• À partir de la méthode développée par Queneau dans ses Exercices de style, mais avec quelques variantes, une équipe d'étudiants de l'université Stendhal, chaperonnée par Pierre Jourde, s'est livrée sans retenue à diverses voies de fait sur Le Petit Chaperon Rouge : réduit, allongé, vulgarisé, érotisé, psychanalysé, géométrisé, goûté, sitcomisé, litotisé... Rien ne lui a été épargné. À ne pas mettre entre toutes les mains.

  • Le mystérieux personnage surnommé Le Propriétaire est peut-être le plus grand écrivain français du XXe siècle.
    Au terme d'une recherche patiente, difficile, périlleuse parfois, Pierre Jourde est parvenu à réunir les textes de ce génie méconnu. Il en donne, pour la première fois, une édition préfacée et richement annotée, qui jette un peu de lumière sur cette étrange figure à la vie tumultueuse, dont l'oeuvre risque fort de bouleverser notre conception de la littérature.

  • ALPHONSE ALLAIS (1854-1905) est le roi de l'humour de la Belle époque, expert en loufoquerie et canulars. Il régnait au cabaret du Chat noir, à Montmartre. On lui doit le projet de construction des villes à la campagne, la peinture « monocroïdale » (Récolte de la tomate sur le bord de la Mer rouge par des cardinaux apoplectiques) exposée au salon des Arts Incohérents quarante ans avant les premiers monochromes, sans oublier les inventions et les cocktails de son personnage fétiche, le fameux Captain Cap. Il a publié de nombreux contes, impertinents, lestes, cruels, désopilants, où la fantaisie la plus débridée s'associe à une logique en plein délire. Ce CD rassemble un choix de ses meilleurs récits.

  • " ces dessins muets viennent de loin, d'un monde qui n'a plus rien à voir avec le nôtre.
    l'obscurité de leur origine accentue encore cette distance. ce défilé d'images sans créateur est sui generis. qui l'a produit ? personne : le temps, l'obscurité, les vieux papiers. c'est cela que nous cherchons, aussi, en contemplant ces images, cette épaisseur du temps qui se creuse jusqu'à ces images, cette sensation d'éloignement qu'accentuent les intermédiaires, les éditions, les commentaires, le silence, l'inconnu, et pourtant cette présence immédiate, cette évidence du monstre.
    "

  • « La fable express est une parodie de fable, qui naquit à la fin du XIXe siècle, époque de fantaisie, d'invention et de jeu avec la langue. La recette en est simple : une poignée de vers de mirliton, aromatisés à l'absurde, à l'insolence ou à l'obscénité, et une « morale » en général très peu morale, qui parodie parfois dictons et lieux communs, mais sans obligation. La « morale » est à double sens : elle cache une autre formule, qui se prononce de la même manière mais dit tout autre chose.
    Bref, c'est un calembour. Le but ? Le jeu, le rire. » (P.
    Jourde) Après une savoureuse présentation, Pierre Jourde revisite en 101 fables ce drôle de genre littéraire, exercé entre autres par Alphonse Allais, Boris Vian et Marcel Gotlib. Un vrai manifeste pour une littérature humoristique et populaire.

  • Mal aimée par une mère avare et dure, sa fille unique hérite à sa mort d'un canapé-lit remarquablement laid. Elle charge ses deux fils et sa belle-fille de transporter la relique depuis la banlieue parisienne jusque dans la maison familiale d'Auvergne. Durant cette traversée de la France en camionnette, Pierre, son frère Bernard et son épouse Martine, échangent des souvenirs où d'autres objets, tout aussi dérisoires et encombrants que le canapé, occupent une place déterminante. À travers l'histoire du canapé et de ces objets, c'est toute celle de la famille qui est racontée, mais aussi celle de la relation forte et conflictuelle entre les deux frères. Dans cet incroyable road trip familial, Pierre Jourde se joue de l'autofiction, dresse le bilan de sa vie, raconte sa famille, ses amours et ses voyages... Un récit hilarant, tendre et érudit, parfois féroce dans la description des névroses familiales.

  • Winter is coming

    Pierre Jourde

    Gabriel, un des trois fils de Pierre Jourde, est mort à vingt ans d'une forme rarissime de cancer. Le récit évoque la dernière année de ce jeune homme plein de charme et de joie de vivre, doué pour les arts plastiques et la musique. C'est d'ailleurs l'une de ses chansons les plus écoutées, Winter is coming, qui a donné son nom au livre. La figure radieuse de « Gazou » hante le récit de la maladie : les anecdotes du bonheur enfui ponctuent l'élégie. Les parents et les proches luttent pour croire contre toute raison à une possible rémission, jusqu'à ce que le jeune corps athlétique soit réduit à une simple enveloppe secouée par la souffrance, jusqu'au dernier souffle expiré, une nuit à trois heures vingt, à Paris. Un texte poignant sur le deuil et l'amour paternel.

  • La première pierre

    Pierre Jourde

    «Dans ces terres reculées, dans ces pays perdus, on vit toujours plus ou moins dans une légende, dans l'image d'un chapiteau roman historié de scènes naïves et cruelles...» Pierre Jourde revient sur des événements qui en 2005 ont défrayé la chronique. Lors de la parution d'un de ses livres, Pays perdu, une partie des habitants du village d'Auvergne dont il était question dans le récit s'est livrée à une tentative de lynchage de l'auteur et de sa famille. Pierre Jourde y décrivait la rudesse de la vie dans ce hameau lointain dont il est originaire, mais aussi une fraternité archaïque, solide, des relations humaines à la fois brutales et profondes, tout cela raconté à l'occasion de la mort d'un enfant. Célébration d'un village aimé, le livre y a été reçu par certains comme une offense. La première pierre retrace les événements violents qui ont suivi la parution de Pays perdu, et propose l'analyse passionnante de leurs causes. Il offre aussi une magnifique démonstration des puissances de la littérature, en même temps qu'un récit vibrant d'émotion et d'admiration pour ces contrées et ces gens qui vivent dans un temps différent de celui des villes.

  • Paradis noirs

    Pierre Jourde

    Cette silhouette fantomatique, aperçue sur le quai d'une gare, est-ce bien celle de François, l'ami de jeunesse rencontré dans une école religieuse de Clermont et disparu depuis vingt ans? À partir de cette vision fugitive, la mémoire se met en marche. Qui était véritablement François? Les souvenirs de l'enfance et de l'adolescence affluent, dessinant une personnalité déchirée, contradictoire, fascinante. Était-il ce garçon cruel, machiavélique, qui a poussé ses camarades à commettre un acte dont la barbarie les hante encore? Était-il cet enfant solitaire élevé par une aïeule paysanne dans une maison noire dont les images l'obsèdent? Paradis noirs est un roman sur le poids de la mémoire et de la culpabilité, sur les inguérissables blessures de l'enfance.

  • Pays perdu

    Pierre Jourde

    Un soir de février, une voiture se dirige lentement vers un hameau isolé, au bout de l'autoroute, au-delà des collines, des friches et des bois. Dans le véhicule, deux frères. L'un d'eux vient toucher l'héritage du cousin Joseph, un ermite qui vivait dans une vieille masure. Un secret espoir les anime : ce sauvage a forcément dû laisser derrière lui un magot, des bijoux, quelques pièces d'or...
    Pour ces citadins revenus sur les lieux de leur enfance, cette chasse au trésor va inaugurer la plus surprenante des aventures intérieures.
    Comme dans les anciennes tragédies, l'action se déroule sur deux journées d'un hiver qui semble ne jamais vouloir finir. Les dieux qui régissent cette terre où il n'y a rien à faire sont grotesques et terrifiants. On les nomme Alcool, Hiver, Solitude...
    Ce « pays perdu » où l'on n'arrive qu'en s'égarant, ne se dérobe-t-il pas depuis toujours ?

  • « Lagarde et Michard conservaient cette denrée désormais introuvable : la littérature. Ils se sont arrêtés au XXe siècle. Animés par le pieux désir de prolonger la tâche de ces maîtres, nous avons voulu réunir quelques morceaux choisis parmi les dernières grandes oeuvres qui illuminèrent les lettres françaises à l'orée du XXIe siècle.

    Nous les avons annotées afin d'en souligner les beautés et d'en faciliter la compréhension pour le lecteur moderne. Les extraits sont assortis d'une panoplie d'exercices qui permettra à l'amateur de s'amuser à tester ses connaissances ou son savoir-faire en littérature. »

  • Pierre Jourde : Mettre en scène la prégnance de choses anciennes, les morts, les souvenirs, tout ce qui est de l'ordre du fané, du désuet, du décomposé. La force de ce qui n'est pas, mais qui par-delà le ridicule s'impose à nous. Cela prend à chaque fois la forme d'une danse (rock, rumba, valse), parce que la poésie est musique. Alors pourquoi ne serait-elle pas dansante ? On valserait sur elle, avec le fantôme des choses mortes.

    La sonorité est cacophonique, chocs de sonorités, constructions bancales, argot, comme si l'orchestre populaire de ce bastringue jouait des couacs. Ça sonne comme Rain Dogs de Tom Waits. Il y a aussi, un peu comme sur les partitions d'Erik Satie, des indications d'exécution, de petites formules en marge qui ont pour fonction de donner une inflexion, d'appuyer la loufoquerie triste du propos. Orchestré par Pierre Jourde, le recueil est interprété par Pierre Jourde, qui en est un autre, et qui fait chalouper les images comme Mimile fait chauffer le baloche.

  • Album illustré présentant toutes les espèces observables en Poitou-Charentes avec 500 photos et 180 cartes de répartition, réalisé par un collectif d'ornithologues amateurs et confirmés

  • A la mort du père et de retour à la ferme qu'il a fuie trente ans plus tôt, le narrateur de Pays retrouvé se retrouve plongé dans le passé. Que faire de cet héritage ? Des terres et de la maison ? Du Renault 421, ce tracteur sans cabine, joyau du père ?

    Dans Pays retrouvé, Jeff Sourdin et Pierre Jourde croi-sent leurs regards pour esquisser une vision personnelle de la ruralité, évoquer des lieux oubliés et redonner voix à un monde à part, comme hors du temps, le monde paysan.

  • Le Tibet sans peine

    Pierre Jourde

    À trois reprises, Pierre Jourde est allé parcourir les pistes du Zanskar, vallée désertique de l'Himalaya, à quatre mille mètres d'altitude. Le Tibet sans peine raconte ces longs périples sous forme d'une épopée cocasse, décrivant les tourments, les émerveillements et les ridicules de jeunes banlieusards occidentaux livrés à une nature démesurée. Traverser des glaciers avec un équipement de promeneur estival nécessite autant d'inconscience que de ténacité. À la description des paysages sublimes et de l'hospitalité des Tibétains répond celle du progressif délabrement du voyageur et de ses compagnons dans la dureté de l'épreuve. Un régal de lecture, une introduction espiègle à ces pays qui comportent " plus de montées que de descentes, contrairement par exemple à l'île de Ré ".

  • Tout commence dans un château délabré, hanté par des voix et des courants d'air, à la sortie d'un bourg noir près de Clermont-Ferrand. La secte qui l'occupe y périclite depuis la disparitionde son gourou. La fuite des membres devient problématique. On parvient encore à recruter, de temps en temps, un ex-communiste ou un chercheur au CNRS, mais les autres disparaissent, avalés par les couloirs brumeux ou récupérés par leurs familles. Deux ex-petits voyous, qui assurent le service d'ordre de la secte, entreprennent de reprendre les choses en main. Leur méthode de récupération des adeptes, quoique originale, pâtit d'une violence regrettable et d'une efficacité douteuse. Pour ne rien arranger, l'un est hanté par des voix intérieures qui le harcèlent, l'autre par une mère exagéremment envahissante. C'est au cours d'une de leurs expéditions que, par hasard, ils vont faire une trouvaille, celle qui va bouleverser leur destin, comme celui de la secte. La Cantatrice avariée est un objet littéraire non identifié : narration picaresque des aventures de deux petits truands, pleines de rebondissements, de fantaisie, de cruauté, d'événements étranges et depersonnages loufoques. C'est aussi un roman gothique à faire peur, où se rejoignent nécromanciens et ressuscités, un récit burlesque pour faire rire, et surtout, peut-être, une histoire de rédemption.

  • En 2011 sortaient les chroniques de Pierre Jourde, issues de son blog Confitures de culture, sous le titre C'est la culture qu'on assassine.
    Ses constats et ces questions étant toujours et peut-être même plus d'actualité aujourd'hui, il récidive en 2015 avec La Culture bouge encore ! Et le combat continue.
    Le célèbre romancier et critique littéraire explique comment les pouvoirs économique, politique et médiatique se conjugent pour nous plonger dans une nouvelle barbarie : abandon de l'école publique, transformation des universités en monstres bureaucratiques, télévision avilisante, mépris affiché de la littérature, mort de la culture populaire et disparition de l'esprit critique.

    De la société des médias à la littérature, en passant par l'art, Pierre Jourde trace un tableau cinglant de notre monde. Car face àcette agression, tous les coups sont permis, notamment l'ironie et la subversion !

  • L'heure et l'ombre

    Pierre Jourde

    • Balland
    • 25 Août 2006

    Saint-Savin. Tout part d'un nom, celui d'une petite ville balnéaire, dans les syllabes duquel se concentrent le parfum de vacances passées et la magie d'un amour d'enfance pour une petite fille merveilleuse. Le narrateur le prononce, une nuit d'été, devant la jeune femme qu'il aime. Il décide d'y revenir avec elle, sans attendre. Ils prennent la route. Pendant ce long voyage nocturne, elle lui raconte un épisode de sa vie passée, la trouble attirance qu'elle a autrefois éprouvée envers une petite fille et son père, un solitaire obsédé par d'étranges visions de forêts crépusculaires. Progressivement, ce récit amène le narrateur à se demander si cette histoire ne recèle pas la clé de ce passé vers lequel il revient, et dont toutes les ombres commencent à lui apparaître. Ce retour va changer le cours de son existence. Sur ce qu'il croit avoir vécu, d'autres personnages, qui prennent tout à tour la parole, apportent un éclairage différent. De récit en récit, les années passent, obsédées par ce passé inépuisable, qui n'en finit pas de produire de la vie. Est-ce la vie qui a engendré des histoires, ou cette vie n'est-elle que le produit d'une fiction infinie ?

  • la nubie est une vieille république d'afrique, de tradition musulmane, mais convertie depuis longtemps à la laïcité.
    une forte proportion de nubiens est issue de l'immigration belge, venue des plaines misérables de flandre ou de wallonie. or, la nubie peine à intégrer cette population, notamment. les jeunes. les fortes traditions catholiques des belges se heurtent à la laïcité. dans les banlieues, on croise de plus en plus de grandes femmes blondes empaquetées clans des jupes plissées grises et des lodens bleu marine.
    des bandes de jeunes belges font régner l'insécurité dans les faubourgs des grandes villes, mettent les chansons d'annie cordy à plein volume sur leurs autoradios, attaquent les pompiers et la police. l'antisémitisme progresse dangereusement parmi eux. heureusement, ce n'est pas en france que de telles choses pourraient se produire.


  • Celui qui ouvrira ce livre verra l'origine du monde. Vue de beaucoup plus près que Courbet : photographies, en gros plan, d'un sexe féminin. Plus encore : sexe au carré, multiplié par quatre, disposé en collages étranges. Celui qui ouvrira ce livre verra l'objet secret. Rien n'en est voilé, et pourtant il contemplera tout autre chose que ce à quoi il s'attendait. Plus on le scrute de près, plus l'objet désiré se diffracte, se démultiplie, se métamorphose. L'origine du monde est ce chaos, ce Big bang des formes. Il suffit de le déplier en ses quatre parties, le monde entier y est contenu. Celui qui ouvrira ce livre verra la diversité monstrueuse de la vie, avec ses insectes, ses plantes carnivores et ses mastodontes, surgir de l'émouvante fragilité d'une vulve.
    Henri Maccheroni, peintre, photographe, graveur, a publié de nombreux ouvrages. Maintes expositions lui ont été consacrées, tant en France qu'à l'étranger. Il a fondé le Centre National d'Art Contemporain de la Villa Arson, à Nice.
    Pierre Jourde, essayiste, poète, romancier, est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages. Il a récemment publié Littérature monstre (L'Esprit des péninsules) et Paradis noirs (Gallimard). Aux éditions Voix d'encre, il a fait paraître Haïkus tout foutus, avec le peintre Kristian Desailly, et a contribué au recueil collectif Qui rira le dernier.

  • Voilà un demi-siècle, que Philippe Jaccottet assume la tâche poétique d'un porte-voix.
    Par ses traductions, ses textes critiques essaimés dans ses différents carnets ou rassemblés en volumes, par ses écrits poétiques, il déplace et vivifie sans relâche les genres littéraires. De texte en texte, croisant les voix d'auteurs multiples, Jaccottet suscite, dans son phrasé propre - vers et prose conjugués - des polyphonies neuves, et aménage ce faisant les voies à venir de " transactions secrètes ".
    D'année en année, l'écriture de Jaccottet redessine la figure absentée, et d'autant plus exemplaire, du poète. On trouvera dans ce recueil des analyses portant sur tous les aspects de l'oeuvre de Philippe Jaccottet, le poète, le traducteur, le prosateur, le critique.

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