Arts et spectacles

  • Le diable dans les cathédrâles Nouv.

    Le diable dans les cathédrales ! Sa présence peut surprendre. Le temple du Christ donnerait-il asile à Satan et à toutes ses cohortes de démons ? C'est, du moins, ce que le visiteur de nos grandes cathédrales peut constater, à l'observation de la statuaire qui orne leurs façades et leurs porches d'entrée, ainsi qu'à la contemplation de leurs vitraux. C'est aussi ce que nous content certaines légendes enfouies dans l'imaginaire populaire, montrant le diable intervenant sur les chantiers des cathédrales.
    Les imagiers - les sculpteurs en figures au Moyen Âge - y ont façonné tout un bestiaire fantastique composé de dragons ailés, de serpents, de gargouilles, de chimères. Était-ce alors leur vision du démon qu'ils immortalisaient dans la pierre, ou ces animaux étranges représentaient-ils tout autre chose, un langage symbolique des bâtisseurs ayant une portée ésotérique ?
    Au fond, qu'est-ce que le diable et que représente-t-il ? On sait qu'il était déjà là, au Commencement des temps, créé par l'Éternel, et présent dans le jardin d'Éden et dans l'Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. Satan, apparaissant alors sous les traits du serpent, serait-il le vecteur de la Connaissance ? La faute d'Adam serait-elle alors d'avoir voulu " connaître " ?

  • L'âge d'or des cathédrales se situe aux XII e et XIII e siècles. C'est avec l'abbé Suger, le conseiller des rois capétiens Louis VI et Louis VII, que « l'art gothique », va permettre à la cathédrale de s'ouvrir sur le monde extérieur en y déversant la lumière au sein de la nef et du choeur, tandis que dans la poussière des chantiers sacrés, les maîtres d'oeuvre élèveront les voûtes d'ogive toujours de plus en plus haut.
    Cependant, des travaux scientifiques récents montrent que la plupart des nos « vieilles dames de pierre » ne seraient plus debout aujourd'hui, si les bâtisseurs n'avaient fait appel aux ar- tisans du fer qui, très ingénieusement, insérèrent le métal dans la pierre pour augmenter sa résistance aux pressions s'exer- çant de toutes parts et qui menaçaient la stabilité de l'édifice.
    Fascinés par cette « épopée des cathédrales », les hommes firent appel au merveilleux et au surnaturel pour expliquer ce qu'ils voyaient d'étrange dans ces oeuvres grandioses. Ne disait-on pas qu'anges et démons avaient leur part dans la construction ? Pourquoi les cathédrales sont-elles toutes des « Tours inachevées » ?
    Les cathédrales seraient-elles des « Demeures philoso- phales » ? C'est du moins ce que l'on serait en droit de penser à la vue de ces étranges médaillons et figures hiéroglyphiques, qui semblent vouloir expliquer au promeneur qui les contemple, les étapes du « Grand oeuvre » des alchimistes ?

  • Cet ouvrage présente près de soixante bibliothèques, parmi les plus belles et les plus riches du monde. Leurs créateurs étaient des moines, des évêques, des papes, des rois, des mécènes ou des hommes politiques. Tous étaient persuadés que la sauvegarde de la culture et du savoir, et leur transmission au plus grand nombre, étaient nécessaires à l'éducation et à l'élévation des peuples. Les bibliothèques les plus renommées de chaque continent sont décrites, et de splendides photographies agrémentent cette exploration. Même si l'Europe a la part belle, tous les grands berceaux de civilisations de par le monde ont érigé de véritables sanctuaires pour abriter leurs manuscrits les plus sacrés. Ce voyage au coeur des plus grands ' Temples du Savoir ' nous mènera de Paris à Tokyo, de Mexico à Pékin, de Coimbra à Tombouctou' Sans oublier les plus grandes bibliothèques disparues : Alexandrie, Cordoue, Pergame ou Celsus. Enfin sont présentés quelques manuscrits et incunables, rares et précieux. Le lecteur découvrira les premiers livres imprimés : la Bible de Gutenberg, le Psautier de Mayence, les Chroniques de Nuremberg, mais aussi les mappemondes anciennes ou encore les textes fondamentaux des religions orientales. Un magnifique ouvrage, unique en langue française, qui comblera tous les passionnés du livre. Jean-François Blondel est historien, véritable amoureux des bibliothèques, et auteur de nombreux ouvrages sur le compagnonnage, le symbolisme architectural, le Moyen Âge des cathédrales ou la Renaissance.

  • À partir de la fin du XIXe siècle, dans les diocèses d'Angers et de Luçon, les maîtres-verriers commémorent, jusqu'en 1937, les événements survenus 100 ans plus tôt à l'occasion de la guerre de Vendée. En effet au moment où les églises de France commandent des vitraux dont les sujets sont puisés dans l'histoire générale de l'église et se cantonnent dans une exaltation quasi archéologique des grands thèmes et des grands personnages, ces verrières attestent de l'originalité de la création religieuse régionale qui trouve une inspiration dans sa propre histoire, reconnue comme la source d'un authentique enseignement religieux. Elles écrivent « l'histoire vivante » de la région, exaltée par la technique du vitrail revivifiée depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Cette création renseigne alors sur la transmission de l'histoire régionale et sur sa place dans les consciences. Aujourd'hui, deux cents ans après les guerres qui ont endeuillé la Vendée, de nouvelles créations de vitraux rappellent ces faits : ils sont ainsi les moyens d'une pédagogie populaire, les témoins d'une conception de l'histoire, les images d'une sensibilité régionale.

  • Une fois la terreur de l'an 1000 apaisée, on voit éclore l'art roman, qui apparaît comme le signe d'une renaissance spirituelle et artistique en Occident et inspire de nombreuses cathédrales, comme Cahors ou Le Puy-en-Velay.
    Les XIIe et XIIIe siècles constituent ce que l'on nomme le "temps des cathédrales", avec l'apparition de l'art ogival, improprement appelé art "gothique". Ce style ne cesse de se perfectionner avec l'apparition de la croisée d'ogives et de l'arc-boutant, qui permet aux constructeurs de lever des voûtes de plus en plus vertigineuses. Souvent détruites par des incendies, des catastrophes naturelles, des guerres, les cathédrales seront à chaque fois reconstruites, et, tel le phénix, elles renaissent de leurs cendres toujours plus grandes, toujours plus majestueuses.
    Spectaculaires témoignages de la ferveur et du génie des hommes, chefs-d'oeuvre artistiques et prouesses techniques, les cathédrales défient aujourd'hui le temps et les générations, solidement ancrées dans nos villes, d'où émergent leurs flèches lancées vers le ciel comme pour le pointer. Prodigieuses Cathédrales de France présente près de cinquante édifices parmi les plus prestigieux, commentés par la plume érudite de Jean-François Blondel, et illustrés par le photographe Sylvain Sonnet.

  • Cours d'architecture enseigné dans l'Académie royale d'architecture / par M. François Blondel,... http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85661p

  • Nouvelle manière de fortifier les places / par M. Blondel,... http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85664q

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