Autrement

  • Ils sont tous deux allemands. L'un est juif, l'autre non, et leur amitié semble indéfectible. Ils s'expatrient pour fonder ensemble une galerie d'art en Californie, mais, en 1932, Martin rentre en Allemagne. Au fil de leurs échanges épistolaires, Max devient le témoin impuissant d'une contamination morale sournoise et terrifiante : Martin semble peu à peu gagné par l'idéologie du IIIe Reich. La tragédie ne fait que commencer...

  • Les adolescents au coeur de ces quatre histoires apprennent que devenir un homme peut être une souffrance, un piège, un étau qui lentement se resserre.
    Humiliation, remords, mélancolie et solitude scandent ces nouvelles pénétrantes et lucides de l'autrice d'Inconnu à cette adresse.

  • Quatre femmes et un homme confrontés à la cruauté des rapports entre les êtres, cinq tranches de vies qui se déploient délicatement. Grâce à son art subtil de la demi-teinte, Kressman Taylor met en scène dans ces nouvelles ces drames infimes, ces petites déchirures qui parfois bouleversent une existence. Les derniers récits de l'autrice d'Inconnu à cette adresse.

  • Le 3 novembre 1966, un déluge s'abat sur Florence. L'Arno, déjà gonflé par les pluies d'automne, se transforme en « torrent ocre, rugissant. C'est une crue totale, comme peuvent l'être un feu de forêt ou un ouragan fauchant la campagne et couchant les arbres ». Le centre historique est ravagé. Amoureuse de Florence où elle s'est établie à la retraite, Kathrine Kressmann Taylor fait la chronique du drame, heure par heure.
    L'Arno qui monte inexorablement, les privations, le sentiment d'abandon... Et, lorsque le fleuve redescend, l'ampleur de la désolation : « Le long des quais de l'Arno, lentement, péniblement, comme si chaque pas leur faisait mal, les Florentins défilent en silence, s'arrêtent, repartent.
    À jamais leurs visages resteront gravés dans notre mémoire : leurs regards stupéfaits, leurs bouches tordues de douleur, l'interdiction, le choc de la prise de conscience. » A travers une série d'instantanés frappants, l'auteur fait partager la détresse des commerçants ou artisans florentins, qui ont tout perdu.
    Elle décrit précisément l'ampleur effrayante des dégâts subis par le patrimoine. Mais face à l'énorme quantité de boue qu'il faut déblayer, les habitants ne se découragent pas, et ce journal débouche sur plusieurs notes d'espérance : la résilience des Florentins, la restauration des oeuvres d'art, une ville qui renaît grâce au courage des gens simples et à la solidarité internationale.

  • Tous les matins, lorsqu'il se réveille, Monsieur Pan a peur pour sa vie. Il a peur de se noyer, peur des insectes aux piqûres mortelles, peur de la maladie qui, croit-il, le ronge. Peur de tout ! Car tous les matins, Monsieur Pan est persuadé qu'il va mourir ! et cette pensée l'obsède jusqu'à en oublier le monde autour de lui existe, jusqu'à en oublier l'essentiel. Un magnifique conte, délicat et sensible, par l'auteur de Inconnu à cette adresse.

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