Arts et spectacles

  • Du point de vue historique, cet ouvrage décrit comment les connaissances en anatomie représentent des états successifs d'une compréhension globale du corps qui, domaine et instrument de l'être humain, a conditionné sa manière même de voir et d'interpréter le monde environnant. Dans quasiment toutes les civilisations, démontre un des chapitres, il est devenu le modèle même de l'univers et, parfois, l'image du dieu créateur (Vishnou, Bouggha, Pan-Ku, Tangaroa, Christ pantocrator, Zodiques, etc). Cela a donné lieu à un riche symbolisme, et les différentes parties du corps ont été investies de valeurs tellement puissantes qu'elles sont quotidiennement utilisées comme métaphores (avoir « du coeur » ou « de l'estomac »), véritables hypostases de sentiments, d'attitudes ou de caractères, ainsi facilement illustrées, tous décrits ici. Pour s'en tenir aux temps historiques, une autre partie traite des différentes solutions formelles apportées à la représentation du corps humain à travers le temps. Pour que notre panorama soit complet, notre voyage devait s'orienter vers d'autres horizons culturels, notamment des civilisations non-européennes où, malgré les importantes différences qui les séparent de la nôtre, se découvrent d'insoupçonnables consonances. La permanence de l'homme comme sujet d'oeuvre d'art est aussi l'indice d'un profond narcissisme : il s'observe à tous les moments de la vie, dans l'enfance, à l'âge adulte ou dans la vieillesse. C'est le fil conducteur du parcours qui relie entre eux les principaux chapitres du livre. On verra qu'une grande partie de notre choix iconographique concerne l'univers féminin, le plus important en tant que centre d'attraction de l'univers masculin dont les représentants ont, la plupart du temps, produit les oeuvres d'art. Le texte, par conséquent, enchaîne une série de modulations sur la femme vue comme déesse, comme mère, comme amie et comme amante. On le constatera, le sujet pris en considération reste toujours le même, mais en changeant de point de vue, le « voyage à l'intérieur du corps humain » gagne en richesse et en variété.

  • Après avoir étudié comment les constructions humaines, des abris rudimentaires aux plus grands édifices tenait debout (Comment ça tient ?, 2005), Mario Salvadori analyse tous les paramètres structurels et constructifs qui contribuent à la destruction des édifices.
    Un bâtiment est conçu lorsqu'il est dessiné, naît lorsqu'il est construit, vit tant qu'il est debout, et meurt de son grand âge ou d'un accident inattendu, et la mort accidentelle d'une construction est toujours due à la défaillance de son squelette, la structure.
    Sont notamment explicités ici les grandes catastrophes de l'histoire de l'architecture - effondrements de dômes, coupoles, ponts ou tours. -, suite à des erreurs de conception ou des phénomènes naturels exceptionnels.
    Ce second volume a été mis à jours par les collaborateurs de Salvadori après sa disparition, pour tenir compte des derniers exemples particulièrement marquants : la destruction des Twin Towers de New York ; ici le processus qui a conduit à leur effondrement est finement décrypté.

  • Comment les constructions humaines, des abris rudimentaires aux plus grands édifices tiennent debout ? Dans cet ouvrage, Mario Salvadori énonce les principes constructifs communs, indépendants des matériaux et de la technologie employés. Ainsi, grâce à une abondante illustration synthétique, l'auteur propose un panorama complet des réalisations les plus significatives qui témoignent des prouesses passées et préfigurent les constructions de l'avenir : les pyramides, les gratte-ciel, les ponts, les dômes ou les cathédrales. La traduction française de cet ouvrage avait paru dans les années quatre-vingt sous le titre L'Architecture, des pyramides aux gratte-ciel. Un deuxième volet, inédit en français, viendra compléter l'analyse : Pourquoi ça tombe ? (début 2006).

  • Première enquête visuelle menée durant plus de 10 ans par Mario del Curto (lauréat du Prix Redouté 2018), à révéler le monde comme un jardin, à saisir, en somme, sa nature profondément jardinière : façonnée par l'Humain, notre planète l'est avant tout par les plantes elles-mêmes, qui nous nourrissent, mais influencent aussi nos vies, nos  déplacements, nos actions comme le souligne le philosophe Emmanuele Coccia dans cet ouvrage. Certains proposent de "faire jardin" en s'inspirant des jardiniers visionnaires ou sans noms qui ont jalonné notre histoire. Vandana Shiva nous enjoint à revenir à la racine du verbe vegetare : "animer, vivifier", pour saisir toute la force du végétal. Mario del Curto réfléchit ici aux liens qui nous unissent au végétal et, sans morale ni catégories, propose un autre regard sur notre environnement et sur ses habitants. Il fait ici la démonstration du caractère inaliénable de ce lien entre les humains et la nature. Ce voyage photographique à l'échelle du monde est également accompagné par des essais de John Brinckerhof, Charles Soubeyran, Patrick Gyger, Edward Farmer, F. Felber.

  • Les 14 films des Groupes Medvedkine (1967-1974) réunis dans un coffret 3 DVD, accompagné d'un livret de170 pages + le film "Le train en marche" dans lequel Alexandre Medevkine raconte l'histoire du ciné-train à Chris Marker (inédit en DVD): A bientôt, j'espère (Chris Marker et Mario Marret,1967-1968) - La charnière (son seul, 1968) - Classe de lutte (1968) - Rhodia 4/8 (1969) - Nouvelle Société 5. « Kelton » (1969) - Nouvelle Société 6. « Biscuiterie Buller » (1969) - Nouvelle Société 7. « Augé découpage » (1970) - Lettre à mon ami Pol Cèbe (Michel Desrois, 1971) - Le traîneau-échelle (Jean-Pierre Thiébaud, 1971) - Sochaux, 11 juin 1968 (1970) - Les trois-quarts de la vie (1971) - Week-end à Sochaux (1971-1972) - Avec le sang des autres (Bruno Muel, 1974) - Septembre chilien (Bruno Muel et Théo Robichet,1973) - Le train en marche (Chris Marker, 1973)

  • Venise, Rome, Naples, Florence. C'est l'Italie à travers les yeux de Testino et Testino comme nous ne l'avons jamais vu. Rassemblant des photos personnelles et inédites, c'est une ode au peuple italien, à l'art, à la gastronomie et à la mode. Au bord de la mer et dans les rues, de Turin à Montepulciano, découvrez un portrait intime de l'Italie connue et aimée de Mario Testino.

  • Il avait anticipé la disparition de la biodiversité végétale et, en quelques dizaines d'années d'étude et de voyages à travers le monde, avait trouvé les moyens de la sauvegarder. Pour des raisons politiques et idéologiques, Nikolaï Vavilov fut condamné à mourir de faim dans les sous-sols d'une prison d'URSS. De part et d'autre du rideau de fer, sa mémoire progressivement s'estompa. Cent ans après sa première expédition, le photographe Mario Del Curto retourne sur ses traces. Il rencontre ceux qui, envers et contre tout, perpétuent son travail de prospection, de sélection et de préservation des semences vivrières de la planète. Un livre essentiel sur la préservation des plantes alimentaires et le rôle des banques de graines. À travers un récit photographique unique et des contributions de scientifiques de renommée internationale, ce livre apporte une contribution essentielle à tous ceux que se soucient non seulement d'écologie, mais aussi du type d'agriculture qui pourra résoudre les problèmes alimentaires du futur.

  • "La création architecturale commence là où les exigences techniques et pratiques ne se présentent plus comme fonctionnelles mais parviennent à évoquer d'autres valeurs." L'architecture de Mario Botta se caractérise par une extraordinaire force visuelle mais suscite des interrogations sur les processus de conception qui en assure l'unité. Cet essai, illustré de nombreux croquis de projets réalisés, reprend les grands thèmes d'une "éthique" de l'oeuvre construite qui devrait sous-tendre toute création architecturale.
    Mario Botta qui se considère plus comme un bâtisseur que comme un théoricien, défend l'idée d'une prééminence du bâtiment réalisé sur le projet, qualifié d'"abstraction". Si la bibliographie consacrée à ses travaux est riche, il s'agit ici du seul texte publié de Mario Botta, très personnel de surcroît.

  • Les éditions Contrejour avaient publié en 1988 la première monographie importante de Mario Giacomelli, ce grand maître italien dont les photographies noir et blancs disaient l'essentiel à travers un territoire visuel personnel d'une force inouie. Aujourd'hui, avec la participation de sa nièce Katiuscia Biondi, ce nouveau livre avec une proposition visuelle audacieuse propose une relecture faisant apparaitre l'indivisiblité de son oeuvre dans laquelle des constances symboliques, graphiques, autobiographiques et sentimentales lient entre elles les images dans une dimension où passé et présent se métamorphosent. L'ouvragre tel un road-movie déroule les photographies en doubles pages dans un flux ininterrompu mixant les diverses séries entre elles, celles connues avec d'autres inédites. Reportages, paysages, portraits ou autoportraits se superposent jusqu'à l'abstraction en faisant apparaitre la vision d'un artiste, d'un poète toujours actuel en relation avec le monde dont la photographie constituait le film d'une vie entière.

  • Couleurs Mont-Blanc

    Mario Colonel

    • Glenat
    • 15 Octobre 2014

    En altitude, les couleurs jouent un rôle fondamental, particulièrement dans le massif du Mont-Blanc. Amplifiant les formes, redonnant aux faces de la vigueur, accentuant les couloirs, soulignant les arêtes, peignant les glaciers, elles sont plus qu'un artifice. Sensible à ces nuances, Mario Colonel, qui photographie ces montagnes depuis plus de trente ans, nous invite à un voyage vertical, où montagne et photographie se mêlent avec bonheur.

  • Kate

    Mario Sorrenti

    In the early 1990s, a young Kate Moss posed for her then-boyfriend, Italian photographer Mario Sorrenti. The resulting images catapulted her to fame when Calvin Klein spotted them and found inspiration for the groundbreaking Obsession campaign, which launched Moss to international stardom. Now, for the first time, 50 photographs from that legendary Sorrenti shoot are sumptuously reproduced in tritone and presented in a cloth-covered clamshell box - a stunning photographic portfolio of one of contemporary culture's most iconic figures.

  • D'où vient ce grand chant flamenco ? Comment a-t-il pu traverser les siècles jusqu'à nous sans aucun écrit ? Cette impasse de réponses renforce implicitement sa toute puissance. Venant du sud de l'Espagne, cette musique semble s'être nourrie au fil du temps de chansons orientales gréco-persanes, de chants gitans. Toutefois, même si son origine est difficile à cerner avec exactitude, l'auteur nous propose d'en explorer ici quelques pistes. Il nous donne surtout à découvrir les coplas, ces poèmes qui chantent l'amour en parlant de sentiments comme la déception, la jalousie, la tristesse ou la joie. Ces chants magnifiques de beauté et de lyrisme sont répertoriés par thèmes, traduits en français et donnés dans leur langue d'origine.
    Une approche inédite de la poésie populaire chantée en Andalousie.
    « Dans la nuit andalouse, voilà que la fête s'allume et puis s'embrase. Alors, le chant s'enferme dans le vieux cadre rigoureux des différents cantes, la guitare se met à caracoler, galoper, bondir et son jeu est d'une infaillible technique ; la danse a beau se révéler avec force et spontanément, elle obéit à des règles séculaires extrêmement précises. Par quel mystère ? Le peuple gitano andalou à tout moment le célèbre mais est incapable de l'expliquer.
    Il ne sait pas dire, il fait. » Mario Bois a fait à Paris toute sa carrière d'éditeur de musique. Chevalier des Arts et des Lettres, il fut président du Conseil international de la danse auprès de l'Unesco de 1994 à 1997.
    « Je rêvais que je rêvais.
    Ceux qui sont tristes.
    Ne rêvent pas tout simplement. ».
    « Tous mes malheurs.
    Je les raconterai à la terre.
    Quand je serai couché avec elle. ».
    « Je m'accroche aux racines.
    Qui sont sous la terre.
    Car au-dessus.
    Le vent emporte tout. ».

  • Comment Carmen tua Bizet

    Mario Bois

    • Seguier
    • 3 Octobre 2013

    Ce récit s'appuie sur des faits strictement authentiques.
    1874 : Bizet est un compositeur de second ordre, harassé de travail donnant des leçons ou faisant des travaux secondaires pour des compositeurs célèbres, tout cela à fin de survivre.
    Son ami le librettiste Halévy, obtient pour lui une commande. Ce sera CARMEN, pour l'Opéra Comique.

  • éros & vertu

    Alberto Mario Banti

    L'enseigne de Gersaint (1720) et Le balcon (1869), deux des toiles les plus célèbres de Watteau et Manet, donnent la mesure du changement radical qui se produit entre le XVIIIe et le XIXe siècle dans la culture européenne. Durant le XVIIIe siècle, les femmes nobles jouissent d'une grande liberté, tant sexuelle qu'intellectuelle ou politique. Or, un puissant mouvement d'opposition - emmené, entre autre, par Jean-Jacques Rousseau - révoquent ces libertés à la Révolution. Le monde nouveau d'après 1789 s'emploie à confiner les femmes dans un rôle de gardiennes du foyer, vouées à la vie domestique.
    Au XIXe siècle, le pouvoir masculin triomphe. La subordination des femmes s'accompagne d'une érotisation et d'une réification du corps féminin. Pour preuve, la peinture de nu très en vogue durant tout le siècle. C'est Édouard Manet, au courage discret mais déterminé, qui, le premier, inversera les valeurs, en composant, notamment Le déjeuner sur l'herbe dont l'analyse couronne Éros et vertu.
    Le style efficace d'Alberto Mario Banti rend la lecture de cet ouvrage novateur non seulement agréable mais très stimulante.

  • En 1966, Mario Carnicelli remporte la première place dans un concours photographique national italien sponsorisé par le magazine Popular Photography, Mamiya et Pentax. Le prix est une bourse pour photographier l'Amérique. Carnicelli aborde alors le pays comme un étranger, mais réussi pourtant à capturer l'essence de l'expérience américaine. Avec plus de 150 images en couleur et en noir et blanc, American Voyage est un beau portrait de l'Amérique des années 1960, récemment redécouvert après 50 ans et publié pour la première fois.

  • Introduire la nature dans la ville est un des grands défis du XXIe siècle. Les jardins verticaux sont peut-être la solution la plus spectaculaire, car ces jardins sont bien plus qu'une tendance décorative : ils offrent l'occasion de ramener la vie et la végétation dans les grandes villes. Cet ouvrage présente les exemples les plus significatifs de jardins verticaux, qui constituent un apport unique en son genre au vocabulaire de l'architecture internationale. Les architectes qui se servent d'ingénieux systèmes de fixations sont en mesure de créer des compositions végétales et de les adapter aux contextes les plus divers : hôtels de luxe, immeubles de bureaux, musées, parkings ou jardins publics. Enrichi par les réflexions des représentants inventifs de cette nouvelle esthétique, organisé par thèmes, l'ouvrage décrit les premières expériences d'artistes comme Hundertwasser et Vito Acconci, les progrès réalisés au nom du principe " green over the gray " formulé par Emilio Ambasz, ainsi que les extraordinaires compositions végétales de Patrick Blanc, d'Edouard François et de Terunobu Fujimori. Tous ces projets conjuguent les matériaux artificiels et les technologies récentes avec une gamme d'espèces végétales qui partent à l'assaut de la dimension verticale. C'est le premier ouvrage consacré aux jardins verticaux.

  • America 1970

    Mario Schifano

    Le road trip de l'artiste italien à travers les Etats-Unis, à l'époque glorieuse de la conquête spatiale.

    En 1970, Mario Schifano, en compagnie de Nancy Ruspoli, traverse les Etats-Unis, qui venaient de conquérir la lune, afin d'effectuer de repérages pour Human Lab, un film qu'il ne parviendra jamais à réaliser. Tous deux visitent le Pentagone et la NASA, emblèmes de la superpuissance américaine à son apogée, mais il s'agit essentiellement d'un road trip, qui les conduira juqu'en Californie, à la recherche de l'inspiration.
    Les photographies de Schifano, des notes de travail aux moments d'insouciance avec Nancy Ruspoli, ont un aspect cinématographique et rendent compte d'une aventure à travers la culture et la géographie américaines. Les dernières pages contiennent des extraits du journal de Ruspoli, ainsi que ses croquis et ses dessins. Le livre montre en quoi Schifano appartient pleinement à une génération d'artistes qui se sont tournés vers les Etats-Unis pour trouver leur principale source d'inspiration. Les textes sont de Giorgio Vasta, Nancy Ruspoli et Francesca Zanella, directrice du CSAC à Parme, où les photographies sont conservées.

  • Voici enfin la célèbre légende dorée des dieux et des héros dans une présentation digne d'elle, ornée de 150 illustrations magnifiques.
    Ainsi se trouve encore rehaussée la beauté d'un grand texte classique. cette légende dorée, c'est d'abord l'histoire mythologique des douze grands dieux de l'olympe et celle des principaux héros de l'antiquité grecque. mais c'est ensuite la narration continue de tous les événements mémorables qui depuis le jugement de pâris, aboutirent à la chute de troie et au retour au foyer, après maintes aventures, des illustres guerriers qui y avaient pris part.
    On retrouve l'iliade et l'odyssée d'homère, mais aussi des épisodes - penthésilée, memnon, la mort d'achille, la ruine de la sainte et infortunée ilion. - tirés du long poème épique de quintos de smyrne, ainsi que des poèmes de coluthos (l'enlèvement d'hélène) et de tryphiodore (la prise de troie). enfin, un résumé de l'énéide de virgile prolonge, jusqu'à la fondation de rome, le cycle épique des légendes inspirées par la guerre de troie.

    écrite avec le soin que requiert la beauté d'un sujet qu'inspira le génie religieux des muses de la grèce, documentée, non pas seulement par la leçon des musées et des livres, mais par celle même du sol de cette hellade oú chaque baie, chaque cap, chaque sommet, chaque val garde le souvenir de la présence d'une divinité, cette nouvelle mythologie classique illustrée passionnera et émerveillera le lecteur, tout en contribuant à lui donner le respect dû à la piété des hommes, le goût des oeuvres d'art et l'amour éclairé de la beauté du monde.

  • Dans Undressed, Mario Testino se dépouille de quelques épaisseurs. En parallèle de l'exposition conçue exclusivement pour la Fondation Helmut Newton de Berlin, cette série intime explore la notion de mise à nu en photographie tout en dévoilant les archives de Testino, à travers des clichés qui transcendent l'image et la posture publique du photographe pour permettre une compréhension plus profonde de sa pratique et de son oeuvre.

    Les 50 photographies présentées se focalisent sur la nudité du corps : tour à tour, elles explorent et éprouvent les traditions et frontières relatives à la sexualité, à l'identité de genre et à la mode. Hommages, aussi, à l'influence de Helmut Newton, ces clichés se métamorphosent en paysages corporels abstraits, les protagonistes apparaissent comme de pures formes - un buste, une statue.

    Temps fort de la série, les photos jusqu'alors inédites prises au studio Testino, où règne une atmosphère exubérante pleine du frisson provoqué par la nudité et d'une émulation amoureuse taquine, malicieuse, qui ne glisse jamais dans l'obscène ou le pornographique.

    Les modèles de Testino sont variés, de mannequins comme Kate Moss et Amber Valletta à des hommes androgynes anonymes, saisis individuellement ou en groupes.
    De nombreux moments intimes y sont capturés, parfois pris sur le vif, parfois savamment orchestrés, comme ce jeune homme qui rase le haut de la toison pubienne d'une femme dans une salle de bain luxueuse. Dans la lignée de SIR, beaucoup de ces photos peuvent être interprétées comme redéfinissant les codes du masculin, à l'image de Newton qui élabora sa propre définition de la beauté féminine.

    Alors que les émotions, l'esthétisme et les corps se mêlent, Testino ouvre une nouvelle perspective sur son illustre travail. Les clichés sont complétés par une introduction du conservateur Matthias Harder, une conversation à bâtons rompus avec Carine Roitfeld, ainsi qu'un essai du psychiatre et psychologue Manfred Spitzer qui aborde notre perception visuelle des corps et de la beauté par le prisme des .neurosciences.

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