• Sujet de peinture, l'éventail du XIXe siècle n'est plus celui de la tradition. Ce n'est pas " l'objet éventail " qui intéresse les peintres impressionnistes, post-impressionnistes et nabis, c'est essentiellement la forme et les possibilités qu'elle offre à l'expression plastique. Ce livre présente les éventails de Gauguin dans le contexte général de son oeuvre et montre que le peintre s'exprime dans cette discipline avec la même exigence que dans ses autres créations. En ce sens, il aide à parfaire utilement la connaissance d'un artiste qui troubla trop longtemps, à tort, les repères des amateurs d'art. Gauguin apparaît ici maître de son exceptionnelle logique.

  • Ce sont les rencontres avec des lieux qui accusent les conquêtes déterminantes de la personnalité d'un peintre. Quand Zingg découvre l'Auvergne, après sa mission aux Armées avec Vuillard, il est sur le fil de la mutation artistique, en équilibre entre l'élégance mondaine des plages de Perros-Guirec et la ruralité paysanne. Il est peut-être le premier peintre à avoir lié si étroitement l'homme à la terre. Il y a pénétration de l'un dans l'autre. Or paradoxalement, il est peut-être le dernier à avoir traité la paysannerie car peu de temps après sa mort, en 1942, le monde de la terre bascule dans la mécanisation et se déshumanise.

  • Robert Breitwieser anime la matière picturale dans les lacis du pinceau. Il n'a de cesse que d'aller plus loin, ajoute touche après touche. Il complique la lecture de son tableau, chemin faisant, il glisse quelques parcelles de sa sensibilité. Sensibilité rare pour qui sait voir. Mais lui cherche toujours au-delà. Il faudra bien le suivre pour voir évoluer sa peinture et sa palette. Evolution intérieure qui se fait musicale, une peinture qu'il faudra bien écouter pour mieux la voir. Jeune, il a étudié à Munich où il a ressenti l'effet libérateur du Blaue Rieter. Sa vie a été partagée entre l'atelier de Paris et celui de Mulhouse dans le jardin du Klettenberg d'une noble modestie.

  • At the end of the nineteenth century, the fan as a subject for painting departed from its traditional form. It was not the "fan as object" that interested the Impressionists, Pos-Impressionists and Nabis, but rather the "fan shape" and the possibilities for plastic expression it provided. This book presents Gauguin's fans in the overall context of his oeuvre and shows that the painter expressed himself in this medium with the same exacting standards as in his other works. In the sense, it helps to complete our knowledge of an artist who for too long, and unjustifiably so, unsettled art-lovers' points of reference. Gauguin appears here as the master of his exceptional logic.

  • Né en 1891 à Quimper, Pierre Dubreuil fait ses études au lycée de Vannes. La Bretagne, à cette époque, est le fief des peintres. En 1907, il débarque à Paris et se lie d'amitié avec Per Krogh qui lui parle de l'Académie Matisse. Le Maître l'accueille et bientôt estime son travail. Dubreuil est le peintre de l'ordre, tout est pensé chez cet artiste. «  Libre à moi de choisir entre les éléments qui me sont offerts, ceux qui, étant à la base de ma sensation, me paraissent seuls nécessaires... Je n'ai d'autre but que de faire participer le spectateur aux émotions humaines que je puis éprouver devant un visage d'enfant, un beau corps féminin ou l'un des spectacles que nous offre la vie. »

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