• Ce livre présente une rétrospective de David Goldblatt, une fi gure clef de la photographie contemporaine. Dès ses premières séries photographiques, il dévoile sa sensibilité sociale et sa conscience politique. Sa photographie sera toujours en relation étroite avec l'évolution de la situation de son pays natal, l'Afrique du Sud.
    Cette monographie rassemble de nombreuses séries parmi les plus infl uentes de Goldblatt, y compris On the Mines, Some Afrikaners et Structures mais également d'autres moins connues comme Kas Maine. On y retrouve aussi son processus de creation et ses publications dans la presse. Un texte inédit du photographe complète les essais d'Ivor Powell et Karolina Ziebinska-Lewandowska qui explorent tous deux le travail de Goldblatt dans le contexte de l'histoire politique et culturelle sud-africaine, ainsi que sa contribution à l'histoire de la photographie

  • La plus grande rétrospective jamais consacrée en France à l'oeuvre de Dora Maar (1907-1997) vous invite à découvrir tous les volets de son travail, au travers de plus de cinq cents oeuvres et documents.

    D'abord photographe professionnelle et surréaliste, puis peintre, Dora Maar jouit d'une reconnaissance incontestable. Bien loin du modèle auquel sa relation intime avec Pablo Picasso la limite trop souvent, l'exposition retrace le parcours d'une artiste accomplie, d'une intellectuelle libre et indépendante.

    L'exposition est organisée en coproduction avec le J. Paul Getty Museum Los Angeles et en collaboration avec la Tate Modern (Londres).

    L'exposition est organisée avec le soutien exceptionnel du Musée national Picasso-Paris

  • L'univers de Kobro et Strzeminski.
    Le mouvment artistique de l'Unisme reconnaît dans l'existence objective du tableau sa seule raison d'être, voulant ainsi éliminer toute valeur non plastique : évocative, émotive, symbolique.
    Ce programme artisique fut proposé par Katarzyna Kobro et Wladyslaw Strzeminski, deux figures incontournables de l'histoire des avant-gardes artistiques des années 1920 et 1930.
    Collaborateurs de Kasimir Malevitch et Vladimir Tatline, les deux artistes ont toujours été persuadés de l'indispensable rôle social de l'art tout en restant fidèles à la notion de l'art pur, à savoir à une peinture non seulement dans son état brut, mais aussi qui est capable d'accompagner et de bouleverser le quotidien de son spectateur.
    C'est pour cette raison qu'ils ont consacré leur vie à l'enseignement et la diffusion de l'art moderne dans la société à travers des publications ou la création d'une collection publique qui deviendra ensuite la première d'Europe.
    Ce couple, à la fois professionnel et personnel, incarne pleinement les idées des courants artistiques tels que le Constructivisme ou le Suprématisme, d'autant plus qu'ils en ont proposé l'évolution dans la théorie et la pratique de l'Unisme.

  • Au début du XXe siècle, les artistes d'avant-gardes tels Alexandre Rodchenko, Laszlo Moholy-Nagy, György Kepes ou Herbert Bayer, exploitent, dans leurs travaux graphiques, les nouvelles possibilités offertes par la photographie. Collages, photomontages ou abstractions lumineuses expriment, selon eux, plus directement que le dessin ou la peinture, les caractéristiques de l'environnement industriel.

    Mais ce que l'on sait moins est que ce dialogue entre photographie et arts graphiques est particulièrement fécond pendant les deux décennies qui suivent la fin de la Seconde Guerre mondiale (1945-1969). Si plusieurs graphistes s'essaient alors à la pratique du photomontage, d'autres affectionnent plutôt l'abstraction formelle permise par la photographie. Leurs photogrammes et dessins lumineux, obtenus grâce à d'innovantes expérimentations, sont appliqués à la publicité, à des affiches d'évènements culturels, à des couvertures d'ouvrages ou de pochettes de disques. Dans cette lignée, Gérard Ifert (Bâle, 1929), William Klein (New York, 1928) et Wojciech Zamecznik (Varsovie, 1923-1967) inventent, dans les années 1950 et 1960, de nouvelles formes d'expressions « photo-graphiques ». Ces trois personnalités, actives dans des domaines d'application distincts, opèrent néanmoins dans des contextes culturels assez proches, marqués non seulement par l'héritage du Bauhaus, mais également par celui de l'art concret et par les développements contemporains de l'abstraction gestuelle ou du cinétisme. Au moyen de captations photographiques des vibrations lumineuses, d'effets rythmés de montage et de jeux de couleurs, tous trois s'attachent à retranscrire les sensations dynamiques telles la vitesse, l'expérience de la foule ou l'ultra-mobilité.
    Cet ouvrage présente plus de 200 photographies et documents, pour la plupart inédits ou méconnus, qui éclairent un pan important de l'histoire des relations entre photographie et arts graphiques dans les années d'après-guerre. Un texte de Julie Jones replace le photographisme dans l'histoire de la photographie, un texte de Catherine de Smet éclaire le travail de chacun des artistes au regard du graphisme, tandis que Karolina Lewandowska retrace leur parcours.

  • Zbigniew Dlubak (1921-2005).
    Théoricien de l'art, il se forma en autodidacte à la peinture et au dessin au tournant des années 1940. Il réalisa ses premières photographies alors qu'il était interné au camp de concentration de Mauthausen (à la suite de sa participation à la résistance armée et au soulèvement de Varsovie de 1944). Il développera cette pratique après la guerre lors d'un séjour en sanatorium où, privé de matériel de peinture, il se lance dans la photographie expérimentale. Dans les années 1947-1949, il prend une part active à la vie artistique polonaise: il est membre du «Club des jeunes artistes et scientifi ques» et il a sa première exposition personnelle. En 1948 il expose à Cracovie à la « 1ère Exposition nationale d'art moderne », organisée par Tadeusz Kantor. Rattrapé par la vision restrictive et régressive de l'art du parti communiste au pouvoir en Pologne, Dlubak arrête la photographie. En 1953 il devient rédacteur en chef de la revue Fotographia monthly (où il travaillera jusqu'en 1972), et se remet progressivement à la photographie en documentant la réalité (paysages urbains, photos de son studio). Dans les années 1960, il s'intéresse aux nus, et dans les années 1970 il se concentre sur l'étude de la représentation soumise aux systèmes. Dans les années 1980 il revient, avec sa série méditative « Asymetrie », à une forme d'abstraction, réalisée en parallèle en peinture et en photographie.

    Cet ouvrage, qui accompagne la première exposition personnelle de l'artiste en France, présente son travail en 4 parties thématiques :
    - Vers l'abstraction, qui montre l'ensemble de photographies abstraites réalisées entre 1948 et 1950 qui reste par sa cohérence et son originalité, exceptionnel dans l'histoire de l'art ; ainsi que sa série Asymétrie, réalisée à partir de 1980 pendant les vingt dernières années de son activité artistique. Une évidente proximité des formes se dégage de ces deux ensembles, mais le dernier est entamé au moment où l'artiste a derrière lui sa fascination pour le structuralisme et les théories du langage et où sa conscience de l'image est toute autre.
    - Peintures et esquisses, qui présente son travail pictural et met en évidence les liens formels entre ses deux pratiques.
    - Proximité du réel, beauté du quotidien, à travers plusieurs séries réalisées dans les années 1960-1970 (Existences ; Paysages ; et plusieurs nus) qui surprennent par leur intensité et leur attention portée à ce qui devrait être marginal. Dans ces travaux l'appareil photo semble être un outil de documentation du réel mais il est en fait un moyen de dénoncer le réalisme photographique promu par le pouvoir en place.
    - Représentation soumise aux systèmes qui explore la notion de signe dans l'images et qui débouchera sur ses montages photographiques, véritable mise en abîme de l'image photographique dans l'image.

  • Des mains se détachent dans la pénombre devant le vacarme et l'anonymat de la grande ville. Elles évoquent la rencontre avec l'autre et l'arrêt sur son histoire. Des moments qui permettent de dépasser le chaos et l'hostilité de la métropole observée à travers la vitre. La nouvelle réalisation d'Anna Malagrida, pour la Carte blanche PMU, est faite de contrastes. Au centre il y a la métropole où se croisent des millions de destins humains ; la métropole dont l'attractivité, l'intensité et le capital économique attirent les indi-vidus du monde entier qui espèrent y trouver une vie meilleure. Mais c'est également la métropole qui repousse, isole, déçoit. Anna Malagrida s'arrête sur cette contradiction et la soumet à une obser-vation intense.
    Pour les photographies qu'elle propose, l'artiste tourne la caméra vers l'intérieur, un intérieur comme celui d'un bar et s'introduit parmi ceux qui sont là. Elle les regarde de près, mais elle les écoute aussi - les fragments d'histoires qu'elle a recueillis sont inscrits sur les murs de la galerie. Les images sont très sombres, les mains sont le seul élément qu'on y distingue.

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