.

  • Étonnant paradoxe : alors que les médias en parlent constamment, la laïcité est encore très mal connue ! Sujette à des interprétations divergentes, parfois instrumentalisée ou consciemment falsifiée, elle apparaît par moments comme un principe nébuleux, ce qui place les enseignant.e.s, les élèves et leurs parents dans une situation difficile.
    Cherchant à clarifier le débat, un collectif d'enseignant.e.s s'est réuni autour de Jean Baubérot, historien et sociologue spécialiste de la laïcité, pour répondre aux questions concrètes du personnel éducatif et des usager-ère.s de l'Éducation nationale. Retraçant avec pédagogie l'histoire de la laïcité et redonnant les grands principes de son application, ce petit manuel offre des clés indispensables pour comprendre la philosophie véritable de cet idéal républicain et propose des solutions pratiques pour l'appliquer sereinement.
    Car ce livre est aussi un plaidoyer pour une laïcité (enfin !) apaisée et pour une école publique ouverte, capable d'offrir à tou.te.s, quelles que soient leurs origines et leurs convictions, un enseignement de qualité. La laïcité, rappellent les auteur.e.s, ne devrait pas être un instrument de stigmatisation des élèves et un casse-tête pour les professeur.e.s. Au contraire, elle peut, quand elle est bien comprise, apporter des solutions pour une vie collective harmonieuse et respectueuse des convictions de chacun.e.

  • Classiquement considérée comme un des principaux marqueurs de la gauche, la laïcité aurait-elle viré à droite, voire à l'extrême droite ? La question se pose depuis le « débat sur la laïcité » de l'UMP, les effets de manche de la droite populaire et les références répétées de Marine Le Pen à la séparation de la religion et de l'État. De nombreuses personnalités dénoncent cette dérive sans véritablement réussir à la réfuter. Protester contre la « stigmatisation » des musulmans - souvent le vrai motif de cette nouvelle posture « laïque » - est bien sûr nécessaire. Mais en rester là se révèle totalement insuffisant, car cette nouvelle laïcité de droite se pare de valeurs partagées comme la démocratie, l'égalité des sexes et la liberté d'expression. Il est donc urgent d'analyser, point par point, comment la laïcité peut être ainsi falsifiée et pourquoi on fait dire aussi facilement à la loi de séparation de 1905 le contraire de ce qu'elle a réellement dit.
    C'est ce que fait Jean Baubérot dans cet essai, où il démonte les mécanismes de la nouvelle laïcité et montre que, pour la promouvoir, il faut oser mettre en cause les structures dominantes de la société ellemême. Dans deux chapitres conclusifs passionnants, il propose un « programme républicain pour refonder la laïcité » et une libération des cléricalismes d'aujourd'hui, grâce à la recherche d'un art de vivre : la « laïcité intérieure ».

  • En 1520, Martin Luther brûle la bulle lui signifiant son excommunication. Par ce geste, sa contestation menée jusqu'alors à l'intérieur de l'Église catholique se mue en protestation hors d'elle. Dans les années qui suivent, des mouvements de réforme deviennent la Réforme, la Réforme se transforme en protestantisme, la rupture en organisations et institutions, la protestation en pouvoirs, l'hérésie en nouvelles orthodoxies. Aujourd'hui, l'expansion de cet ensemble confessionnel dans le monde entier et, en particulier, la vitalité du mouvement évangélique contrastent avec les difficultés que le protestantisme rencontre dans un Occident de plus en plus sécularisé.
    En retraçant l'histoire du protestantisme, cet ouvrage interroge son rapport à une modernité qu'il a contribué à faire émerger et qui est à présent en crise.

  • Il n'est pas exagéré de dire qu'en France, la laïcité instituée par la loi de 1905 n'est pas un long fleuve tranquille. On croit le débat apaisé, terminé même, et de nouveau il rebondit, souvent là où on ne l'attendait pas. Comment expliquer tant de conflits, de malentendus, de haines parfois ? Sans quitter le terrain du débat social, Jean Baubérot propose une lecture d'historien et de sociologue pour comprendre l'origine d'une « passion française », puis ses rebondissements au cours d'un siècle, et enfin ses querelles qui ne sont toujours pas vidées. N'en déplaise à ceux qui voudraient en faire une idée éternelle, une statue figée dans le marbre de la loi de 1905, il montre en particulier que l'objet « laïcité » est une réalité vivante, complexe, toujours recommencé, en proie aux contradictions de l'histoire et peut-être même à l'usure du temps. Dès le départ, le « camp laïc » était divisé sur l'interprétation et la portée de la loi, et ce ne sera pas sans conséquences. A-ton ensuite assez tenu compte des droits de l'homme ? La laïcité ne s'est-elle pas elle-même laïcisée en cours de route ? N'est-elle pas atteinte, comme les religions, par l'individualisme de notre époque ? Ce sont au moins des questions qu'on doit poser. Mais essoufflement ne signifie pas fin. Au contraire, une prise en compte des questions nouvelles pourrait renforcer l'universalité de cette « exception française ».
    Le livre de Baubérot contient beaucoup d'informations historiques, sociologiques, culturelles, et à ce titre il est très intéressant. Ce n'est pas un livre d'histoire de la laïcité. Il traite plutôt certaines périodes charnières.
    L'auteur fait partir de ceux qui souhaitent « réformer » la laïcité française, et il débat, par conséquent, tout au long du livre, avec les tenants d'une sorte de forme pure de laïcité, qui serait la seule solution possible pour régler le problème des religions dans l'État.

  • La laïcité n'est pas une " exception française ". Elle n'est pas plus un " pur concept " intemporel. Il existe des laïcités dans le monde qui résultent de processus historiques divers, de fondements philosophiques pluriels et qui correspondent à des réalités sociales, culturelles et politiques elles-mêmes variées. Cela ne signifie nullement que ces laïcités soient équivalentes mais implique, dans chaque situation, qu'un seuil minimal de laïcité ait été franchi.
    Dans le contexte d'une troisième mondialisation, qui n'est plus une occidentalisation, cet ouvrage vulgarise des travaux très peu connus pour nous inviter à penser une géopolitique de la laïcité et en mieux saisir les enjeux.

  • la laïcité n'est pas une " exception française ".
    elle n'est pas plus un " pur concept " intemporel. il existe des laïcités dans le monde qui résultent de processus historiques divers, de fondements philosophiques pluriels et correspondent à des réalités sociales, culturelles et politiques elles-mêmes variées. cela ne signifie nullement que ces laïcités soient équivalentes mais implique, dans chaque situation, qu'un seuil minimal de laïcité ait été franchi.
    dans le contexte d'une troisième mondialisation, qui n'est plus une occidentalisation, cet ouvrage vulgarise des travaux très peu connus pour nous inviter à penser une géopolitique de la laïcité et en mieux saisir les enjeux.

  • En 1520, Martin Luther brûle la bulle lui signifiant son excommunication. Par ce geste, sa contestation menée jusqu´alors à l´intérieur de l´Église catholique se mue en protestation hors d´elle. Dans les années qui suivent, des mouvements de réforme deviennent la Réforme, la Réforme se transforme en protestantisme, la rupture en organisations et institutions, la protestation en pouvoirs, l´hérésie en nouvelles orthodoxies. Aujourd´hui, l´expansion de cet ensemble confessionnel dans le monde entier et, en particulier, la vitalité du mouvement évangélique contrastent avec les difficultés que le protestantisme rencontre dans un Occident de plus en plus sécularisé.
    En retraçant l´histoire du protestantisme, cet ouvrage interroge son rapport à une modernité qu´il a contribué à faire émerger et qui est à présent en crise.

  • S'il y a un intellectuel français non suspect de rage laïcarde, qui peut juger en toute sérénité des récentes déclarations de Sarkozy sur la laïcité (à Saint Jean de Latran et en Arabie Saoudite) c'est bien Jean Baubérot, qui est devenu au fil du temps LE spécialiste de la question. Il s'est en effet toujours distingué par son approche non dogmatique: au-delà des principes républicains et de l'exception française, il est partisan d'une application souple et pragmatique, qui pourrait s'inspirer ici et là de pratiques ayant fait leurs preuves à l'étranger (par exemple au Québec, qu'il a beaucoup étudié ces dernières années, et qui se trouve à la jonction entre les visions française et anglo-saxonne de la laïcité) Or, c'est cet observateur non enragé qui, prié par les Inrockuptibles de noter les discours litigieux de Sarkozy, celui du Latran et celui de Riyad, leur a donné respectivement 3/20 et 5/20. Et qui, sur son blog très visité, a analysé en quoi ces prises de parole représentent une rupture gravissime avec une tradition d'équilibre qui, bon an mal an, faisait fonctionner la République. Il y a danger, Baubérot le dit sans ambages, et même sur un ton persifleur... allié avec bonheur avec l'humour qui fait le charme de cet auteur.

  • Issue de la « guerre des deux France », la laïcité a constitué, paradoxalement,
    une rupture pacificatrice : la France est, constitutionnellement, une
    République laïque et la laïcité fait, en quelque sorte, partie du « patrimoine
    » national. Si la laïcité nous semble familière, son histoire, hormis la figure
    de Jules Ferry et quelques images d'Épinal, est assez peu connue. Confrontée
    aujourd'hui à la mondialisation et à la montée du communautarisme, la notion de
    laïcité est au coeur des grands débats actuels que cette approche historique met
    en perspective. Président d'honneur de l'École pratique des hautes études, Jean
    Baubérot y est titulaire de la chaire « Histoire et sociologie de la laïcité ».
    Il est également l'auteur des « Que sais-je ? » sur l'Histoire du
    protestantisme (n° 427) et sur Les Laïcités dans le monde (n° 3794).

  • La religion joue-t-elle un rôle, et lequel, dans l'avènement de la modernité culturelle ? y a-t-il un modèle anglais et un modèle français de cet avènement, et, dès lors, doit-on parler d'une modernité protestante et d'une modernité catholique ? comment se sont produites les séparations typiques de la modernité, dans le domaine politique, dans l'éducation et l'enseignement, dans le secteur de la médecine, par rapport aux sciences ? j.
    Baubérot et s. mathieu n'éludent aucune de ces questions. ils montrent notamment que si l'angleterre n'a pas connu l'équivalent de la " guerre des deux france ", laïque et catholique, le conflit a été vif " en interne ", entre l'establishment anglican, défenseur du système church and state, et les non-conformistes (baptistes, méthodistes, presbytériens, puritains. ), promoteurs infatigables de sécularisation et de laïcisation, fût-ce à leur insu.
    Ce n'est pas le moindre paradoxe de cette comparaison entre angleterre et france, à la fois rigoureuse et riche d'informations inédites.

  • Issue de la " guerre des deux France ", la laïcité a constitué, paradoxalement, une rupture pacificatrice : la France est, constitutionnellement, une République laïque et la laïcité fait, en quelque sorte, partie du " patrimoine " national.
    Si la laïcité nous semble familière, son histoire, hormis la figure de Jules Ferry et quelques images d'Épinal, est assez peu connue. Confrontée aujourd'hui à la mondialisation et à la montée du communautarisme, la notion de laïcité est au coeur des grands débats actuels que cette approche historique met en perspective.

  • La loi de 1905 n'aura pas lieu. tome 2. la loi de 1905, legendes Nouv.

    A la suite de l'attitude dominante des catholiques pendant l'affaire Dreyfus, les gouvernements de Défense républicaine (avec Waldeck-Rousseau) et du Bloc de gauches (avec Combes) ont adopté des mesures très anticléricales qui ont mené le conflit de deux France (la « fille aînée de l'Eglise » et celle issue de la Révolution) aux bords de la guerre civile. Dans cette conjoncture, on s'acheminait soit vers un « Concordat renforcé », soit vers une séparation autoritaire dans la filiation de la Constitution civile du clergé de 1790.Pourtant 1905 a été l'année d'un surprenant changement de cap et, aux très vifs affrontements parlementaires de 1902-1904 (Bloc contre bloc), a succédé la fabrication d'une « loi de liberté », élaborée, dans le « calme », par des majorités divergentes suivant les articles, et où des députés opposés au principe de Séparation ont, pourtant, contribué à façonner la loi séparant les Eglises et l'Etat. La République doit désormais assurer la « liberté de conscience » et garantir « le libre exercice des cultes » dans le cadre d'un ordre public démocratique (fin de l'anticléricalisme d'Etat), tout en supprimant tout aspect officiel de la religion ainsi que le « budget des cultes » (fin du cléricalisme d'Etat).Cette double règle posée, restait à déterminer comment elle serait appliquée et ce fut tout l'enjeu des discussions portant sur la transmission des biens (400 millions or), la dévolution des édifice religieux propriété publique (églises, cathédrales, ...), les caractéristiques des associations cultuelles et, surtout, l'ampleur de la liberté donnée aux manifestations religieuses dans l'espace public (vêtement religieux, processions ostentatoires, ...). Au conflit séculaire de deux France s'est ajouté un conflit interne aux gauches républicaines au pouvoir, où des personnalités politiques, qui croyaient partager un idéal commun, se sont retrouvées défendre des options divergentes. A cela s'est ajouté une bataille des égos qui a, notamment, mis aux prises Jaurès et Clemenceau. Au final, les solutions les plus libérales ont triomphé et Briand parvint à dominer le débat, en affrontant des « faits dérangeants » (Weber), et en usant de divers stratagèmes à la manière des personnages de Marivaux.L'ouvrage décrit et analyse les différents facteurs structurels (un « alignement des planètes » écrit l'auteur) et les interactions entre acteurs qui ont rendu possible ce virage politique sans équivalent dans notre histoire républicaine. Centré sur le « moment 1905 », il constitue, de loin, l'étude la plus complète jamais écrite sur la construction de la loi de séparation, mesure qui se situe toujours au centre de la laïcité française. Cette étude traque les légendes mémorielles et les faits non pris en compte par l'historiographie. Ce faisant, elle renouvelle l'approche de la Séparation en montrant l'importance du contexte international (guerre russo-japonaise et ses conséquences dans les rapports franco-allemand), la référence constante à des modèles étrangers (Mexique, Etats-Unis, ... avec l'incorporation d'un élément « anglo-saxon » dans la loi), les différentes stratégies des forces politiques et religieuses et les quatre types de séparation qui se sont affrontées. L'auteur décrypte comment une loi logiquement impossible (la séparation que voulaient les militants divergeait totalement de celle acceptable par les électeurs) est, cependant, devenue un fait majeur de l'histoire du XXe siècle. Au final, Jean Baubérot propose 32 thèses qui permettent de percevoir la loi de 1905 sous un jour nouveau, de préciser en quoi elle est « libérale », et il fournit des matériaux essentiels pour réfléchir aux questions permanentes liées à la liberté de conscience, à l'histoire de la gauche française, ainsi qu'aux aspects spécifiques de la laïcité en France.L'ouvrage se termine par un « Bonus », qui donne quelques extraits d'un roman inachevé de l'auteur, montrant la formation très atypique de Briand, élément essentiel de sa réussite et par deux annexes: un glossaire sélectif d'expressions d'époque permet de saisir la culture politique qui a imprégné la confection de la loi; l'exposé synthétique des propositions et des projets qui l'on précédée de 1903 à 1905 (et des extraits de la loi de séparation mexicaine de 1874) permet de cerner les inflexions majeures qui l'ont rendue « libérale »

  • Histoire de la laicite en france Nouv.

    Issue de la « guerre des deux France », la laïcité a constitué, paradoxalement, une rupture pacificatrice : la France est, constitutionnellement, une République laïque et la laïcité fait, en quelque sorte, partie du « patrimoine » national. Si la laïcité nous semble familière, son histoire, hormis la figure de Jules Ferry et quelques images d'Épinal, est assez peu connue. Confrontée aujourd'hui à la mondialisation et à la montée du communautarisme, la notion de laïcité est au coeur des grands débats actuels que cette approche historique met en perspective.

  • Christianisme profane (un)

    Jean Baubérot

    • Kareline
    • 11 Septembre 2009

    Cet ouvrage d'histoire contemporaine analyse la démarche singulière des acteurs protestants du bimestriel L'Avant-Garde qui à la charnière du XIXe et du XXe siècle, voulurent initier un " christianisme profane " adapté aux interrogations de la modernité.
    Il est question ici des liens entre le christianisme et le socialisme, de la question sociale revisitée, des métamorphoses de la croyance. Et il s'agit de répondre à la question : comment concilier l'espérance du Royaume avec un nouvel " agnosticisme intellectuel " ? Interrogations qui, développées dans leur atmosphère historique, restent néanmoins bien actuelles pour nombre de croyants d'aujourd'hui.

  • Il existe, de par le vaste monde, des laïcités qui résultent de processus historiques divers, de fondements philosophiques pluriels et correspondent à des réalités sociales, culturelles et politiques variées. Dans le contexte d'une mondialisation qui n'est plus une occidentalisation, cet ouvrage explique des travaux encore peu connus pour inviter à penser une géopolitique de la laïcité et en mieux saisir les enjeux.

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