• François Burland a choisi sept épisodes de la Nativité et les a soumis à son inspiration insoumise. S'emparant des plus beaux chefs-d'oeuvre de la peinture du Trecento italien, il les mixe avec son iconographie habituelle: super-héros de son enfance, fantômes post-guerre froide sur fond de zeppelin et de papillons. Ces collages se retrouvent ensuite entre les mains d'une classe de gymnasiens lausannois, sont agrandis et transformés par le truchement de la gravure sur bois: les couleurs pastel et les ors des collages sont remplacés par les veines, les noirs expressionnistes, le geste individuel par le collectif.

    Les sept gravures monumentales sont exposées dans le choeur de l'église Saint-François, formant un polyptyque audacieux et puissant. Pendant deux mois, un dialogue intense s'établit entre l'oeuvre, les textes bibliques et l'«habitant» des lieux, le pasteur Jean-François Ramelet. Celui-ci a macéré dans le jus des gravures de Burland, s'est laissé faire par elles. Il nous livre ici les surprises, les étonnements, les questionnements, les déplacements et les dévoilements que l'interprétation de l'artiste a provoqués en lui.

empty