• Offrir à partir d'une documentation scrupuleuse « une fresque explicative et illustrative du labeur paysan », « un vaste échantillon de termes français ou des patois régionaux illustrant la vie à la campagne, hier et aujourd'hui » éclairer « notre passé pour essayer de s'adapter, de se renouveler », parcourir « les régions de France » et « leur vocabulaire imagé ou technique, traditionnel ou novateur », tel est bien l'objectif de ce dictionnaire. Conçu et rédigé par un professeur des universités, lexicologue et lexicographe rompu à tous les registres de langue, auteur notamment de dictionnaires d'argot faisant autorité, ce dictionnaire constitue de fait un « tableau » précis et émouvant de « ce qui se passe en dehors des villes ».

  • Un dictionnaire de la langue et de la culture argotique de 10 000 mots et 5 000 expressions. Avec des définitions mot par mot et sens par sens, des citations systématiques d'auteurs et de grands noms de la langue argotique (Bruant, Céline, Pierre Perret...), des explications étymologiques pour chaque sens et chaque expression, de nombreux dérivés et variantes orthographiques.

  • Cet ouvrage vous aide à résoudre les problèmes que pose notre langue : prononciation, genre, conjugaison, construction, orthographe, emploi et sens sont indiqués pour chaque mot présentant une ou plusieurs difficultés. Des articles de synthèse traitent les questions générales : accents pièges, construction des conjonctions, accord des participes, etc. Des tableaux de conjugaison regroupent toutes les formes verbales employées. Il signale également les glissements de sens, les variations de l'usage, mais aussi les mots nouveaux voire les sigles qui rythment la vie de tous les jours.

  • « Qui, parmi les femmes et les hommes politiques, qui, parmi nos « discoureurs » de télévision, bref, qui, parmi tous les grands ignorants qui occupent la plupart des tribunes, peut prétendre donner des leçons de français à qui que ce soit ?
    Sans parler de celui pour qui ils ont voté, ou pire, qu'ils ont laissé élire, et dont le parler est une perpétuelle insulte à notre langue. Qui est Victor Hugo aujourd'hui ? Qui est Lamartine, Jaurès, Blum ? À part peut-être Arnaud Montebourg, ils parlent tous mal le français. C'est triste mais c'est comme ça.
    Les citoyens le savent et, hélas, s'y Quel farouche grammairien s'exprime ainsi, quel défenseur ringard de la vieille langue française ? Ne cherchez pas, cher lecteur, chère lectrice: c'était, dans le 2011, la grande théâtreuse Ariane Mnouchkine, qu'on ne peut vraiment pas considérer comme une personne rétrograde et éprise du français guindé et puriste d'avant tant fait, avec Hélène Cixous, pour mettre en scène de magnifiques spectacles et faire connaître au grand public du Théâtre du Soleil les beautés vivantes de notre idiome !
    Cela me rend tout à fait à l'aise pour vous présenter la réédition, ou plutôt la refonte complète, de ce dictionnaire des difficultés du français la première fois il y a quarante ans, sous la houlette d'Alain Rey et d'Henri Mitterand, chez l'éditeur Tchou. Cette remise à jour était nécessaire, parce que le monde change, la société également et par voie de conséquence notre moyen principal d'échange entre citoyens et ressortissants de France et de Navarre, de la francophonie en un mot. Le français est en crise, dit-on: mais il l'est depuis toujours, le langage épousant étroitement les fluctuations du monde conte complexe qu'il exprime (et qui l'exprime), et il faut en finir avec le thème confortable mais mythique d'une langue parfaite et fixée pour l'éternité à partir d'une époque dite classique, quelle qu'elle soit. Il ne s'agit pas ici de « donner des leçons de français » à qui que ce soit, mais de montrer, de commenter, d'expliquer et d'illustrer les difficultés inhérentes à toute langue et en ce qui nous concerne, à la langue française. » JP Colin

  • Ce livre n'est pas un dictionnaire d'argot, mais un répertoire très large de mots ou d'expressions qui désignent une partie charnue, médiane et... fondamentale de notre individu. Les quelque 500 articles que voici correspondent à quelque 700 manières langagières de désigner ce que la vieille langue françoise appelait tout bonnement le cul, sans songer forcément à mal. Quelle faculté d'invention permanente, quelle ingéniosité tortueuse, quel sens poussé de l'humour et de la dérision dans ce défilement historique de mots et de locutions analo-centristes ! Du Roman de Renart et du poète Rutebeuf à Louis Pergaud, d'Ambroise Paré à Michel Tournier en passant par Rabelais, Sade, Balzac et Pieyre de Mandiargues, on pourra constater l'extrême diversité de la création lexicale, et s'interroger sur le pourquoi de cette présence obsédante dans les textes des auteurs les plus illustres et les plus "sérieux".

  • Un dictionnaire vivant et savoureux pour le plus grand bonheur des amoureux de la langue verte !
    Un dictionnaire de la langue et de la culture argotiques :
    - 10 000 mots
    - 5 000 expressions
    - des définitions mot par mot et sens par sens
    - des citations systématiques d'auteurs et de grands noms de la langue argotique (Bruant, Céline, Pierre Perret...)
    - des explications étymologiques pour chaque sens et chaque expression
    - de nombreux dérivés et variantes orthographiques
    Un lexique français-argot : unique !
    - Un véritable dictionnaire « bilingue »
    - 3 000 mots du langage courant et plus de 16 000 équivalents argotiques

  • Cet ouvrage se propose de cerner le roman policier français du début du XXe siècle à la fois comme naissance d'un genre littéraire authentique et comme structuration narrative originale. Se refusant à établir (ou à accepter) des barrières entre la «grande littérature»... et le reste, l'auteur tente de montrer que les procédés littéraires, et notamment rhétoriques, utilisés dans les «polars» de nos grands-parents ne sont pas fondamentalement distincts de ceux qui ont présidé aux «grandes oeuvres». Les concepts de la linguistique et de la sémiotique littéraire permettent, à n'en pas douter, de procéder à une lecture plus riche et plus ouverte des grands mythes que sont devenus Arsène Lupin, Fantômas et Rouletabille. Le roman policier est devenu aujourd'hui, qu'on le veuille ou non, un des passages obligés de la culture générale.

  • Cet auteur franc-comtois est à présenter bien qu'il n'est plus à y être. Agrégé de lettres, ancien professeur de la faculté de Nanterre, écrivain et auteur de nombreux essais linguistiques, il propose ici un roman intitulé « On y parle d'Amour, avec pudeur et ferveur, de l'école, bien sûr, comme elle était pratiquée autrefois... despotique et militaire. Mais ce récit d'antan sans aucune odeur de rance possède au contraire un vrai charme... désuet ! Un ton d'autrefois vient se mesurer à celui d'aujourd'hui sans aucune honte ni discordance. Puis on fait la connaissance de Fred, héros de ce roman, élève de l'École normale laïque d'instituteurs de Lons-le-Saulnier, sous la Troisième République. Avec lui, nous franchissons le seuil d'écoles dans lesquelles l'aspect éducatif revêtait un aspect religieux et militaire et où «labeur et vertu sont prônées» aux dépens de valeurs et d'enseignements réels. Fred, esprit talentueux et libre va se battre de toute sa jeunesse contre les pouvoirs oppressants de ceux qui les détiennent et dirigent. Il ne peut se contenter d'être une petite lampe dans la rue du village, il veut aussi écrire et «peupler des déserts», les siens en l'occurrence. Ils étaient là, de trente-cinq à quarante, dans une salle étroite et longue, aux murs peints en vert et qui, malgré la lumière qu'elle recevait en abondance, avait un aspect sévère et triste. Ils étaient là, de trente-cinq à quarante jeunes gens, qui aspiraient à l'École normale.Courbés sur de vieux pupitres en chêne que le temps et l'usage avaient mordorés, on ne voyait que leurs dos et le dessus de leurs têtes : têtes aux chevelures de nuances variées ; dos puissants ou malingres.Et dans le silence on entendait le crissement des plumes, le frottement des semelles ferrées sur le parquet, des toux nerveuses, des soupirs de contentement ou de désespoir. Ils commentaient la parole de Vauvenargues : «Les grandes pensées viennent du coeur»

  • Jean-Paul Colin, écrivain, auteur de nombreux essais et romans, nous livre ici «?Ernest Dossette, le prof du silence?». Il raconte la métamorphose de ce professeur de français, latin, grec, au lycée Desnos durant les années 70. Celui-ci, un beau jour, devant ses élèves fait «?aveu d'impuissance à relater des vérités, surtout littéraires?», et dit être aussi «?faible et ignorant qu'eux?». Accusé d'être contestataire, à la fin d'une honorable carrière, il se verra prié de quitter l'éducation nationale. Et au lieu de se retrouver parmi les bannis, il se retrouve «?rajeuni?» dans une autre vie, où il découvre un véritable bien-être, sans plus chercher à «?apporter la lumière dans ce qui n'est pas obscur?», ceci après avoir tenté de réinventer les cours «?par un cheminement souterrain de la pensée?», c'est-à-dire, le silence, qu'il nomme chef d'orchestre d'instruments nouveaux, afin qu'aucun autre son ne vienne troubler les accords de ceux-ci. Ernest Dossette est-il bouffi d'orgueil au point de simplifier lui-même le monde?? Est-il un imposteur qui abandonne ses élèves à une soi-disant liberté, les condamnant à ne rien apprendre?? Un égoïste, un lâche?? Ou au contraire un courageux héros qui se bat pour affranchir le savoir du pouvoir?? Un vrai maître à penser qui incite «?les jeunes tourments qui se cachent derrière les pattes de mouche?» non plus à livrer leur part la plus secrète d'eux-mêmes, mais à comprendre que toutes vérités s'emboitent, gigognes sans fin?? Ou encore un professeur tellement épris de lectures et de littérature qu'il ne peut suffisamment en toute humilité retransmettre son envoûtement et en enseigner la magie?? Ernest fume une pipe dans la cour, et se rappelle qu'il y a trente-cinq ans, c'était seulement dans les gogues qu'on s'octroyait le droit de fumer. Son protal était alors un farouche adversaire du tabac et de l'alcool, et il empoisonnait tout le monde avec ses principes. Ça n'a pas empêché le vieux lycée de s'encrasser dans la routine, ni ses murs de noircir dans le vieille pipe du Temps, ni les protals de se succéder, grignotés irrémédiablement par la lassitude, les excès ou l'approche de la retraite. Qu'est-ce que ça peut faire ? Il restera toujours trop de candidats à l'humanité, voire à l'humanisme. Il y aura toujours, Ernest le craint du moins, assez de gens pour bourrer inutilement les écoles, dans lesquelles on n'arrivera bientôt plus à enseigner quoi que ce soit, parce que les structures ne changent pas, et que le coeur n'y est plus. Ce qui empêche de faire un travail sérieux, ce n'est pas le désordre, ni non plus une contrainte extérieure, pense Ernest : c'est nous, un petit quelque chose en nous qui se refuse, dans un sursaut d'espoir et de dignité, à continuer aveuglément, envers et contre tout, de manipuler des « choses » qui n'intéressent plus personne, parce qu'elles sont trop décrochées d'aujourd'hui...

  • L'argot, c'est les marges et les niches de notre langage au quotidien, ce que nous n'osons ou ne savons pas dire quand nous sommes en «bonne compagnie», comme si l'on pouvait taire indéfiniment le refoulé, le non éduqué, qui vit au-dedans de nous et fait pression, au-dessous de nos paroles et dans notre comportement quotidien.
    On trouvera dans ce nouveau livre de J.-P. Colin, auteur du fameux Dictionnaire de l'argot français, de nombreux exemples de la vitalité des argots, clairement expliqués. Le lecteur pourra se rendre compte de la richesse et de l'intérêt de ces pratiques langagières profondément ancrées en nous, même si elles n'émergent pas toujours à la surface de notre être, de notre personnage «public».

  • Jean-Paul Colin propose ici une approche érudite mais non pédante, à la fois sérieuse et enjouée, d'un corpus de textes où s'effacent les distinctions entre «bonne» et «mauvaise» littérature, entre «grands écrivains» et «littérature de gare». Outillé d'une lexicologie concrète et appliquée, il est allé, en exégète patient et minutieux, des mots à l'oeuvre (et inversement), explorant les thématiques et les réseaux lexicaux les plus divers, allant de Robert Desnos à Jean-Paul Sartre en passant par Alphonse Daudet, Gaston Leroux, Boileau-Narcejac, Albert Simonin et quelques autres. Ce livre se destine à tous les liseurs épris de cheminements tantôt logiques et cartésiens, tantôt fantasmatiques et oniriques, voire facétieux, dans l'immense Luna Park des mots, où les attractions donnent le vertige ou font peur aux vieux enfants que nous sommes, face à l'éternité des manèges qui tournent sous nos yeux et dans nos têtes, ajoutant à nos expériences corporelles la folie inépuisable des mots qui nous habitent et enrichissent sans cesse notre imaginaire.

  • Ce livre rassemble environ 400 chroniques radio égrenées par Jean-Paul Colin. Il propose un riche inventaire de mots et expressions francs-comtois qui ont été usités au cours de l'histoire, et le sont encore assez souvent non seulement par les personnes âgées, mais aussi, plus ou moins consciemment, par toutes sortes de locuteurs, de tous âges et de toutes conditions. La Franche-Comté présente une rare diversité langagière, du nord au sud et de l'est à l'ouest, qui est à l'image de son relief et de sa population. On retrouvera ici de nombreuses traces du vécu de nos ancêtres proches et lointains, et un témoignage concret à la fois d'une véritable culture populaire et rurale, longtemps dédaignée, et d'une sagesse réelle et profonde, à la formulation souvent inattendue et savoureuse

  • La langue est un miroir de notre passé, à la fois déformant et révélateur, auquel il faut être attentif.
    Se mettre en après-vêpres, manger avec la faim de demain, à la revoyotte !, en baîller bleu, maigre comme une essolle. comparaisons, variantes régionales de proverbes connus ou formules courantes, les expressions comtoises relevées ici participent de notre histoire particulière et nous permettent de comprendre d'oú nous venons. sans masquer les difficultés inhérentes à toute société, elles nous enrichissent de leurs qualités humaines : connaissance des êtres, finesse de jugement, humour, ironie et pittoresque verbal et même littéraire.
    Quelle richesse évocatrice, pour notre plus grand plaisir !.

  • " L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête.
    " Placé sons l'égide de Pascal, cet, ouvrage part de l'idée que la raison et l'intelligence entretiennent des relations complexes avec leurs contrairesd'où l'idée de réunir pour les rapprocher le lexique de la folie et celui de la sottise. De même que nos mots sont plus nombreux pour décrire le mal-être que le bien-être, la langue française foisonne d'expressions propres à désigner les " égarements de l'esprit ".
    On sera frappé par l'hypertrophie de deux zones extrêmes : celle du langage des psys, aux allures savantes, concernant la folie , celle du langage familier, populaire ou argotique, concernant la sottise. Ont été moqués durant des siècles les individus " pas comme les autres " tandis que la langue " correcte " couvrait le tabou de la folie d'euphémismes et de périphrases. On est cependant passé en quarante ans de l'asile de fous au centre psychothérapeutique et du fou furieux au paranoïaque délirant, ce qui est beaucoup plus qu'une question de mots.
    Les certitudes progressistes ont. été sérieusement remises en cause par les conflits mondiaux et régionaux : les " grands hommes " dont les exploits politiques et militaires jalonnent l'histoire de l'humanité ont-ils jamais été autre chose que des mégalomanes fous de pouvoir ?

  • L'auteur s'est amusé à vulgariser le thème pas si rebattu que ça : celui de l'argent, qui mène le monde, le fait et le défait d'une crise à l'autre. Le lecteur curieux trouvera en ce précieux dictionnaire une bonne partie du vocabulaire étonnamment riche de la pauvreté et de son contraire ; des pépites sonnantes et des billets qu'on froisse ; de la façon dont on s'y prend pour gagner sa vie. ou la perdre au casino-loto ; du nom que les Républicains ont donné aux petites pièces de rien du tout et aux fabuleux comptes de fées dont on berce nos infortunés fantasmes, depuis que les hommes courent après l'ingrate Fortune ! Et tout cela, bien sûr, étudié de près quant à l'origine et l'histoire de ces mots, et illustré abondamment par les bons auteurs qui les ont employés dans les registres les plus divers, de la chanson populaire aux chefs d'oeuvre littéraires, en passant par les livres savoureux des argotiers, qui se sont amusés depuis le Moyen Age à manipuler ces signifiants plus ou moins explosifs.

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