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  • Payer le mal à tempérament Nouv.

    Dans ce livre, qui rassemble deux articles parus en 1981 dans la revue Topique, la philosophe Simone Debout revient sur l'apport décisif de la pensée de Donatien Alphonse François de Sade dans la construction du système imaginé par l'utopiste Charles Fourier : l'Harmonie. Dans une langue riche et précise, elle montre comment les deux penseurs, en faisant la critique des « moralistes » des Lumières (et de la Révolution française), ont pointé les limites et les dérives d'une civilisation, la nôtre, où le mouvement passionnel est entravé, suborné dirait Emmanuel Loi, par le fétichisme de la marchandise. Dénonçant la misère de la fausse industrie et prônant les richesses partagées d'un nouveau monde amoureux, Fourier établit des plans à partir de sa découverte majeure des lois de l'attraction passionnelle.

  • "Perdant ses feuilles, trouées telle une dentelle de Bruges, le platane suffoque. Quel est le traitement, comment peut-on faire pour éradiquer une minuscule crapule qui assèche sûrement les mastards tavelés qui bordaient nos nationales ? Car, rappelons-le, l'ombre d'un arbre lui est avant tout nécessaire, elle protège sa base et ses racines de la sécheresse de l'exposition directe au soleil. Le long de certains boulevards de Marseille, aux Aygalades, ou plus loin à Fenouil où j'ai habité treize ans, un sale jour, des types harnachés viennent ratiboiser le malade marqué d'un rond bleu ; les émondeurs nettoient leur chaîne avec un désinfectant mais oublient parfois de ramasser la sciure qui voltige contaminer les collègues. Et en moins de cinq ans le boulevard est dépeuplé."

  • L'album original spooky two, au blues rock charpenté, jouissif et psychédélique est paru en 1969.
    De la même qualité que led zeppelin - en moins hard -, il est une bonne synthèse du blues-rock anglais de cette époque. hormis ces favoris, subsiste pour moi un groupe emblématique de la richesse bariolée du patrimoine ressuscité de la gigue ou autre ritournelle du folklore anglais avec le majestueux pentangle, c'est spooky tooth, la dent creuse, la dent de lait, la dent de la fortune. pas stars, pas connus, ils ont publié seize albums, se sont séparés, recomposés, le lot ordinaire des groupes dont les gazettes best, rock & folk, village voice nous rabattaient les oreilles, spookytooth et en particulier spookytwo, leur second album, considéré par tous comme leur joyau, leur blason.

  • Sous presse

    Emmanuel Loi

    Toutes nos sociétés fonctionnent avec le soutien de dispositifs informatifs visant à contrôler au mieux la pensée des gens.
    En France et dans la plupart des sociétés libérales se revendiquant de la démocratie, ces dispositifs, dont le rôle est la mise à disposition du grand public d'un prêt-à-porter de ce que l'on doit penser, ont mis au point des paroles qui lient avec intelligence ce qui doit d'évidence ne pas être mis en péril et ce qui est proclamé comme criticable, voire inacceptable donc révisable. Ce travail aboutit à de réels succès, tant ce formatage de la pensée provoque de réels mouvements de foule sur les notions, fort chrétiennes, du bien et du mal -ce qui évite de penser l'événement de façon politique.
    Ainsi se fabrique la notion de bonne conscience, qui permet à chacun de se croire dans une posture critique voire révoltée, alors même que nous ne faisons que trépigner inutilement là où on nous demande de " faire ". Le texte d'Emmanuel Loi, écrit dans la plus pure tradition du pamphlet, c'est-à-dire écrit dans l'impulsion d'une colère ouverte, démonte le fonctionnement de cette presse qui se fait le gardien de cette bonne conscience.
    Il ne s'agit pas là d'être " contre la presse ", mais bien de démonter les systèmes informatifs sous ordre, policés et, parfois, policiers, qui veulent gouverner jusqu'à nos doutes, et nous font croire que nous vivons dans une société où tous participent aux débats sociétaux, alors même que nous subissons une tentative de formatage constant de nos esprits, avec des méthodes nées d'un libéralisme totalitaire qui se répand dans tout le monde occidental.
    Pour mieux assoir son analyse, l'auteur n'hésite pas à citer des exemples, même (et surtout) parmi certains journalistes devenus intouchables, véritables icônes de la liberté de la presse (comme Florence Aubenas)... Il est à parier que ce livre fera débat dans la presse, de par sa violence, mais également à cause de l'auteur, lui-même personnage sulfureux. Les romans d'Emmanuel Loi se vendent entre 4 000 et 20 000 exemplaires.
    Sous presse est le second titre de la collection Clash (courts textes pamphlétaires). Le premier, HQE de Rudy Ricciotti (salve d'une grande violence contre le label de Haute Qualité Environnementale) s'est vendue à plus de 4 000 exemplaires.

  • La vie perimee

    Emmanuel Loi

    Un beau jour tout pète. massacre dans les pavillons de banlieue, près de toulon. quatorze personnes trouvent la mort. acte de dément, de désespéré ? non. simplement un garçon sans histoire qui n'a laissé aucun message, aucune revendication. qu'est-ce qui a conduit sébastien, quinze ans, à tuer ?

    à travers des cahiers, des rapports de gendarmerie et des témoignages fictifs, emmanuel loi tente de cerner la démesure de l'acte d'un adolescent plein de solitude et de haine.

    Cette histoire s'inspire d'un fait divers. samedi 23 septembre 1995, dans le village de cuers, un jeune homme prend une carabine et abat quatorze personnes avant de se donner la mort.


    Né dans les vosges en 1950, emmanuel loi étudie à aix-enprovence avant de devenir infirmier psychiatrique. il dérive dans la délinquance. il est arrêté et condamné à six ans de réclusion pour de nombreux hold-up.

    Emmanuel loi est romancier.

    Il a notamment publié une cure (b. barrault), voleur ! (b.barrault), le 11e commandement (fleuve noir), d'ordinaire (al dante).

  • Marseille amor

    Emmanuel Loi

    Prendre une ville à bras le corps, dans une étreinte qui relève autant de l'amour que de la haine. C'est ce qu'entreprend Emmanuel Loi, l'homme de l'Est débarqué à Marseille il y a trente ans et qui après tout ce temps, se sent à la fois en faux de la cité phocéenne et à jamais étranger.
    Il entretient avec cette ville éclatée un rapport passionnel. À travers les pérégrinations urbaines de l'auteur, nous découvrons Marseille en mosaïque, ses contrastes, ses cités HLM et ses beaux-quartiers, la mer omniprésente, son port, les collines blanches de calcaires, les éblouissements et les zones d'ombres trop sombres. L'auteur n'y va pas de main morte pour critiquer cette ville du Sud indomptable où le problème de l'immigration non maîtrisée s'ajoute à celui du marché de l'emploi sinistré. Il saisit comme personne le mélange social et linguistique, cette langue étrange, ce pidgin incompréhensible pour qui n'est pas né là-bas, et cette place " en dehors " de la France que Marseille a toujours su cultiver.

  • Clavets, la soixantaine, un pape du braquage, est transfr dans la prison-mouroir de Liancourt. Il se sait doublement condamn, par le nombre d'annes d'emprisonnement dont il vient d'coper et par le cancer qui le ronge. Alors, il va s'offrir un dernier tour de piste : l'vasion et un hold-up.

  • Peine capitale

    Emmanuel Loi

    «Avant-dernier exécuté par la puissance publique, Claude Buffet présente un profil d'une rare densité dans l'ambiguïté. Tous les pièges et feux verts pour lui faire endosser la défroque du monstre ont fonctionné. Celui que les experts psychiatres ont décrit comme un être à l'orgueil monstrueux, paranoïaque, profond, narcissique à la personnalité rigide, intelligent, dangereux a été bafoué dès l'enfance par un cumul de manques et de défausses. Mais entendons-nous bien : mon propos n'est pas de défendre quelqu'un qui a fait si peu cas de la vie d'autrui [...].
    Il y a trente ans, au moment des faits -la prise d'otages à la centrale de Clairvaux se terminant dans un bain de sang-, j'avais été impressionné par la noirceur qui brûlait le regard de ce prédateur, fou de solitude. Pendant plus d'un an, le terrible feuilleton d'un tandem pathétique faisait vibrer la France, rappelons-le, toujours balzacienne [...]. Ce drame sobre et obscur, pictogramme farouche de la féodalité la plus ténébreuse qui faisait retour dans un spasme, me captiva.»

  • L'argent et la mort

    Emmanuel Loi

    Cet essai décline les effets pervers, sur l'homme de nos sociétés évoluées, des pratiques de la garantie : soutien, assurance, mutuelle, usage banalisé du crédit déplacent les notions de dette, dépense, délit, manque, responsabilité mais aussi idéologie et critique.
    Les codes et les règles de toutes sortes altèrent les notions de désir chez l'individu et " le monétaire est le nerf du trafic des identités ". Devenu sujet-client, il est évalué, mesuré avec méthode ; on jauge, avec cynisme, ses capacités de résistance, d'endurance et de désabusement ". A l'heure des flous idéologiques et des pouvoirs troubles du médiatique, Emmanuel Loi met salutairement à l'épreuve tous ces systèmes dont la finalité est dite de " régulation sociale ".

  • Le coeur amer

    Emmanuel Loi


    LE COEUR AMER
    « Lorsqu'on a faim, qu est-ce qu On dit ? Dieu ne vient pas à mon secours, il ne viendra qu'à mon enterrement. »
    Dans un Paris cruel et convoité, source de tous les rêves et de toutes les déceptions, Hadj, Pierrot, Pavel et Marie préparent un gros coup : l'attaque des sous-sols du ministère des Finances, à Bercy.
    Ce polar polyphonique fait alterner les récits des protagonistes avec suspens et finesse psychologique, par le biais de fragments de journal intime, retranscriptions d'enregistrements, lettres... dans une langue maniant aussi bien la saveur de l'argot que la délicatesse d'une tournure précieuse. De ces portraits diffractés émerge une rage ambivalente de vie et de destruction, à la manière d'une allégorie de la condition humaine, lucide et désespérée.


  • Le jeu de Loi

    Emmanuel Loi

    Brusquement transporté aux soins intensifs et bientôt opéré d'urgence afin qu'on lui retire une partie de ses intestins complètement empoisonnée, le narrateur se demande comment il en est arrivé là, après des mois de dérive dans la pauvreté, sur une paillasse, dans un cabanon, lui le manieur de mots, l'enjôleur, le séducteur. Sur son lit d'hôpital, il se refait le film des dernières semaines et fait défiler dans sa tête différentes périodes de sa vie, surtout marquées par des femmes, présentes, lointaines, avec qui il a eu une affaire. Les infirmières ne lui sont pas indifférentes, il les amuse, les taquine, cherche à les séduire, semble y réussir parfois. Il a vécu sa vie sans prudence. Il a toujours écrit. Mais que valent encore les mots, lorsque la mort vous guette de près ? Loi, qui joue sur son nom, craint d'en être arrivé à la trop fameuse case du Puits, dans le jeu de l'oie, autant dire à son " dernier couac " comme dit Rimbaud. Mais la vie reprend petit à petit ses droits, qui laisse l'auteur avec cette question : est-ce que ça en vaut tellement la peine ?Avec humour et lyrisme, Emmanuel Loi nous livre un épisode récent de sa vie, il nous parle au plus près de la mort, dans un étrange pas de danse à la fois drôle et poignant, habité par un amour sans fin des femmes et par un désamour du monde. Un récit autobiographique qui se joue des questions les plus graves de l'existence, et qui cherche à comprendre ou lire le destin, comme dans les cartes. La vie n'est-elle qu'un jeu ? Quel en est alors le prix ?

  • Rien ne rassemble Deleuze, Duras et Debord sinon d'avoir été contemporains, d'avoir vécu en même temps les années de l'après-guerre, l'existentialisme, les guerres coloniales, la chute du mur de Berlin, l'écroulement des certitudes justes. Et une nécessité commune à dire les choses, une faculté à élucider le poids du monde par les mots. Trois parleurs émérites, trois solitaires avec leurs bandes, leurs réseaux de fidèles. Trois insoumis qui se défiaient de toute idée de système, de tout enclos de la pensée. Le rapport aux images est fondamental pour relire l'ensemble de leur oeuvre. Debord les étrille, Deleuze les étudie, Duras s'y essaie. La lucidité exige son prix. Malgré leur force et leur courage, le penseur politique et le philosophe ont décidé de mettre fin à leurs jours, l'écrivain et cinéaste a utilisé quant à elle une mèche longue. Que cela nous serve de leçon n'est pas sûr. En tout cas, c'est un emblème des temps que nous vivons. Endurance et suffocation contre laxisme et silence.

  • La valeur d'usure

    Emmanuel Loi

    Ce livre a pour seule ambition de contrer, d'armer une position critique.

    La recherche éperdue d'entraves nous fait vivre, dit-on, et idolâtrer la survie.
    La liberté est inaliénable. La condition humaine ne peut se réduire à des prestations de service sur la forme personnalisée de la convention du cadre commun.
    Comment préciser et identifier notre part ? Comment trouvons-nous notre compte ?
    Qui nous impose des représentations à condamner, maudire ou reproduire ce qui symbolise notre contention (le droit, la santé, la langue, le territoire) ? Qui ? Lequel d'entre nous ne pactise pas avec ce qui le soumet ?
    Personne et tout le monde.
    Et les fers, la tutelle, les micros ? Que nous inspirent-ils ?
    Dites le fond de votre pensée même si vous n'en avez pas.
    Dites-le. Prenez la parole comme elle s'est éprise de votre consentement inavouable.

  • N'entre pas

    Emmanuel Loi

    « Les nouvelles sont à emporter pour pique-niquer sur une grève de galets. Pour les croquer, l'auteur a été sur le motif. Il ne s'est pas laissé embarquer. Beaucoup d'êtres de papier sévissent dans les cimetières. Donc, si vous n'avez pas peur du vide, penchez-vous.
    La plage est en bas, les embruns sentent fort.
    Publiées dans des revues et reprisées comme de vieux pulls de marin, vous pouvez voir le jour à travers.

    Une famille part en vacances, une vieille dame renoue avec le barbelé de son adolescence, des vengeances inexpiables, des pertes de conscience et de courage, des amours toxiques, il y a de quoi voyager et fabriquer son radeau. Kon Tiki, Radeau de la Méduse ou simplement sieste dans un hamac, n'écornez pas votre paupière. » E. L.

  • " Pendant des mois, chaque matin, cinq à six pages d'Ulysse de Joyce pour se mettre en train et, de retour de promenade ; correspondance et Spinoza.
    De ne pas avoir cédé à l'effroi de l'exclusion, de ne pas considérer l'abandon, de garder pour soi une force secrète telle une source chaude, et surtout de réfuter toute allégeance à des croyances superfétatoires, l'illusionnisme des idéologies de réconfort : un monde meilleur, une nature propre, des rapports altiers, etc. "

  • Voleur !

    Emmanuel Loi

    • Aubier
    • 8 Janvier 1992
  • Une cure

    Emmanuel Loi

    • Aubier
    • 8 Janvier 1992
  • Les Mains en l'air relate la trajectoire incandescente qui a conduit un jeune braqueur solitaire à passer six années de sa vie en prison.
    Ce livre est celui d'un écrivain aux yeux duquel l'existence et la littérature forment une même expérience vitale. Ni concessions ni complaisance, des faits, des souvenirs : l'aventure d'une vie que l'urgence de la liberté a mené des errances de l'adolescence à la solitude du bandit traqué. Les Mains en l'air s'achève par le surprenant manuscrit trouvé à Fresnes, véritable " code des usages du métier " qui circulait à cette époque dans les prisons, intitulé Braquage, mode d'emploi.

  • Marseille medee

    Emmanuel Loi


    Une brigade de nuit formée de trois inspecteurs de la BAC se trouve mandatée par plusieurs sources pour enquêter sur une sordide affaire, impliquant édiles et notables de la ville.
    En quelques mois, une douzaine de jeunes de l'Est, des sans-papiers, ont été retrouvés éventrés au fond de containers.
    Cet équarrissage a été filmé, la vidéo achetée, et projetée dans un club gay hard fréquenté par une faune débauchée. Parallèlement, les organes arrachés à ces martyrs «sans existence légale donc sans défense» sont vendus à prix d'or. Les autorités policières et judiciaires alertées déclenchent alors la «procédure Grand Silence», classée secret défense. Cette affaire, interdite au public, mobilise humbles et puissants, tarés et saints, guignols et impotents, pervertit les rôles et brouille les pistes.
    Marseille Médée est un chant contre la corruption, un polar au dénouement déconcertant, qui dévoile le charme toxique de Marseille.


  • Le téméraire

    Emmanuel Loi

    • Panama
    • 23 Août 2007

    Le Moyen Âge s'achevait dans le fracas des guerres. Et Charles le Téméraire, dernier duc de Bourgogne, se rêvait en Alexandre le Grand, Ses armes, son or, sa splendeur dominaient l'Europe. Seul Louis XI au nez trop long et à la mine chafouine était obstacle à son destin. Avec Le Téméraire, Emmanuel Loi affronte le duc de Bourgogne, le dernier grand féodal, le premier héros romantique, le perdant flamboyant, pour un roman, méditation funèbre sur la folie et la solitude du pouvoir.

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