• D'où vient ce grand chant flamenco ? Comment a-t-il pu traverser les siècles jusqu'à nous sans aucun écrit ? Cette impasse de réponses renforce implicitement sa toute puissance. Venant du sud de l'Espagne, cette musique semble s'être nourrie au fil du temps de chansons orientales gréco-persanes, de chants gitans. Toutefois, même si son origine est difficile à cerner avec exactitude, l'auteur nous propose d'en explorer ici quelques pistes. Il nous donne surtout à découvrir les coplas, ces poèmes qui chantent l'amour en parlant de sentiments comme la déception, la jalousie, la tristesse ou la joie. Ces chants magnifiques de beauté et de lyrisme sont répertoriés par thèmes, traduits en français et donnés dans leur langue d'origine.
    Une approche inédite de la poésie populaire chantée en Andalousie.
    « Dans la nuit andalouse, voilà que la fête s'allume et puis s'embrase. Alors, le chant s'enferme dans le vieux cadre rigoureux des différents cantes, la guitare se met à caracoler, galoper, bondir et son jeu est d'une infaillible technique ; la danse a beau se révéler avec force et spontanément, elle obéit à des règles séculaires extrêmement précises. Par quel mystère ? Le peuple gitano andalou à tout moment le célèbre mais est incapable de l'expliquer.
    Il ne sait pas dire, il fait. » Mario Bois a fait à Paris toute sa carrière d'éditeur de musique. Chevalier des Arts et des Lettres, il fut président du Conseil international de la danse auprès de l'Unesco de 1994 à 1997.
    « Je rêvais que je rêvais.
    Ceux qui sont tristes.
    Ne rêvent pas tout simplement. ».
    « Tous mes malheurs.
    Je les raconterai à la terre.
    Quand je serai couché avec elle. ».
    « Je m'accroche aux racines.
    Qui sont sous la terre.
    Car au-dessus.
    Le vent emporte tout. ».

  • Comment Carmen tua Bizet

    Mario Bois

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    • 3 Octobre 2013

    Ce récit s'appuie sur des faits strictement authentiques.
    1874 : Bizet est un compositeur de second ordre, harassé de travail donnant des leçons ou faisant des travaux secondaires pour des compositeurs célèbres, tout cela à fin de survivre.
    Son ami le librettiste Halévy, obtient pour lui une commande. Ce sera CARMEN, pour l'Opéra Comique.

  • A bas Don Juan !

    Don Juan depuis des siècles est considéré comme un grand séducteur. On l'envie, on admire ce grand seigneur. C'est un héros au théâtre, à l'opéra. C'est un personnage de fiction mais il est historiquement incarné par Miguel de Man~ara qui vécut à Séville au début du xviiie siècle.
    En réalité, Don Juan n'est qu'un affreux personnage, un salopard cruel qui n'a qu'un but : abaisser la femme, lui mentir, la faire souffrir, l'humilier, la détruire.
    Cette bouffonnerie veut le ridiculiser comme il le mérite.

    La Cantate de Leipzig :

    Au début des années 1960, alors que l'Allemagne de l'Est est lourdement soviétisée, un éditeur de musique parisien se rend à Leipzig pour tenter d'établir un contrat de représentation avec les éditions Breitkopf & Härtel. C'est là qu'il rencontre Gunther Rosenthal, grand musicologue spécialiste de Bach. Les Juifs sont alors très maltraités par le pouvoir. Rosenthal a fait une extraordinaire découverte dans le grenier d'une vieille demeure : un manuscrit inconnu de Bach, une cantate perdue, inédite. Il l'a cachée et veut la faire passer secrètement à l'Ouest.

  • « Amoureux de l'Espagne depuis longtemps et vivant dans le quartier des arènes à Bayonne, je fus d'abord fasciné par la corrida de toros, cette avalanche d'images fortes toujours si proches de l'imaginaire. Et puis, il y eut peu à peu la découverte de l'âme et de l'art espagnols, du grand chant surréaliste de Lorca, de Falla et ses sortilèges, et avant tout de Goya, ses caprices grotesques et disparates. J'en vins naturellement à imaginer, dans le monde des toros, des petites histoires courtes comme sont les rêves, où tout commence bien et où tout à coup quelque chose se détraque du fait de l'arrivée d'un grain de folie, de ce qu'on appelle en Andalousie la "fantasia". Je me laissai guider par le souvenir des maîtres du fantastique ou de l'absurde que sont Hoffmann, Poe, Lewis Carroll, Lovecraft, etc. » En 1968, l'auteur écrivit son premier recueil de 24 contes. Vingt ans plus tard, il en écrivit un second. Aujourd'hui, les éditions Atlantica-Séguier réunissent ces 54 contes pour leur donner un nouveau destin.

  • " - [.] Vous qui êtes jeune, vous voyez bien que je suis un vieux bonhomme ?
    -Monsieur, avez-vous des enfants ?
    -Oui, deux fils.
    -Et votre femme ?
    -Elle est décédée alors qu'ils étaient tout jeunes.
    -Alors, qu'avez-vous fait ?
    -Eh bien, je les ai élevés seul. Ce ne fut pas difficile, ils ont une bonne nature. Pendant toutes ces années nous avons parlé, beaucoup parlé ensemble, du plaisir, des bonnes et belles choses de la vie, de ce je crois, de ce dont je doute.
    -Moi, mes parents, ils m'ont si peu parlé ! Et comment vont-ils vos grands enfants, aujourd'hui ?
    -Ils sont heureux de vivre, ca se voit.
    -Ce que vous leur avez dit, Monsieur, il faut nous le dire.
    -Comment ca ?
    -Ecrivez-le ?
    -Mais c'est que c'est très difficile à faire ! Je ne sais pas si j'y arriverai. Me voyez-vous en train de rédiger doctement des sermons, des discours de morale ? De quel droit ? Et ce serait très ennuyeux.
    -Essayez, Monsieur, dîtes-nous ce que vous savez, les valeurs en lesquelles vous croyez. Je suis sûr que ca m'intéressera, ainsi que mes amis. Vous n'avez rien à perdre, et nous, ça pourrait nous aider à voir un peu plus clair dans ce monde difficile.[.] "

  • J'entends souvent des jeunes (y compris mes enfants) me dire : - la musique classique, c'est prétentieux, c'est ennuyeux et c'est presque toujours triste ! Les 1600 "petites histoires amusantes ou curieuses" du monde de la musique et de la danse réunies ici dans un grand bric à brac prouvent le contraire. Des grands hommes comme Beecham, Strawinsky, Rossini, Toscanini ou Satie étaint aussi des rigolos. Sans parler du désopilant dessinateur Hoffnunug, si célèbre à Londres et encore si méconnu à Paris. Souhaitons que ces pages, ici ou là, vous fassent rire ou au moins sourire. Mario Bois

  • Clym est un personnage, une figure parisienne bien connue dans les milieux de l'opéra et du concert qu'il fréquente depuis des décennies.
    Un bohème oui, mais un prince de Bohème ; journaliste, critique, musicologue, auteur de livres sur des musiciens, ami de Karajan, de Solti, de Rostropovitch, de la famille Wagner, etc.
    Il est aussi un grand portraitiste : commençant à dessiner dès l'âge de 15 ans et aujourd'hui octogénaire, il est l'auteur de milliers de dessins représentant les visages de compositeurs et d'interprètes, des scènes d'opéra et des moments de jazz.
    Ses dessins ont été reproduits, en France et à l'étranger, dans un grand nombre de journaux, programmes, revues, affiches, etc.
    Or, à ce jour, aucun livre ne les avait encore jamais rassemblés.
    L'amitié qui me lie à Clym depuis un demi-siècle m'a amené à le faire avec ce volume contenant près de 200 illustrations.

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