• Après ses projets pour Disney, Vitra ou Minneapolis, lancés entre 1987 et 1990, Frank Gehry, Pritzker 1989, allait devenir infiniment redevable envers la Fondation Guggenheim. En effet, à la suite de négociations avec la région basque et la capitale émiratie - la fondation n'assurant qu'un rôle d'opérateur de ses propres collections -, Thomas Krens lui confiera les musées de Bilbao (1991-1997) et d'Abou Dabi (2006-2017). Depuis, ce modèle de franchise a révolutionné les stratégies muséales et urbaines - notamment celles du Centre Pompidou-Metz ou des Louvre-Lens ou Abou Dabi. Mais les fondations Luma (2010-2018) ou Louis-Vuitton (2001-2014) s'appropriant elles aussi le « style Gehry » à Arles ou à Paris, que révèlent donc toutes ces mutations privatisées ?

  • ? Une analyse ouverte à l'ensemble des institutions culturelles de patrimoine.
    ? Introduction de nouvelles thématiques : crowfunding, rôle des réseaux sociaux, question de la restitution des oeuvres d'art à leur pays d'origine, de la gratuité, interrogations éthiques...
    ? Illustré de nouveaux cas : Louvre-Lens, Centre Pompidou-Metz, Louvre -Abou Dhabi, fondation Vuitton...

  • Que signifie diriger une institution d'art et comment y parvient-on aujourd'hui, dans un monde devenu de plus en plus complexe et exigeant ? En quoi consiste le leadership qu'il faut être capable d'exercer au sein des grandes institutions culturelles ? Depuis plusieurs années déjà, le leadership fait l'objet d'une attention du plus grand intérêt dans les entreprises privées aussi bien que dans le milieu de l'enseignement.
    Cet ouvrage souhaite contribuer à enrichir la discussion en cette matière et à inspirer la pratique de la gestion de l'art. Il propose une analyse détaillée des dynamiques à l'oeuvre dans les organisations artistiques et de la façon par laquelle ceux qui sont à leur tête ont choisi de répondre aux défis qui leur étaient lancés. Cette réflexion est soutenue par le témoignage d'importants leaders de la scène culturelle qui ont su garantir le succès de leur organisation : Nathalie Bondil, directrice du Musée des beaux-arts de Montréal depuis 2007 ; Philippe de Montebello, directeur du Metropolitan Museum of Art de New York de 1977 à 2008 ; et Stéphane Lissner, directeur de la Scala de Milan depuis 2005 et jusqu'en 2015.

  • Longtemps considérés comme n'étant pas soumis aux «forces du marché» les musées, bien que reconnus comme relevant du secteur non lucratif, connaissent à présent dans leur fonctionnement l'influence grandissante de la communication, de la commercialisation de la culture, de la globalisation et de la financiarisation de l'économie.

    En outre, les nouvelles exigences des visiteurs, des impératifs budgétaires croissants, l'essor des activités commerciales et l'intensification de la concurrence contribuent à transformer les musées en organisations hybrides évoluant entre le service du public et l'insertion dans le marché. Le scientifique devrait alors se muer en «manager», l'érudit en stratège et le lettré en visionnaire.

    Dans cet ouvrage remarquablement bien informé, l'auteur étudie et commente ce phénomène à travers de nombreux exemples, en France et à l'étranger. Il analyse à cet égard un grand nombre de questions cruciales telles que l'organisation des grandes expositions et l'exploitation des collections, la philanthropie privée et le mécénat d'entreprise, le tourisme et le développement local, la privatisation et l'internationalisation, ou encore la question de la communication culturelle, du loisir, du divertissement et de l'architecture.

    Il s'agit donc d'une somme de réflexions utiles aussi bien aux professionnels des musées et de la culture qu'à tous ceux qui se préoccupent des mutations fondamentales du secteur culturel dans le monde contemporain.


    Jean-Michel Tobelem, docteur en gestion, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et d'études supérieures de droit public, dirige l'Institut d'étude et de recherche Option Culture

  • Longtemps considérés comme n'étant pas soumis aux « forces du marché » les musées, bien que reconnus comme relevant du secteur non lucratif, connaissent à présent dans leur fonctionnement l'influence grandissante de la communication, de la commercialisation de la culture, de la globalisation et de la financiarisation de l'économie.En outre, les nouvelles exigences des visiteurs, des impératifs budgétaires croissants, l'essor des activités commerciales et l'intensification de la concurrence contribuent à transformer les musées en organisations hybrides évoluant entre le service du public et l'insertion dans le marché. Le scientifique devrait alors se muer en « manager », l'érudit en stratège et le lettré en visionnaire.Dans cet ouvrage remarquablement bien informé, l'auteur étudie et commente ce phénomène à travers de nombreux exemples, en France et à l'étranger. Il analyse à cet égard un grand nombre de questions cruciales telles que l'organisation des grandes expositions et l'exposition des collections, la philanthropie privée et le mécénat d'entreprise, le tourisme et le développement local, la privatisation et l'internalisation, ou encore la question de la communication culturelle, du loisir, du divertissement et de l'architecture.Il s'agit donc d'une somme de réflexions utiles aussi bien aux professionnels des musées et de la culture qu'à tous ceux qui se préoccupent des mutations fondamentales du secteur culturel dans le monde contemporain.Jean-Michel TOBELEM, docteur en gestion, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et d'études supérieures de droit public, dirige l'Institut d'étude et de recherche Option Culture.Avant-propos de Pierre Rosenberg, de l'Académie française Président-directeur honoraire du musée du Louvre.Préface de Bernard Deloche, professeur à l'Université de Lyon 3.
    L'argent. Qui doit financer les musées ? De nouvelles sources de financement. Le mécénat. Les fondations. La philanthropie privée. La levée des fonds, une spécialité américaine. Les campagnes de collecte de fonds. La gestion financière à l'américaine. Les hommes. Les conservateurs. Administrateurs et gestionnaires. Le directeur. Amis et bénévoles. Professionnalisation et formation. La gestion des ressources humaines La gouvernance. L'organisation territoriale des musées. Gestion directe et autonomie. La gestion associative. Gestion déléguée et économie mixte. La privatisation des musées. Le contrôle des performances et d'évaluation. La production. La valorisation économique du patrimoine. L'impact économique des musées. Les expositions. La valorisation des collections. Les visiteurs. Les stratégies. La démarche stratégique. Le tourisme culturel. Territoire et développement local. Entre loisir et divertissement. Alliances et internationalisation.

  • Cet ouvrage collectif aborde la question de la diplomatie culturelle non gouvernementale sous l'angle des institutions artistiques et non sous celui des acteurs "traditionnels" de la diplomatie culturelle étatique. A l'heure de la mondialisation des musées, notamment, la thèse de "l'arme de la culture" suggère que des structures ou des équipements culturels jouent un rôle d'influence significatif en termes d'enjeux diplomatiques qui ne relèvent pas directement de leur missions.

  • Les effets de la culture et de la création sur la croissance économique et sur le développement des villes et des territoires sont tangibles, principalement au travers du tourisme. Le processus est plus compliqué qu'il n'y paraît. Les relations complexes qu'entretiennent la culture avec le développement de la société au-delà des retombées économiques sont mises en évidence. Ces expériences éclairent sur l'importance des arts du patrimoine et du secteur culturel pour le bien-être de la société.

  • Le monde des musées a connu de grandes mutations ces dernières années, qui se sont traduites par la création, la rénovation ou l'extension d'un grand nombre d'entre eux. Le public des musées a également connu d'importantes transformations. Institutions culturelles désormais largement ouvertes sur le monde extérieur, dont les collections deviennent les enjeux d'une compétition, y compris économique, la question de l'image est ainsi devenue essentielle pour les musées.

  • Les conservateurs depuis les années 1980 se sont dotés de règles d'activité, de formations spécifiques, d'une organisation professionnelle, d'un code de déontologie et d'une protection légale du monopole, tout en transformant les politiques culturelles, à l'échelle locale et nationale. Certaines évolutions récentes semblent néanmoins bouleverser ces acquis et cette position dominante. Le Livre blanc des musées de France constitue une somme de données exhaustives sur l'état actuel des musées, le réquisitoire est dense : sont successivement dénoncés l'injonction à accroître les ressources propres des musées (au détriment des fonctions de conservation), l'inégalité des moyens humains et financiers entre les grands établissements nationaux et la multitude de musées plus modestes, ainsi que le poids croissant de l'administration. Surtout, ce document formule de fortes inquiétudes sur le métier et sa fragilisation. À côté de la nomination d'autres professionnels à la tête des musées, tant nationaux que territoriaux, l'apparition de nouveaux professionnels et de nouveaux services serait susceptible de « reléguer » les conservateurs à des « référents scientifiques » - une crainte exacerbée par la chute spectaculaire de la démographie du corps des conservateurs du patrimoine.
    L'ambition de cet ouvrage est de proposer une grille de lecture qui s'émancipe des revendications proprement corporatistes, ceci afin de mieux diagnostiquer les difficultés rencontrées par une profession, analysée ici dans toute sa richesse et sa complexité.

  • Notes de la Direction des Musées de France, contributions à des colloques, à des séminaires, publications savantes, comptes rendus de stages de formation...
    Force est de constater que l'information muséale est jusqu'à ce jour non seulement dispersée, mais en outre souvent peu accessible. Voilà la lacune que cet ouvrage entend combler. Il doit servir tout à la fois d'aide-mémoire pour le responsable de musée, d'outil de lecture des projets pour l'élu, de référent pour le monde associatif et d'instrument de dialogue pour l'" honnête homme " pour qui les concepts muséologiques peuvent légitimement être étrangers.
    Se voulant avant tout technique, ce manuel n'ambitionne pas moins de remettre la notion de musée en débat et d'inscrire la muséologie au rayon des sciences.

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