• alors qu'aucun livre ne considère les problèmes de l'environnement naturel à la fois dans leur globalité et dans leurs particularités régionales concrètes, la présente 10e édition corrigée de ce manuel d'écogéographie a l'ambition de combler cette lacune.
    si la globalité écologique se manifeste bien dans l'écosystème, il y manque souvent les sociétés humaines qui depuis le néolithique ont adapté la nature à leurs besoins et façonné les paysages. notre terre est fortement infl uencée par près de 8 milliards d'humains : on ne donc peut écrire « naturels » qu'entre guillemets.
    pratiquer une écologie réaliste oblige à la régionalisation des « milieux » naturels. c'est pourquoi le géographe intervient en replaçant les écosystèmes dans leur spécifi cité régionale et dans leur contexte historique autant que physique. le milieu « naturel » est donc partie intégrante d'une géographie complète et globale, d'autant plus à l'heure du changement climatique.

    jean demangeot a acquis cette conception écologique de la géographie physique sur le terrain en enseignant dans les universités de quatre continents. il est professeur honoraire de l'université de paris 10 nanterre et président d'honneur de l'association des géographes français. il a publié dans la même collection tropicalité ainsi que les milieux désertiques en collaboration avec e. bernus.

  • Le terme « Tropicalité » définit, dans cet ouvrage, la spécificité des milieux « naturels » intertropicaux, c'est-à-dire tropicaux et équatoriaux.Tous les grands domaines du monde ont leur originalité. Les intertropiques s'illustrent par différents aspects. Leur climat, bien sûr, mais ce n'est qu'un effet de leur zonalité. Ils se distinguent, en réalité, par une multitude de caractères qui dérivent les uns des autres. Ces milieux sont les seuls au monde à posséder à la fois autant de plaines et de plateaux immenses, de sols colorés et prodigieusement épais, de rivières si abondantes qu'elles sont parfois larges comme des bras de mer, de montagnes de six milles mètres, où l'on passe de la forêt chaude et humide aux sommets brassés par le gel en une seule ascension. De plus, une vie fabuleusement riche s'y révèle. La luxuriance végétale, en dépit de la médiocrité agrologique des sols, s'explique par la conjonction de la chaleur et de l'humidité, mais qu'en est-il de la biodiversité oe Elle est surprenante. On compte 660 espèces d'oiseaux au Costa Rica et les naturalistes évaluent aujourd'hui à plus d'un million le nombre d'espèces à découvrir en Amazonie.Pour comprendre la diversité mais aussi la complexité des intertropiques, l'ouvrage procède à une étude approfondie de l'ensemble des données géographiques, complétée par un nombre très important de photos et de figures originales. Jean Demangeot est professeur honoraire à l'université de Paris X. Il a enseigné dans plusieurs universités tropicales, dont l'université de Rio de Janeiro. Il est président d'honneur de l'Association des Géographes français et membre de l'Académie des sciences d'Outre-Mer. Il a publié, aux éditions Armand Colin, Les Milieux «  naturels » du globe.
    Les mécanismes climatiques. Typologie des climats intertropicaux. Hydrologie tropicale. L'empreinte des paléoclimats. Richesse du monde vivant. Sols et latérites. Les milieux forestiers. Steppes et savanes. Les montagnes tropicales. Les milieux aquatiques. Îles et rivages. Les risques naturels.

  • On trouve dans les bibliothèques d'excellents ouvrages de botanique,
    d'histoire, d'écologie ou de géographie, mais aucun - à notre connaissance -
    qui considère les problèmes de l'environnement naturel à la fois dans leur
    globalité et dans leurs particularités régionales concrètes. L'ambition de
    la 10e édition de ce manuel d'écogéographie est de combler partiellement
    cette lacune. La globalité écologique se manifeste, certes, dans
    l'écosystème qui combine les biocénoses (la vie) avec le biotope, support et
    aliment de cette vie, en un système complexe. Mais il y manque en général un
    important facteur : les sociétés humaines qui, au moins depuis le
    Néolithique, ont adapté la nature à leurs besoins et façonné les paysages.
    Croit-on vraiment que notre Terre ne soit pas influencée par les 6 milliards
    d'hommes qui l'habitent ? Il faut écrire le mot " naturel " entre
    guillemets... La régionalisation des milieux " naturels " est une nécessité
    si l'on veut pratiquer une écologie réaliste : la déforestation n'a pas les
    mêmes conséquences en Amazonie et en Sibérie, les littoraux n'évoluent pas
    de la même façon en Angleterre et en Polynésie. D'où l'intervention du
    géographe qui replace les écosystèmes dans leur spécificité régionale, dans
    leur contexte historique autant que physique. Le milieu "" naturel " est
    donc partie intégrante d'une géographie complète et globale. Enfin, il est
    impossible, de nos jours, lorsque l'on traite de l'action des hommes sur la
    nature, d'esquiver la grave question de l'éventuel changement de climat
    planétaire, le fameux global change : encore faut-il l'aborder avec toute
    l'objectivité nécessaire.

  • Après ses débuts dans la sphère underground de Toronto, à la fin des années 1960, David Cronenberg s´est imposé comme un auteur majeur capable de passer, avec une aisance rare, du mainstream à l´expérimental, sans perdre, pour autant, sa singularité de cinéaste. Son oeuvre met en scène des corps mutants façonnés par la science et la technologie, comme dans La Mouche ou Crash, ou simplement victimes de l´environnement dans lequel ils évoluent. À travers eux, le cinéaste explore les zones insoupçonnées de l´inconscient et interroge la nature, à la fois transgressive et libératrice, du fantasme. La Transgression selon David Cronenberg analyse l´oeuvre d´un observateur de la nature humaine qui, par le biais du corps, redéfinit notre propre rapport au monde, à l´esthétique et à la morale.

  • Promenade et guerre

    Cédric Demangeot

    Et ce geste en pure perte de rage et cruelle compassion dont je risque avec toi l'échec ce geste d'agiter un lambeau d'être en remuant l'argile illumine les matières impensées que la danse a déposées dans les os.

  • Un enfer

    Cédric Demangeot

    Un recueil de poèmes présentant une vision sombre du monde. L'auteur évoque, à travers des portraits et des complaintes, ses blessures et ses réflexions sur la société

  • Dépassé par mon propre événement, je ne bâtis pas de digue, ni ne célèbre mon point mort. La corde aux phénomène tient - la parole usée jusqu'à l'os -, tient encore ensemble la mer et le corps, et tout mon vide ainsi noué s'apprête à signifier : je ne l'en empêche pas. A la fin je suis le geste de refuser le refus, rien d'autre que ce geste qui n'a pas de fin, mais dont le coup ne manque jamais d'intéresser ou d'inquiéter le bestiau. Je me vise comme gibier jusqu'aux migraines - jusqu'à la crampe qui n'attend pas.
    Cédric Demangeot a la révolte chevillée au corps, sa rage est ce qui fait vibrer la corde du poème. Elle ne naît pourtant pas d'une impuissance dans la lutte, mais bien d'une rébellion contre quelque chose qui serait la réunion de forces destructrices liguées contre la vie. L'enjeu est alors la survie, de faire survivre le vivant en nous contre les vents et les marées qui l'accablent. Mais c'est moins d'un salut qu'il est question que d'un sursaut, un sursaut du vivant dans l'espace du poème, d'où le caractère heurté de son écriture. Quinze ans ont été nécessaires à l'écriture de ces poèmes, sans cesse remaniés, se révoltant contre eux-mêmes. Quinze ans pour aboutir à ce volume qui constitue à ce jour l'oeuvre majeure de ce jeune poète.

  • Le méchant petit Poucet de Vincent Vanoli est une adaptation du célèbre conte par le poète français Cédric Demangeot.
    Du temps où le père de Poucet était « encore un homme », l'un des plus solides bûcherons de la contrée, sa petite famille ne manquait de rien. Mais un soir tout bascula. Le père revint de la ville sa charrette pleine et les mains vides.
    Personne n'avait voulu de son bois. Alors la famille de Poucet cessa de manger. Pour toute nourriture restèrent les larmes, puis vinrent les cris et les coups, car le père de Poucet se mit à boire.
    Poucet eut alors l'idée de perdre ses parents dans la forêt...
    Douze ans après La chasse-galerie, La Pastèque accueille avec une immense joie un nouveau livre de Vincent Vanoli, un artiste discret mais dont le travail depuis 1989 laisse une empreinte profonde sur le 9art.

  • Une inquiétude

    Cédric Demangeot

    Une inquiétude peut être considéré comme un premier bilan (sans complaisance) après quinze années d'écriture acharnée et d'un parcours profondément solitaire, malgré quelques solides complicités. Le livre s'ouvre sur le long ensemble de notations et d'aphorismes qui lui donne son titre :
    Journal de la lutte opiniâtre que l'auteur aura livrée contre le monde, dans une forme d'impatience et d'insurrection figées.
    Cette ouverture (qui est aussi un art poétique) éclaire bien sûr d'une lumière plus crue les divers morceaux qui s'ensuivent : poèmes et proses brèves, comme arrachés au réel, parmi lesquels on remarquera, de caprices en grimaces, une inquiétante Desdémone - et l'amitié des morts. Une meute de visages vient souligner in extremis que l'ouvrage peut aussi s'entrevoir comme un autoportrait brisé, dont l'exécution aura pris dix années...

  • Malusine

    Cédric Demangeot

    • Greges
    • 18 Décembre 2008

    Malusine, regroupe des poèmes écrits de 2002 à 2004 et pour la plupart inédits - seuls quelques extraits ont paru dans les revues Grèges et Moriturus. Il se compose de cinq parties, infanterie, malusine, dans les filons brutaux, quelque chose approchant toundra, retour à rature, qui développent une forme d'ontologie négative, creusent le sentiment de l'impossibilité d'être, tout en réaffirmant le poids matériel du corps, de ses pulsions, de ses humeurs.

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