• Printemps, première saison. Des mythes antiques mêlent renouveau de la végétation et espoir d'échapper à la mort. Couronnes de fleurs tressées décorent les maisons et sont les accessoires de toutes les processions. La tradition qui consiste à planter des " mais " s'est perpétuée jusqu'à nous. Nombreuses sont les fêtes des fleurs. Pour certains, le printemps, c'était, et c'est parfois encore, la saison du départ. Pessa'h, la Pâque juive, commémore le retour d'Egypte et la libération du peuple juif. De mars à juin, les fêtes chrétiennes se succèdent. Pâques est pour les enfants l'occasion de chercher les neufs que les cloches ont soi-disant rapportés de Rome. Au mois de mai, les femmes de tout âge sont à l'honneur. Prières et processions ont pour objectif de protéger les futures récoltes de l'été.

  • La première moitié du XXe siècle est tragiquement marquée par deux guerres mondiales : bien des enfants en sont victimes. A la campagne, la vie familiale reste dominée par le travail auquel les enfants participent. Partout en France, l'école publique élève le niveau d'instruction et joue son rôle d'intégration et de promotion sociale. Les années 1950 marquent une rupture. Le rajeunissement de la population consécutif au baby-boom, l'avènement de la société de consommation, le développement d'une civilisation des loisirs, l'allongement de la scolarité obligatoire, l'affirmation de l'adolescence comme une " classe d'âge ", l'abaissement de la majorité à dix-huit ans, autant d'évènements qui, au cours de la seconde moitié du siècle, modifient en profondeur le statut des enfants et leur mode de vie.

  • Dans l'hémisphère nord, l'été est la saison la plus chaude de l'année et celle où les jours sont les plus longs. Les fêtes d'été, nombreuses et variées, sont des fêtes collectives se déroulant à l'extérieur de la maison. Autrefois, elles réunissaient la communauté villageoise et étaient liées essentiellement aux activités agricoles ou pastorales. Aujourd'hui, avec l'urbanisation croissante et la généralisation des congés payés, les fêtes sont liées au tourisme. Elles sont spectaculaires, historiques et culturelles, remettant à l'honneur les choses du passé, rehaussant le prestige d'un village ou d'une région. Toutes ces fêtes sont gaies et colorées et donnent lieu à des réjouissances profanes comme les concours, joutes nautiques, courses de vaches et taureaux, spectacles et feux d'artifice.

  • Vincent Van Gogh

    Karine Delobbe

    Considéré comme l'un des pères de l'art moderne, Van Gogh a, malgré une carrière artistique courte, laissé un nombre d'oeuvres phénoménal. Solitaire, taciturne, incompris, il choisit la voie de l'art car seul celui-ci lui permet de se révéler et d'exprimer son besoin d'amour. Mais cette passion trouble sa raison, son seul choix sera de se donner la mort. Cette biographie, ponctuée d'anecdotes et d'extraits de lettres écrites par Van Gogh à son frère Théo, donne l'envie de découvrir l'oeuvre d'un des plus grands peintres de l'histoire de l'art. Van Gogh s'est attaché à peindre surtout la vie pénible des pauvres gens pour "... laisser un souvenir sous forme de dessins ou de toiles, non pour satisfaire à un certain goût artistique, mais pour exprimer un sentiment humain sincère ".

  • Dès l'Antiquité, des marins audacieux se lancent sur les mers Océane. Ils en longent d'abord les côtes. Au haut Moyen Age, les Vikings, en quête de terres nouvelles et d'aventures, traversent l'Atlantique Nord. En 1487, Barthélémy Diaz double le cap de Bonne-Espérance. Dix ans plus tard, Vasco de Gama atteint les Indes. Ainsi les Portugais s'assurent-ils le monopole du commerce dans l'océan Indien. A la même époque, les souverains espagnols chargent Christophe Colomb de trouver une route maritime à l'ouest qui le mènerait aux Indes. Et c'est ainsi qu'il découvre un nouveau continent auquel on attribuera le prénom d'Amérigo Vespucci. Au début du XVIe siècle, la découverte par Balboa de l'océan Pacifique conduit Magellan à accomplir le premier tour du monde. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Hollandais, Français et Anglais, en quête d'un hypothétique continent austral, explorent le Pacifique. Les expéditions ont un but avant tout scientifique. Après les grands voyages de circumnavigation vient le temps de l'exploration sous-marine des océans. Des instruments et engins de haute technologie permettent de scruter leur fond, de le décrire et d'effectuer des mesures dans le but d'établir sous peu des prévisions océanographiques à l'échelle de la planète.

  • D'Héraclès à Romulus et Remus, l'enfant est présent dans la mythologie gréco-romaine.
    Quant aux enfants nés de mortelles, encore faut-il qu'ils soient acceptés. En cas d'abandon, le nouveau-né, s'il n'est pas adopté par une autre famille, est condamné à la mort ou à l'esclavage. En Gaule romaine toutefois, l'apport celtique humanise ces pratiques : l'enfant semble mieux accueilli. Penseurs grecs et romains jettent les bases d'une éducation de l'enfant auxquelles faisons référence aujourd'hui encore.
    Mais ces principes ne concernent que les enfants des citoyens, eux-mêmes futurs citoyens. Au-delà du statut de l'enfant, c'est de sa vie - parfois courte - que nous parle cet album : sa nourriture, ses vêtements, mais aussi ses jeux favoris.

  • Oui à la différence

    Karine Delobbe

    • Pemf
    • 1 Avril 2004

    Dix photos pour découvrir, réagir, s'attendrir, sourire, s'indigner, se révolter sur des faits de société : pollution, guerre, différence, bonheur. Le regard des enfants devant ce monde d'adulte, les sentiments qu'ils mettent en mots : leurs révoltes, leurs indignations, mais aussi leurs enchantements, leurs bonheurs, toute la poésie et l'imaginaire de l'enfance. Des " grands " pour réfléchir, ponctuer. Des mots de " grands " pour nous aider à regarder...

  • La littérature jeunesse, forme à part entière de la littérature, s'adresse aux enfants et aux jeunes adolescents. Au Siècle des lumières, le statut de l'enfant évolue et l'idée d'une littérature spécifique se fait jour. Au XIXe siècle, des réseaux d'éditeurs spécialisés se mettent en place. Au XXe siècle, des écrivains célèbres écrivent pour la jeunesse. Les progrès techniques permettent à des illustrateurs talentueux de donner une large part à l'image. Dans la première moitié du siècle, les éditeurs s'efforcent de concilier qualité littéraire et artistique avec une exigence pédagogique scrupuleuse. Les années 1970 marquent un tournant : on assiste à une véritable explosion de l'image. Tous les genres littéraires sont représentés. Éditeurs et libraires spécialisés offrent un éventail de productions de plus en plus large, tandis que bibliothécaires et enseignants collaborent pour faire de la lecture de jeunesse un domaine où le plaisir contribue à la culture.

  • Mozart

    Karine Delobbe

    • Pemf
    • 18 Septembre 2003

    Ce génie de la musique, qui écrit son premier concerto à quatre ans et compose, en trente-cinq ans d'existence, plus de 700 oeuvres, n'a pas toujours eu la vie facile car il a choisi la liberté pour devenir le premier compositeur indépendant du XVIIIe siècle. Ce qui lui a valu de mourir dans la pauvreté. Cette biographie, ponctuée d'anecdotes et d'extraits de lettres, a pour but de donner l'envie d'écouter sa musique, si pleine d'élégance et de pureté.
    Ce compositeur surdoué a dit un jour : "Personne ne s'est donné plus de mal que moi pour apprendre, et je puis dire qu'il n'est pas un maître de quelque notoriété dont je n'aie longuement étudié les partitions."

  • Carnaval

    Karine Delobbe

    Les fêtes carnavalesques anciennes, qui célébrent le passage de la morte saison au renouveau, se caractérisent par un bouleversement de l'ordre établi. Au haut Moyen Âge, l'Église, soucieuse d'encadrer les traditions païennes, place Carnaval entre Noël et Pâques. La fête sert désormais de défoulement avant d'aborder la période d'abstinence du carême. Elle prend une dimension satirique en permettant une critique des événements du moment. Mais c'est surtout une fête vive et colorée, avec ses masques et déguisements d'une grande diversité, ses bruits, sa musique. Avec, aujourd'hui, sur des rythmes latino-américains, ses batailles de fleurs ou de confettis et son mannequin de paille mis à mort à la fin de la fête.

  • La vie humaine est ponctuée de fêtes qui scandent les âges de la femme et de l'homme. La cérémonie du baptême ou celle de la circoncision marquent l'entrée de l'enfant dans la communauté des croyants. La communion chrétienne ou la bar-mitsva juive sont des rites de passage de l'enfance à l'adolescence. Le mariage, précédé ou non des fiançailles, occasionne des cérémonies et des festivités différentes selon les religions, mais il est lui aussi rite de passage. Les funérailles revêtent un aspect festif en ce sens qu'elles donnent lieu à des retrouvailles familiales. D'autres fêtes privées sont aussi l'occasion de réunir la famille. Elles sont appréciées de tous car elles resserrent les liens familiaux.

  • Au cours de l'histoire, la définition même de la jeunesse a évolué, en fonction notamment de l'espérance de vie. Entre enfance et âge adulte, on parle aujourd'hui d'adolescence, mais la jeunesse dépasse cette période aux frontières mal définies. Les fêtes qui en scandent le déroulement contribuent à l'épanouissement de la vie affective et intellectuelle, à l'affirmation de la féminité pour les unes, de la virilité pour les autres. Au-delà du divertissement, les fêtes constituent, pour les garçons surtout, des rites de passage. Les épreuves auxquelles ils doivent se soumettre pour accéder à l'âge adulte se retrouvent à toutes les époques et dans toutes les sociétés. La violence est pour eux un mode d'expression que le sport a plus ou moins réussi à canaliser. Au cours du XXe siècle, la fête a oscillé entre expression et manipulation. Depuis les années 1950, dans les sociétés occidentales fortement urbanisées, la fête est devenue fréquente et diverse; elle a investi différents lieux, tant publics que privés, de la salle de bal aux vastes espaces, de la maison au stade.

  • Depuis les temps les plus reculés, les hommes se sont déplacés. Par nécessité économique d'abord, par désir de conquête et d'exploration ensuite. Les civilisations antiques bénéficiant d'un sol fertile ont pu développer leurs productions agricoles et artisanales et, par conséquent, leur commerce avec d'autres régions et d'autres peuples. Ceux du bassin méditerranéen ont commercé par terre mais aussi par mer. Les uns, comme les Grecs, ont fondé un empire, les autres comme les Phéniciens se sont contenté d'établir des comptoirs tout au long des rives de la Méditerranée. Au Moyen Age, le déplacement de foules considérables lié aux pèlerinages et croisades provoque l'essor des échanges commerciaux. Se met en place une véritable économie marchande. Mais les progrès de la navigation et ceux de la géographie poussent les navigateurs à ouvrir des routes maritimes vers l'Asie, entraînant le déclin du trafic en Méditerranée.

  • L'espèce humaine conquiert très tôt l'espace terrestre, mais il faut attendre le néolithique pour voir se constituer les premiers foyers de peuplement durable. D'Hérodote à Livingston en passant par Marco Polo, nombreux sont les audacieux explorateurs qui ont cherché à découvrir, parcourir et observer des terres nouvelles. L'intérieur des continents reste longtemps 'terre inconnu " et la curiosité que suscite leur découverte génère espoirs et déceptions, saine concurrence ou lutte déloyale, cohabitation ou massacres. Les motivations sont diverses et évoluent avec le temps : élargissement d'un espace vital, conquête et organisation d'un territoire, conversion de population à une religion en expansion, création et contrôle de voies commerciales.

  • Jean Jaurès

    Karine Delobbe

    Le combat pour le progrès social. Issu de milieu modeste, Jean Jaurès fait pourtant de brillantes études, tour à tour normalien, professeur puis maître de conférences et journaliste. Sa vocation d'orateur le pousse à embrasser une carrière politique. Elu à vingt-six ans député du Tarn sur la liste des républicains modérés, il partage les luttes des travailleurs et se bat pour le progrès social qui ne peut être réalisé, selon lui, que par le biais de réformes. Peu à peu, il vient au socialisme avant d'en devenir une des grandes figures. Tout au long de sa vie, il oeuvre pour l'unité du Parti, n'hésitant pas à défendre la participation des socialistes au gouvernement bourgeois, quand c'est nécessaire. Tantôt admiré, tantôt calomnié, il poursuit dans la voie qu'il croit être juste, avec cette force de conviction et ce désintéressement qui le caractérisent. Son dernier combat est pour la paix. Mais il ne peut empêcher l'avancée vers la guerre et, s'étant attiré la haine des milieux nationalistes, il est assassiné trois jours avant que n'éclate la Première Guerre mondiale.

  • Pendant le Moyen Âge en Occident, l'enfant est le plus souvent élevé dans le cadre d'une famille chrétienne. Délivré du péché originel par le baptême, il est désormais à l'image de l'Enfant Jésus. Les enfants sont en principe de mieux en mieux protégés et aimés. Cependant le nombre d'enfants en danger reste très élevé : beaucoup meurent en bas âge ; d'autres sont victimes de la guerre, de la misère ou de la maladie. Les enfants abandonnés sont recueillis dans des hôpitaux où ils reçoivent une éducation chrétienne. Ceux qui vont à l'école sont de plus en plus nombreux. Dans les villes sont créés des collèges et des universités. Mais la majorité des enfants sont placés en apprentissage. Seuls quelques privilégiés profitent d'une " enfance dorée ".

  • De la Renaissance aux Lumières, trois siècles qui voient évoluer le statut de l'enfant et sa place dans la famille. D'Erasme et de Montaigne au XVIe siècle à Rousseau au XVIIIe, des débats pédagogiques ont lieu ; des idées nouvelles sur l'éducation des enfants se font jour, mais elles ne sont mises en pratique que dans les couches sociales privilégiées. Pour les enfants du peuple, la précarité reste la règle. Nombreux sont encore les enfants abandonnés. Cependant, l'Eglise met en place des établissements pour accueillir et élever les orphelins et les enfants des rues : hospices et écoles charitables contribuent à leur encadrement. Dans les familles modestes, l'école tient peu de place et les enfants sont mis très tôt au travail : les filles sont placées comme domestiques, tandis que les garçons deviennent apprentis. Dans tous les milieux cependant, on constate un attachement croissant aux enfants qui annonce la famille moderne.

  • La Révolution française pose le principe de la prise en charge par la nation de l'éducation et de la protection de l'enfant. Mais les mesures prises sont sans effet. La Ire République honore des enfants parmi ses héros. Le Code civil fonde la famille sur la toute-puissance paternelle, ce qui marque un retour à la tradition. Le XIXe siècle est fortement marqué par la Révolution industrielle et la montée de la bourgeoisie. Si à la campagne la vie des enfants change lentement, il n'en est pas de même en ville. De grandes différences existent entre familles bourgeoises et familles ouvrières. Au sein des premières, l'enfant jouit d'un cadre matériel favorable ; aimé, voire choyé par les siens, il apprend les " bonnes manières " qui l'aideront à prendre place dans la société. La vie est plus précaire dans les familles ouvrières. Si la dignité est un moyen de supporter le pauvreté, elle n'évite pas la misère. Beaucoup d'enfants sont obligés de travailler à la mine ou dans les usines, dans des conditions très dures. Ce n'est que dans la seconde moitié du siècle que sont établies des lois qui réglementent le travail des enfants. La prise en charge de l'éducation de tous les enfants est réalisée par la IIIe République qui crée l'école publique gratuite, laïque et obligatoire. Celle-ci a entre autres pour buts celui de former de futurs citoyens.

  • Un petit loup

    Karine Delobbe

    Ce petit loup encore très jeune voudrait bien jouer avec d'autres animaux. Mais l'oiseau ne veut pas le louveteau comme compagnon de jeu et il s'envole. Le mouton effrayé détale, le crapaud s'enfonce dans la mare et le hérisson se met en boule tous piquants dehors... Dur apprentissage des lois de la nature ! Fort heureusement à la fin de cette quête infructueuse, Petit Loup désespéré trouve du réconfort dans les pattes tendres de sa maman. Utilisation des verbes des sens (voir, sentir, entendre, toucher). Emploi du présent et de l'infinitif (pour jouer). Différents modes de vie des animaux.

  • Les premiers sculpteurs travaillent diverses matières. Les techniques se perfectionnent avec l'utilisation de nouveaux outils et de nouveaux matériaux. Au fil des siècles, la sculpture orne les temples grecs, les églises chrétiennes, les palais de la monarchie, les édifices civils de la République. Les statues assurent l'immortalité aux pharaons, honorent les dieux grecs, glorifient empereurs, rois et généraux. Elles enseignent aux croyants l'histoire sainte. De la statuaire antique aux, mobiles de Calder en passant par les marbres sculptés de Michel Ange ou de Rodin, la sculpture participe de tous les mouvements, de tous les styles.

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