• " La grève fait partie de notre vie quotidienne, que l'on en soit acteur ou spectateur. " Grèves de 1936, Mai 68, Gilets jaunes, mobilisation contre la réforme des retraites... La France est régulièrement traversée par de grands mouvements sociaux. Ces grèves ont joué un rôle important dans notre histoire, mais les événements et les luttes se mêlent parfois dans l'imaginaire national. De quand date la première grève ? Laquelle a duré le plus longtemps ? Est-il vrai que protester dans la rue est une " spécialité française " ? Dans cet ouvrage, Jean-Marc Schiappa nous invite à mieux connaître ce mode d'action collective en retraçant son évolution, en expliquant son organisation ainsi que la formation des principaux syndicats français, et en dressant un tour d'horizon de la grève dans le monde, d'hier à aujourd'hui.

  • Qui ne connaît pas la phrase de Siéyès "Qu'est?ce que le Tiers Etat ? Tout", le cri "Mort aux aristocrates ! ", l'échange "C'est une révolte ? - Non sire, ce n'est pas une révolte, c'est une révolution", l'annotation de Louis XVI dans son journal "14 juillet, rien" ou le mot attribué à Marie?Antoinette "S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche" ? Jean?Marc Schiappa réunit ici 89 phrases cultes à propos de la Révolution, convoquant aussi bien les acteurs de l'époque tels que Robespirre, Saint?Just, Danton, Marat, Mirabeau, l'abbé Grégoire, Olympe de Gouges ou Banaparte que ceux dont le jugement sur la Révolution a marqué (Chateaubriand, Clémenceau) ou dont les idées l'ont in?uencé comme Beaumarchais ou Kant.
    /> Chacune des 89 phrases commentées constitue l'élément d'un puzzle dont se dégage la cohérence : une vision explicative de la Révolution comme un mouvement dans lequel, en résonance avec les débats d'idées, le peuple joue un rôle ?nalement central.

  • À Paris, le peuple s'irrite et s'inquiète : les dépenses de guerre et de la Cour ne cessent d'augmenter et précipitent la ruine du royaume. Le règne de Louis XVI est fortement critiqué. La crise qui menaçait sourdement le régime est sur le point d'éclater. Le 14 juillet 1789, la foule s'attroupe, pille les armureries et s'en va prendre d'assaut la Bastille...

    À travers cartes, schémas et textes d'époque, Jean-Marc Schiappa nous fait revivre avec clarté et pédagogie ce tournant majeur de notre histoire : la Révolution française et les débuts houleux de la démocratie.

  • Le mot « révolution » est un mot qui a enthousiasmé des générations, mais aussi un mot qui a fait peur.
    Aujourd'hui, c'est surtout un mot galvaudé, la plus petite réforme ou innovation, dans quelque domaine que ce soit, étant considérée comme « révolutionnaire ».
    Comment redonner du sens à ce mot ? Et que penser aujourd'hui de l'idéal révolutionnaire ?
    De nombreuses révolutions ont ponctué l'histoire du monde depuis des générations, mais la Révolution française de 1789 reste la révolution de référence. C'est d'elle que l'historien Jean-Marc Schiappa repart pour rendre à ce mot toute sa force et son originalité. Il ne s'agit pas pour lui de nous retracer une énième histoire de la Révolution française, mais de redéfinir son esprit, d'en dégager les caractéristiques principales, d'analyser les quiproquos qu'elle a suscités, pour nous aider à faire renaître l'idéal qui l'a animée, et restituer à ce mot « révolution » sa signification première : un espoir de liberté.

  • En mars 1797, un homme curieusement qualifié « instituteur » est condamné à mort et guillotiné à Bourg, département de l'Ain, pour quelques discours contre la propriété et les propriétaires.

    La Révolution a laissé place à l'ordre des bourgeois ; spéculateurs et généraux sont sur le devant de la scène. Et cette exécution, restée dans l'ombre jusqu'à maintenant, est le symbole de la victoire des nouveaux possédants.

    Or, une enquête serrée montre que cet agitateur inconnu mais intrépide, appelé Robin, était aussi surnommé « l'orateur des campagnes », qu'il fut un ami et un co-emprisonné de Gracchus Babeuf, actif avec lui dans la Conjuration des Egaux.

    Il nous a semblé non seulement utile mais également possible de rédiger la biographie - certes, incomplète - d'un inconnu, d'un homme du peuple, d'un révolutionnaire mort pour ses idées.

    L'Histoire n'est pas, ne peut pas être l'histoire des prétendus Grands de ce monde.
    L'Histoire est, d'abord, celle des travailleurs et de ceux qui les ont défendus.

    Jean-Marc Schiappa, historien, est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la laïcité, au mouvement ouvrier et à la Révolution française dont Buonarroti, l'inoxydable (2007), paru aux Editions Libertaires.

  • Philippe Buonarroti, né à Florence le 11 novembre 1761, est mort à Paris le 16 septembre 1837.
    A l'instar de son ami de jeunesse devenu son ennemi absolu, Napoléon Bonaparte, il aurait pu s'exclamer « quel roman que ma vie ! ».
    Révolutionnaire avant 89, il fuit vers la Corse en 1789 où il fréquente Paoli et Bonaparte. Arrêté après la chute de Robespierre, son ami, il est inculpé par la police du Directoire comme chef de la conjuration babouviste ; échappant à la guillotine, il est condamné à la déportation ; il vit ensuite en exil à Genève, d'où il est expulsé, par les soins réunis de Metternich et de Chateaubriand. Ses dernières années se déroulent à Paris, sous la Monarchie de Juillet, quasi-clandestinement.
    Toutes ces années, il avait animé des sociétés secrètes républicaine, notamment grâce à son ouvrage Conspiration pour l'Egalité, dite de Babeuf, salué par Bakounine et que Marx étudia.
    Une vie de révolutionnaire impénitent, à la fois actif et secret, pendant un demi-siècle.
    Une biographie ici reconstituée.
    Il ne perdit jamais de vue l'objectif de sa vie militante : l'Egalité, ce que l'on a appelé plus tard le communisme.
    Actuellement, les forces réactionnaires paraissent l'emporter si solidement que l'étude de Buonarroti pourrait sembler désuète et incongrue.
    Mais les forces réactionnaires étaient, en apparences, au moins aussi solides dans l'Europe de la Sainte-Alliance de 1815. Certes il s'agit d'un tout autre contexte, mais elles se sont effondrées.
    Buonarroti n'y fut pas pour rien.
    Dans chaque moment, il chercha à agir et, souvent, son action pesa dans la situation.

  • Dans l'actualité réçente, en "réponse" aux phénomènes migratoires du moment, certains brandissent l'étendard des "racines" chrétiennes de la France. Comme si cela allait de soi ! Or, cela ne va pas de soi. Sans remonter jusqu'à Néandertal, force est de reconnaître que la France n'existe pas depuis toujours et que si elle a des origines diverses elle n'a pas de racines particulières. La France, comme tous les pays, se construit tous les jours au présent.

    Certes, il y a eut des épisodes "chrétiens", mais entre les aryanistes, les papistes, les protestants, les cathares et autres albigeois, une chatte n'y retrouverait pas ses petits. Ce livre explique tout cela. Et il explique aussi que, depuis 1905 et la loi de séparation des Églises et de l'État, la France est un pays laïque permettant à TOUS les croyants comme à tous les incroyants de vivre en bonne intelligence républicaine. Il fallait que ce soit dit. Désormais, ça l'est !

  • Révolution et révolutionnaires Nouv.

    Jean-Marc Schiappa est un historien qui compte sur la Révolu8on. Il a mis en perspec8ve pour des généra8ons de jeunes une histoire populaire de la Révolu8on comme un moyen de comprendre les temps présents.
    Atlande publie ici une forme de «mélanges» et d'hommage : la sélec8on de certains de ses textes parmi les plus marquants. Retraçant quarante ans de recherches, ceux-ci meIent en exergue l'actualité de la Révolu8on, abordant des sujets aussi divers que la poli8que linguis8que, les ambiguïtés d'Olympe de Gouges ou les concep8ons de la propriété. Sujet dont Jean-Marc Schiappa est le grand spécialiste, la figure de Babeuf, inspirateur de Trotsky, et la Conjura8on des Égaux, référence du communisme, sont spécifiquement interrogées. L'accent est également mis sur les révolu8onnaires après la Révolu8on, à travers la franc-maçonnerie et les sociétés secrètes héri8ères du babouvisme. Le lien entre religion et révolu8on est par8culièrement ques8onné, notamment à travers un texte inédit sur la reconnaissance des religions pendant la Révolu8on, fort u8le en nos temps d'interroga8on sur la laïcité.

  • La Révolution française est la matrice de la démocratie contemporaine et pose les questions de fond auxquelles nous sommes confrontés actuellement. 220 après 1789, il est utile de rappeler les grands principes de la Révolution et de comparer les questions de 1789 et les problèmes du début du XXIe siècle.

  • La Libre-Pensée, la plus vieille association de ce pays puisque les premiers cercles reconnus ont été fondés en 1848, est à l'origine de nombreux éléments constituant les traditions démocratiques. A la fois méthode et regroupement organisé, elle échappe à tout schéma, ce qui est dans sa nature. Cet ouvrage constitue un élément, à la fois d'éclaircissement et de réflexion, sur cette nécessaire connaissance.

  • Le 9 décembre 1905, la loi de séparation des Eglises et de l'Etat est votée, mettant fin à cent ans de Concordat et d'Eglise catholique promue au rang d'Eglise officielle, mettant fin à des siècles d'intolérance religieuse en France.
    Par cette loi, l'Etat garantit la liberté de conscience, ce qui implique la liberté de croire et, aussi, la liberté de ne pas croire. " La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. " Voici donc sur ce sujet un ouvrage collectif de près de 140 contributions. Ouvrage collectif parce que nous avons choisi qu'il soit tel. Ouvrage collectif parce la loi de séparation fut elle-même oeuvre collective, brassant les diverses tendances du mouvement ouvrier sans exception, et aussi les démocrates radicaux ou des républicains modérés.
    Ouvrage collectif parce qu'issu du combat historique contre le cléricalisme, à commencer par la Révolution et la Commune de Paris, en passant par Victor Hugo. Ouvrage collectif parce que s'intéressant à d'autres pays et à d'autres noms (Zapata, Lénine, etc.). Ouvrage collectif parce que la loi de séparation fut l'oeuvre de personnalités telles Briand et Jaurès et aussi (peut-être même parce que aussi) l'oeuvre d'un peuple en mouvement pour ses revendications, avec ses organisations, la Libre Pensée avec et dans ce peuple, non pas isolée mais au coeur du combat pour la séparation.
    Un tel ouvrage pourrait ressembler à un habit d'Arlequin composé de pièces disparates mal cousues les unes aux autres. Nous n'excluons pas qu'il puisse y avoir ici des redites, là des contradictions, ici et là des contradictions et des redites. Le lecteur, seul, jugera et tranchera. Mais, après tout, c'est la vie elle-même qui est faite, aussi, de contradictions et de redites. Comme l'écrivait l'historien Marc Bloch : " C'est le tout-fait qui répand la glace et l'ennui.
    " Dans cette vie de débats et de combats, pour notre part, en 2005, nous avons choisi et ce choix tient en un mot: 1905!

  • Cette nouvelle biographie, plus scientifique, selon l'auteur, que les précédentes qui « hésitaient entre le pamphlet, l'histoire et le pamphlet politique », s'appuie sur de récentes avancées historiographiques sur la vie de Babeuf et sur son rôle lors de la Conjuration des Égaux, écrasée par le Directoire en 1797. En replaçant le parcours de Babeuf et de ses compagnons dans le contexte social, économique et politique (l'Ancien Régime d'abord, la Révolution ensuite) dans lequel ils vécurent, cet ouvrage permet de saisir les enjeux d'un épisode fondamental de l'histoire contemporaine.

    Enseignant en histoire, docteur diplômé de l'IHESS et de la Sorbonne, Jean-Marc Schiappa est un spécialiste de la Révolution française. Il a fait paraître plusieurs ouvrages sur le sujet, dont Buonarroti, l'Inoxydable en 2008 aux Éditions libertaires. Il participe à la réédition du livre de Ph. Buonarroti, La Conspiration pour l'Egalité, dite de Babeuf, Ed. La Ville Brûle (avec J.N. Ducange, A. Maillard, St. Roza), à paraître en mars 2014.

  • L'hiver de 1795-1796 a été extrêmement froid ; le pays est en guerre, dans les villes particulièrement le ravitaillement manque, les prix sont tels qu'une misère effroyable, faisant des morts par milliers, se répand parmi les ouvriers et les artisans. À la colère qui gronde, le régime ? le Directoire ? ne sait opposer que des restrictions aux libertés. Bientôt fleurissent sur les murs, puis sur les lèvres, ces paroles de la Chanson nouvelle à l'usage des faubourgs :

    Mourant de faim, mourant de froid, Peuple dépouillé de tout droit, Tout bas tu te désoles.
    Gorgés d'or, des hommes nouveaux Sans peine, ni soin, ni travaux S'emparent de la ruche Le directoire exécutif, En vertu du droit plumitif, Nous interdit d'écrire :
    N'écrivons pas ; mais que chacun, Tout bas, pour le bonheur commun En bon frère conspire.

    Cette conspiration qui se prépare, c'est celle des Égaux, qui prendra également le nom de son principal inspirateur et animateur, François Noël Babeuf, qui, en référence à l'un des grands réformateurs de la Rome antique, prit le prénom de Gracchus. Comment cet homme de 35 ans se trouva-t-il ainsi à la tête d'une véritable organisation insurrectionnelle, quelle était la doctrine égalitaire autour de laquelle il en rassembla les partisans, c'est tout l'objet de ce nouveau livre de Jean-Marc Schiappa. Sous une forme à la fois ramassée et très accessible, sans ignorer les zones d'ombre dans le parcours de ce révolutionnaire, mais en dissipant les approximations dont il fait souvent l'objet, il restitue sa voix et sa conviction : que la Révolution ne pouvait trouver son aboutissement que dans une société où règnera l'égalité des biens et des travaux.

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