• Depuis 2017, des amateurs dirigent la France.
    C'est Emmanuel Macron lui-même qui, un jour de février 2020, a qualifié ainsi les Marcheurs l'accompagnant dans sa gestion de l'État. Qui sont ces amateurs à qui nous avons confié le soin d'écrire notre destin ? Ont-ils fait pire que les professionnels qui se sont succédé au pouvoir pendant vingt ans ? Sûrement pas, mais il n'est pas certain non plus qu'ils aient fait mieux. Coups bas, rancoeurs, démissions et portes qui claquent, une plongée dans les coulisses d'un quinquennat qui, de l'irruption des Gilets jaunes à celle de la Covid, fut pour le moins chaotique.

  • Le dimanche 28 octobre 1962, le général de Gaulle organise un référendum pour permettre aux Français d'élire eux-mêmes leur président de la République au suffrage universel. Ce sera son dernier cadeau.
    Pourtant ce dimanche-là, à Colombey, le général déprime. La campagne a été rude, il se sent vieux, fatigué. Il menace de démissionner. Ce qui devait être un jour de fête est un jour de tristesse.
    Raconter la folie de ce dimanche historique permet de retrouver le génie d'un géant de la politique et de retracer les épisodes parfois rocambolesques de sa vie exceptionnelle.

  • «Mai 68 a cinquante ans et continue d'effrayer les nostalgiques des temps anciens.
    Catherine et Jean-Pierre ont vécu Mai 68 dans la campagne basque. Sans bruit et sans esbroufe, ils ont été des combattants décidés de leur liberté.
    Ils ont fait de Mai 68 une belle chose.
    Catherine était ma maman. Jean-Pierre était mon papa.»

  • Mai 68 a cinquante ans et continue d'effrayer les nostalgiques des temps anciens.
    Catherine et Jean-Pierre ont vécu Mai 68 dans la campagne basque. Sans bruit et sans esbroufe, ils ont été des combattants décidés de leur liberté.
    Ils ont fait de Mai 68 une belle chose.
    Catherine était ma maman. Jean-Pierre était mon papa.

  • Il va d'abord tenter d'être réformé, invoquant des problèmes d'estomac qui gargouille, agitant ses radios sous le nez du médecin militaire.
    En vain. Alors il va écrire une belle lettre au député de la région, le piston imparable des gars du canton de Mauléon. Ça marche à tous les coups, assure-t-on.
    Quitte à partir, autant partir loin et au soleil, explique-t-il au député.
    Un corps lui plairait : la Marine ; une destination lui agréerait : Tahiti. Il se retrouvera à Cherbourg.
    « Si je reste ici, monsieur, je me suicide », annonce-t-il, à peine arrivé, au capitaine qui le reçoit.
    Ainsi commencent les aventures militaires de Jean-Michel Aphatie, un matin de février 1978, sous le crachin de la Manche, bonnet à pompon sur le crâne, ridicule et désespéré.

  • Le premier livre de Jean-Michel Aphatie, journaliste politique, aujourd'hui sur RTL, il n'y a pas si longtemps sur France Inter, lui ressemble. Il raconte un parcours atypique, qui commence un 10 mai 1981, quand le jeune
    Jean-Michel, alors âgé de vingt-deux ans, découvre en même temps que la France entière le visage de François Mitterrand, vainqueur de l'élection présidentielle, sur un écran de télévision. Le jeune Aphatie est alors serveur
    au Café de la Poste, à Lourdes. « C'est une vie sans direction », écrit-il, qui l'a mené là. L'école n'a plus voulu de lui après la troisième. Il a juste le temps d'arracher son BEPC et commence à travailler dans le commerce que ses
    parents tiennent en gérance. La politique est alors pour lui une chose bien lointaine. Le 10 mai 1981, il n'a pas voté. « Je n'ai même pas dû y penser », précise-t-il. Et pourtant, après l'élection de François Mitterrand, il se dit que sa vie pourrait commencer. Il s'inscrit quelques mois plus tard à un examen
    spécial pour entrer à l'université, le réussit et choisit bientôt, à la fin de ses études, dans un premier temps le Parti socialiste auquel il adhère, puis le journalisme quand il n'y adhère plus. Ses années de jeunesse fixent à jamais le caractère de Jean-Michel Aphatie. On comprend mieux, en suivant son
    récit, pourquoi il ne fait pas du journalisme politique comme les autres. D'où lui viennent cette simplicité, cette liberté de ton et de parole.
    On sera surpris par ce livre où, pour la première fois, Aphatie, après avoir évoqué ses origines, nous livre ses interrogations, ses humeurs mais aussi et surtout ses vérités sur le monde politique qu'il observe chaque jour, sans
    complaisance mais avec la plus grande gourmandise.

  • Pourquoi, en France, un seul accent est-il jugé « normal » ? Pourquoi n'entend-on jamais ou presque à la télévision ou à la Comédie-Française les intonations du Gers, du Nord, d'Alsace ou de Corse ? Et qui s'est arrogé le pouvoir de définir la « bonne » manière de parler ?

    Il existe en France une discrimination par les accents. Elle se traduit souvent par des moqueries, parfois par l'impossibilité d'accéder à certains métiers, que ce soit dans l'audiovisuel ou le cinéma, le monde des affaires ou l'université...

    Jean-Michel Aphatie est l'un des rares journalistes à faire carrière à la radio et à la télévision « malgré » son accent basque. Michel Feltin-Palas est un amoureux des langues de France et de la diversité culturelle. Tous deux délivrent des témoignages émouvants et un diagnostic choc sur cette discrimination méconnue, source de souffrances psychologiques plus graves qu'on ne le croit et qui concerne près de trente millions de personnes.

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