• « (...) que l'on prenne l'intitulé dans un sens (« couleur de la morale ») ou dans l'autre (« morale de la couleur »), il préexiste toujours d'abord une morale, (...), qui dicte in fine nos comportements et avec laquelle il faudra s'arranger (...), ou contre laquelle on souhaitera s'élever.
    Ainsi conditionnés (...), en pensant « couleur » nous songeons à quelque chose qui est à part, sans relation directe avec le concret et nécessaire (...) Si bien que (...) nous reproduisons involontairement le schéma de la dévalorisation du fait chromatique et de son appréhension utilitariste.
    (...) il en va en effet tout autant de la détermination de notre point de vue de chercheurs sur un sujet à fois visuel et éthique. Au décloisonnement des disciplines répond donc, à travers le décloisonnement du chromatique et du moral, le désir de respecter (...) la mutabilité de leur interactivité et (...) de souligner le caractère provisoire de notre point de vue sur eux. »

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