• Le but de cet ouvrage est de tenter, par-delà les usages communs et souvent maladroits du vocabulaire du problème, une définition rigoureuse de la notion de « problématisation » qui en dévoile les enjeux philosophiques. À quoi reconnaît-on que l'on a affaire à une problématisation véritable ? Nous proposerons quatre critères. Problématiser c'est :
    - a) l'examen d'une question ;
    - b) par une pensée articulant données et conditions du problème, dans un cadre déterminé ;
    - c) par une pensée qui se surveille elle-même ;
    - d) dans une perspective heuristique.

    L'étude du Mènon de Platon, contre-exemple instructif, et celle de la Logique. Théorique de l'enquête de John Dewey permettent de préciser les caractéristiques de la démarche de problématisation, ainsi que son intérêt.

  • Qu'est-ce que problématiser ? Comment peut-on faire problématiser les élèves ? A quelles conditions peut-on envisager une véritable démarche de problématisation avec les élèves, de l'école maternelle au lycée ?

    Si notre monde est devenu problématique, en perpétue questionnement sur lui-même, il semble naturel de penser qu'un des enjeux de l'école est d'apprendre aux élèves à problématiser. Les textes officiels préconisent d'ailleurs de le faire et beaucoup d'enseignants s'y essaient. Mais force est de constater que les meilleures idées risquent de se dénaturer à l'école dans différentes disciplines ainsi que pour le traitement de questions socialement vives. Il fournit un certain nombre de repères, d'ordre épistémologique, pour la construction de situations de problématisation en classe.

  • Il livre le courrier à pied en toutes saisons. 35 kilomètres de bois, de pâture et de chemins caillouteux c'est difficile à la belle saison, mais en hiver cela tient de l'exploit.

  • On ne rencontre plus de cagots dans les rues d'une commune des Pyrénées. On rencontre des descendants de cagots qui ne se distinguent en rien des autres hommes et qui, peut-être, ne savent pas ce que furent les cagots : ils formaient une caste, une catégorie sociale dont la trace remonte au Moyen Age, au XIIe siècle, voire avant. On les soupçonnait d'être ladres (lépreux), d'appartenir à une race porteuse d'un mal transmissible.
    Cette « race » fut maudite. Les cagots endurèrent les pires avanies tout en démontrant qu'ils avaient le droit de vivre comme les autres hommes dont l'erreur, l'injustice à leur égard perdurèrent pendant des siècles. Une telle ségrégation n 'est plus qu'un souvenir mais le mystère des cagots demeure aussi vivant, aussi inquiétant que jadis. Les cagots.
    Que sont-ils ? Qui sont-ils ?..

  • A la suite de La Petite Histoire d'Oloron et de Sainte-Marie, parue en 2003, voici l'histoire des principales rues de la capitale du Haut- Béarn ainsi que des personnalités, des événements dont on a voulu garder le souvenir ou honorer la mémoire.
    Un véritable dictionnaire historique, biographique et anecdotique, complémentaire de la Petite Histoire d'Oloron et Sainte-Marie qui permettra de mieux connaître et apprécier cette vieille cité béarnaise.
    Le présent ouvrage est mis à jour des rues baptisées jusqu'en 2009.

  • Peureux et solitaire, ce petit garçon n'est heureux que lorsqu'il regarde passer les trains. Son occupation favorite lui permet de rencontrer M. Vayssettes, un homme physiquement diminué par un mal auquel, dit-on, il n'aurait jamais dû survivre. De leur passion commune - les trains - naîtra une profonde amitié. Le garçon s'émeut des souffrances et des humiliations qui ont dû être celles de son ami quand il avait son âge. De quoi le pousser à vouloir être courageux pour deux. Mais ses beaux sentiments volent en éclats le jour où il se sent trahi par celui au nom duquel il commençait à cultiver la volonté de reconnaître ses peurs et la force de les affronter. Quel est donc le secret de M. Vayssettes ? Quel homme deviendra finalement cet enfant s'il ne lui reste que du ressentiment pour se construire ?
    Chacun a son histoire, ses chagrins, ses blessures. Il en résulte une sorte de puzzle qui permettra ici de comprendre ce qui est arrivé à ces deux êtres dissemblables qui luttent pour survivre et garder leur dignité. L'auteur a pour ces éclopés de l'existence une compassion qui donne une force inattendue à ce roman aussi mystérieux que bouleversant.

  • Comme l'avait bien vu condorcet, " l'accroissement mécanique du savoir " ne suffit pas à promouvoir le développement scientifique et culturel des sociétés.
    Encore faut-il que ce savoir soit partagé, qu'il soit accessible aux citoyens. c'est la tâche des différentes institutions d'éducation et de formation de divulguer ce savoir, mais aussi celle de la presse dite de vulgarisation et celle des chercheurs et autres experts. on s'attachera à décrire et analyser cet effort de vulgarisation et plus largement d'éducation scientifique, dont jules verne, jules hetzel et jean macé ont été les instigateurs au xixe siècle, sans pour autant méconnaître les difficultés.
    Comment rendre possible l'édification d'une culture scientifique véritable dans l'éclatement des savoirs et des spécialités qui marquent l'encyclopédie contemporaine ? quelles opérations de traduction nécessite la divulgation de problématiques scientifiques ou de résultats auprès du grand public ? comment prendre en compte, en retour, les préoccupations, les questionnements, les interpellations des citoyens concernant l'impact des sciences et des techniques sur la société ? ne doit-on pas tendre vers une co-définition des objets de recherche par les chercheurs et les citoyens ? en marge de cette volonté de diffusion des connaissances, il existe des mécanismes plus ou moins subtils, plus ou moins intentionnels, plus ou moins explicites, par lesquels les différentes spécialités scientifiques, les différentes professions, les différentes instances politiques ou économiques protègent leurs secrets et leurs pouvoirs.
    Repérer et analyser ces formes plus ou moins conscientes et plus ou moins cachées de confiscation du savoir s'avère une tâche démocratiquement salutaire. mais, faut-il vraiment tout dire au citoyen au risque de susciter incompréhension, malentendu et même espoirs ou craintes irrationnelles ? si le partage du savoir relève sans aucun doute du " principe de responsabilité ", ne doit-il pas obéir, lui aussi, à une sorte de " principe de précaution " ?.

  • Il faut remonter au XIXe siècle pour trouver une histoire concernant Oloron-Sainte-Marie, la « Chronique du diocèse d'Oloron » de l'abbé Menjoulet, quelques plaquettes au début du XXe, et depuis, rien. La capitale du Haut-Béarn méritait certes mieux.
    Voici donc une «petite histoire» d'Oloron et de Sainte-Marie - communes fusionnées sous le second Empire - où se côtoient grande et petite histoire, depuis les lointaines origines d'ILLURO jusqu'au début de ce troisième millénaire. Un livre d'histoire simple, rigoureux, minutieux, que se devront de posséder tous ceux qui sont attachés au Béarn.

  • Nous vivons dans un monde problématique, sans certitudes fixes. Désormais l'expérience est celle d'un flux héraclitéen. Nous sommes devenus des marins. Les intégristes voudraient jeter l'ancre en pleine tempête et les relativistes se laisser aller au fil du courant. La seule issue est d'apprivoiser le devenir dans un processus de problématisation - dont la démarche scientifique fournit le paradigme -, processus qui articule doutes et certitudes sans remettre tout en question à chaque fois et qui permet des résultats provisoires certes mais suffisamment assurés pour progresser. Il faut donc concevoir l'éducation comme problématisation. Ce qui implique de doter les jeunes de nouveaux types de repères : boussole et cartes avec lesquels ils pourront s'orienter eux-mêmes sur le fond d'un héritage, d'une expérience transmise. Une philosophie de l'éducation inspirée de la problématologie de John Dewey et de Michel Meyer, permet un autre regard sur l'évolution des normes éducatives, sur les schèmes qui les sous-tendent, sur le savoir et la culture scolaire, sur l'émancipation.
    Michel Fabre est agrégé de philosophie, professeur en sciences de l'éducation à l'Université de Nantes, chercheur au Centre de Recherche en Éducation de Nantes (CREN) et rédacteur en chef de la revue en ligne Recherches en Éducation. Il a notamment publié : Penser la formation (PUF, 2e édition 2006), Situations problèmes et savoir scolaires (PUF, 1999), Gaston Bachelard. La formation de l'homme moderne (Hachette, 2001), Le problème et l'épreuve. Formation et modernité chez Jules Verne (L'Harmattan, 2003), et Philosophie et pédagogie du problème (Vrin, 2009).

  • Notre conception de l'éducation est liée à l'idée de vérité. Ce rapport à la vérité s'avère toutefois problématique aujourd'hui  : érosion de l'autorité des institutions, sources plurielles et concurrentes d'informations, voire avènement d'une ère de «  post-vérité  ». Comment en sommes-nous arrivés là  ? Quelle est la part de responsabilité des doctrines philosophiques dans cette crise de la factualité  ? Comment la problématique de la factualité se décline-t-elle à partir de débats philosophiques contemporains (Russell et Dewey, Rorty et Habermas, Bouveresse et Foucault, Latour et la revue du Mauss, Butler et Nussbaum)  ?Quels sont les enjeux politiques et éducatifs de cette crise de la vérité factuelle  ? Comment, dans ce contexte, penser la formation à l'esprit critique  ? L'École peut-elle retrouver une normativité épistémologique à partir de la notion d'enquête  ?

  • John Dewey (1859-1952) est l'auteur d'une oeuvre considérable qui ne se réduit pas à la pédagogie, même si la problématique éducative constitue le fil conducteur de sa pensée. À l'instar des grandes philosophies modernes, il déploie une ontologie, une logique, une éthique, une esthétique et une politique. Dewey, dès le début du XXe siècle, s'efforce de penser la problématicité du monde lorsque les repères des sociétés traditionnelles et même ceux de la modernité s'estompent. Il milite pour une sécularisation intégrale de la pensée et de la culture, mais sans réductionnisme. Il entend débarrasser la pensée des dualismes qui l'encombrent et s'efforce de proposer une logique d'enquête susceptible de réguler l'autoquestionnement de la société. Il propose une nouvelle vision de l'éducation comme praxis, n'ayant d'autre fin qu'elle-même et définit les principes d'une pédagogie de l'expérience qui soit en même temps une entrée dans la culture. Il élabore un nouvel humanisme fondé sur l'idée d'ouverture de l'expérience, dans une visée de perfectionnement, respectueuse du pluralisme des valeurs. Sa pensée politique récuse le communisme, le capitalisme et la technocratie et esquisse un « libéralisme radical » qui fait retour aux fondamentaux démocratiques du libéralisme politique. Son oeuvre culmine dans la définition d'un bien-vivre qui synthétise le religieux sans la religion et le beau sans les beaux-arts sous les symboles de la grâce et de l'intensité.
    Cet ouvrage propose une approche à la fois génétique et structurale de l'ensemble de la philosophie de Dewey et particulièrement des ouvrages majeurs, dont certains n'ont pas encore été traduits en français. Il s'efforce de dissiper quelques malentendus sur le pragmatisme, trop souvent incompris et caricaturé. Il tente un questionnement des textes à partir des préoccupations éducatives et plus largement philosophiques contemporaines. Comment Dewey répond-il aux questionnements d'un monde problématique qui est désormais le nôtre et qu'il avait déjà largement anticipé?

  • Le vocabulaire du problème et de la problématisation envahit le champ de l'éducation et de la formation.
    On s'en réjouirait s'il s'agissait bien de conjuguer apprentissage et pensée, selon le souhait de dewey. malheureusement, une sorte de malédiction affecte les bonnes idées qui ne manquent pas de se dénaturer au fur et à mesure qu'elles se répandent, au point de susciter l'indignation des pères la rigueur, prompts à jeter le bébé avec l'eau du bain. il importe donc de poser la question dans sa radicalité : qu'est-ce qu'un problème ? que veut dire problématiser ? on s'efforcera de retracer la genèse plurielle du paradigme du problème à travers les philosophies de john dewey, de gaston bachelard, de gilles deleuze et de michel meyer qui toutes s'efforcent d'imaginer des alternatives au dilemme de menon et à ses avatars modernes.
    Comment penser la recherche et l'apprentissage autrement que comme réminiscence ? quel rôle y jouent le questionnement la problématisation ? peut-on imaginer - contre toutes les théories de la connaissance de la modernité - une épistémologie, voire une logique de la découverte, de l'invention ? et une pédagogie du problème ? car épistémologie et pédagogie s'avèrent inséparables dès le début, comme socrate l'avait bien vu, dans la leçon du menon.
    A travers ces études philosophiques, il s'agira d'éclairer si possible les questions pédagogiques ou didactiques qui se posent aujourd'hui à l'enseignant ou au formateur en mal de problématisation.

  • La formation est un phénomène global qui envahit toutes les sphères de la société, tous les domaines et tous les âges. On parle de formation initiale, de formation d'adultes, de formation continuée, de formation professionnelle ou de formation de soi... Cet ouvrage déploie trois interrogations fondamentales :

    - Comment s'y retrouver dans le maquis des formations ? Comment ordonner cette diversité ? Toutes ces formations ont-elles quelque-chose en commun ? Quelles sont les diverses logiques à l'oeuvre dans les différents types de formation ?

    - La tradition philosophique peut-elle nous fournir des ressources intellectuelles pour penser ce phénomène relativement nouveau qu'est une « société pédagogique » ? Les philosophes ont-ils pensé la formation et nous aident-ils à la penser aujourd'hui ?

    - Former est une activité qui ne va pas de soi, qui demande à être questionnée d'un point de vue éthique, politique.

    Ce livre n'est pas un manuel de formation, ni une description des formations. Il pose la question fondamentale : qu'est-ce que former ? Il cherche à déceler le sens de chaque type de formation et les valeurs sur lesquelles elle repose.

  • Actes des Rencontres Jules Verne -25/26 novembre 2010 - Ecole centrale de Nantes

  • L'arbre grand-pere

    Michel Fabre

    L'Arbre Grand-Père raconte la rencontre d'un géologue avec les animistes du pays dogon.
    Deux mondes que tout oppose face aux questions fondamentales de l'existence humaine.
    Il nous renvoie à nous-mêmes, à la façon dont nous voulons aborder notre vie.
    Finalement, ce livre nous rappelle que c'est en chacun de nous que se cachent les trésors les plus précieux.

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