• Après une excursion dans le domaine équestre, puis celui de la santé, ce nouvel ouvrage de Jean-Claude Raimbault s'attarde sur ce que l'on appelle le " genre " des mots dans la langue française, et plus particulièrement au " féminin ". L'auteur relève les quelques règles qui régissent les genres et le passage d'un genre à l'autre, à pointer les incohérences, les exceptions, à suivre l'évolution des mots et des règles. Il réfléchit sur les particularités rencontrées, et propose des interprétations. Tout cela sans perdre de vue le plaisir du lecteur qui, s'il désire approfondir le sujet, se tournera vers les travaux des linguistes, grammairiens et sociologues : Le propos de l'auteur est ici de divertir. Mais on peut sourire " sérieusement ", en paraphrasant Voltaire : souriez, il en restera toujours quelque chose.
    Il ne faut donc pas y voir le pamphlet d'un " mâle ", agacé de la montée croissante du féminisme dans la langue. Inversement, ce n'est pas non plus une contribution de plus à la cause du féminisme, remarquablement défendue par ses tenant(e)s. C'est plutôt le regard amusé de quelqu'un (qui pourrait aussi bien être " quelqu'une "), d'un amoureux de la langue, qui la contemple par le petit bout de la lorgnette et se réjouit de pointer ce qu'on n'a pas l'habitude de remarquer. La lorgnette, ici, c'est le dictionnaire.
    Et l'auteur serait comblé si le lecteur, satisfait de cet ouvrage (masculin), déclarait que c'est de la " belle ouvrage " et commençait à considérer les mots avec un autre regard.

  • L'auteur s'est penché sur un large éventail de dictionnaires des deux siècles passés, et il en a extrait près de deux mille mots étonnants.
    Cette quête nous intéresse tous : le docteur knock nous a appris que, bien portants, nous sommes tous des patients potentiels qui voudront guérir (on disait saner, au début du xixe siècle). tous les domaines de la santé sont examinés à la loupe : on apprend ainsi que le pharmacien n'a plus ni diplôme ni scrupule. on découvre aussi l'existence de l'érectomètre qui, bien que concernant le domaine qu'on imagine, n'était pas un appareil destiné à mesurer les performances, et on reste songeur en découvrant une autre acception de poil qui a complètement disparu.
    On avancera que, cent ans après, il est aisé de relever les énormités émises par des scientifiques de bonne foi (le choléra n'est pas contagieux). plus sérieusement, il est intéressant de découvrir le regard que les siècles passés portaient sur la santé, l'hygiène, et de retrouver des acceptions oubliées de mots que nous utilisons tous les jours.

  • Lucas et Sophie sont un couple sans histoire. Mais Lucas vit davantage « dans sa tête », et s'évade dans l'écriture. Lorsque Sophie découvre cette facette de Lucas, elle comprend qu'il n'est pas l'homme qu'elle imaginait. Tous les deux prennent alors conscience de la distance grandissante qui les sépare et nourrissent, pour des raisons bien différentes, des désirs d'indépendance ; elle parce qu'elle se sent trahie, et lui par jeu. Chacun décide donc de se débarrasser définitivement de l'autre. Mais rien ne se passe comme prévu...
    L'auteur nous raconte ce cheminement avec beaucoup d'humour (noir), et nous emmène parfois très loin !

  • Maurice est un sceptique. Quand, le docteur Genève lui propose de le seconder dans son programme de thérapie par les mots, celui-ci accepte, car c est la seule façon de lutter contre l'ennui qui règne à "la maison". Il se prend au jeu. Ce qu il découvre dans "la maison" le convainc qu'il a un rôle à y jouer. Bien sûr la mortalité est un peu élevée, mais les résidents qui survivent y font preuve d'une surprenante agilité intellectuelle. L'auteur, passionné de linguistique, nous invite ici à une expérience réjouissante au pays des mots, qu'il connaît bien. Un voyage... superlificocantieux, où l'on rencontre plus de patte-pelus que de pimpesouées.

  • Petit Dictionnaire des termes équestres Collection Littérature française Jean-Claude Raimbault L'homme et le cheval ont toujours noué des rapports étroits - les peintures rupestres en sont un témoignage évident. Aujourd'hui encore, les dictionnaires français répertorient environ un millier de mots ayant trait au cheval, ou au monde équestre - ce qui représente deux pour cent de notre vocabulaire.
    Avant que ne s'estompe cette abondance au profit de termes plus techniques, ou de mots anglais, tentons sinon de la fixer, du moins d'en rappeler la richesse, et la précision.
    C'est ce qu'a fait ici Jean-Claude Raimbault, " piéton du dictionnaire ", comme il se définit lui-même, en cherchant - et en trouvant - l'empreinte que le cheval et les autres équidés ont laissée au cours des deux siècles passés.
    Ce Petit Dictionnaire des termes équestres ne laisse pas, bien sûr, de nous étonner presque à chaque page, mais il nous instruit parfois, et nous fait bien souvent sourire.
    Formé à la rigueur de l'ingénieur, Jean-Claude Raimbault - qui a publié chez Arléa D'un dico l'autre en 2006 - sait débusquer l'humour dans les définitions, et nous offre des rapprochements inattendus.

  • Si vous regrettez la disparition de bedondaine et l'apparition de délocalisation, si vous saluez le départ de météoromancie et l'arrivée de nuisette, alors ces pages vous mèneront de surprise en surprise.
    A partir des différents éditions du Petit Larousse illustré de 1906 à 2002, Jean-Claude Raimbault s'est amusé à observer tous des mots qui naissent, qui meurent, ces familles qui prolifèrent ou dont il ne subsiste qu'un rameau. Un foisonnement qui est celui de la vie. Agrémenté de nombreuses définitions parfois amusantes, voire étonnantes, de commentaires humoristiques ou d'explications plus sérieuses, de tableaux statistiques, ce dictionnaire de tous les mots disparus et apparus au cours du XXe siècle nous livre la photographie d'une époque.
    Un siècle aussi mouvementé dans son histoire que dans la vie de ses mots...Un siècle qui fait la part belle aux sciences mais aussi à la cuisine et au sport...Un siècle qui peut nous sembler parfois raciste, vulgaire, mais où la tentation du politiquement correct n'est jamais loin. Cet ouvrage a aussi et surtout pour but de vous amuser. Alors d'abaliénation à zythogale, sans oublier le tabourin sans lequel la vie serait bien triste, entre effeuilleuse et nychtémère, jusqu'aux pages roses, l'auteur vous souhaite un bon voyage.

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