• Mainmorte

    Michel Steiner

    Un étrange et macabre jeu de pistes se déroule à paris.
    Les indices : des morceaux cuisinés et savamment préparés de corps d'huissiers. le meurtrier contacte sandrin, un journaliste, et lui envoie des énigmes sibyllines... sandrin croise la route d'un inquiétant joueur de poker, féru de psychanalyse et de logique floue, qui semble être le seul à pouvoir les résoudre. l'assassin finira-t-il par passer à table ?

  • La machine a jouir

    Michel Steiner

    Pimol Pharma, une entreprise en pleine expansion et véritable micro-patrie, se trouve à deux doigts d'entrer en Bourse et de fusionner, lorsqu'en son sein éclate une série d'attentats burlesques.
    Jean Pimol, qui pourtant mérite le titre de " Manager de l'année ", perd les pédales. Dans son laboratoire, jour après jour, tout se détraque : le petit personnel est déstabilisé et la hiérarchie est dépassée. Qui est l'ennemi de ce patron despotique passé maître dans " l'art de mener paître le bétail humain ", ce platonicien de pacotille qui puise les principes de sa politique dans la philosophie comme on fait les poubelles ? La machine à jouir : un éclairage à la lumière noire sur l'univers de l'entreprise et des entrepreneurs.

  • Les jouets

    Michel Steiner

    LL est un maître dans le maniement du discours managérial, un rhéteur moderne jouant à mort de son art.
    Patron d'un empire industriel, ses proches collaborateurs sont des acteurs interprétant ses pièces et saynètes. " Une bonne haine vaut mieux qu'un bel amour ", LL connaît l'adage, il sait, alors qu'il a fait son temps, que la méchanceté est la rambarde à laquelle il doit s'agripper pour ne pas basculer dans la tombe. Aussi lui faut-il trouver des objets d'exécration, des jouets à casser. Alors seulement, il sent sourdre à nouveau en lui cette rage et ce goût de vivre qui ont l'âge de sa mémoire.
    Les jouets : un roman noir sur l'inhumanité, celle des spécialistes en relations humaines, toutes disciplines psychosociales confondues.

  • Marieurs, histoires de schnorrers (tapeurs), histoires subversives? Freud y analyse avec une évidente délectation une vingtaine d?histoires juives. Vingt-trois ans plus tard, en 1928, Freud traitera de l?humour dans un autre texte où le mot « juif » sera le grand absent.
    L?humour est alors considéré suivant une perspective froidement scientiste, métapsychologique. Plus simplement, à compter de cette date, pour Freud, l?humour n?est qu?anglais. Pourquoi une telle rupture ? Michel Steiner se penche sur cette énigme et nous entraîne dans une formidable plongée aux origines de la psychanalyse. Quoi de commun entre l?humour juif et la psychanalyse ? L?impertinence du schnorrer, le cynisme du marieur, la logique renversante du rabbin? mettent à mal les normes de la vérité et de la morale.
    Le temps d?un éclat de rire, les histoires juives créent un monde où les principes perdent de leur rectitude. Comme l?humour juif, la psychanalyse malmène la raison en subvertissant quelques inaltérables vérités. Pour Freud, la logique de l?inconscient et l?humour juif, c?est du pareil au même. Cette logique formalise ce que les histoires illustrent. Les tenants de l?ordre moral bourgeois, à leur façon, ne s?y sont pas trompés en qualifiant la psychanalyse de « perversion juive ».
    Un essai foisonnant, réjouissant, stimulant? au travers duquel Michel Steiner renouvelle notre lecture de Freud. Avec en toile de fond ce questionnement sur cet « autre » si proche et sur la singularité du signifiant « juif ».

  • La folie de Kroupnik faisait jaser.
    Il avait mis en pièces, mangé des pages du livre Prières de Kippour. Ne plus porter la kippa, s'être massacré la barbe et les anglaises étaient autant de signes prouvant qu'il avait perdu toute estime de soi. La lecture d'un texte sacré dans les W.-C., le déplacement impérieux des mezouzoth, ces transgressions affichées le faisaient hérétique aux yeux de ses disciples. Rozen chercha ce qui pouvait être de nature à troubler l'entendement d'un rabbin.
    Dieu n'est pas, Dieu n'est plus ? Il s'est suicidé ? Non. Des hommes aussi solides ne se troubleraient pas pour si peu. Ainsi s'interroge Rozen, érudit, Juif athée, joueur d'échecs, appelé à jouer les épouvantails à rabbin pour sauver le rabbi de la folie. "Nos voeux ne sont pas des voeux, [...] nos serments ne sont pas des serments." La prière du Kol Nidré est source d'interrogations et de persécutions pour les juifs depuis des siècles.
    Michel Steiner s'empare de ce paradoxe pour instruire un roman à énigme éclatant, où le lecteur est conduit avec le héros à trouver le sens oublié de ce texte. Humour juif et dialectique se disputent tout le long de ce roman spéculatif captivant qu'on ne lâche pas avant la dernière page.

  • Des " soignants ", adeptes de la violence mécaniste, des chocs chimiques et électriques, soumettent les internés à l'horreur.
    Effacement des mémoires et dépersonnalisation à coup de psychotropes, ne suffisent pas à qui croit aux vertus thérapeutiques de la douleur, de la peur et de l'humiliation. Ces bourreaux sont sauvagement exécutés par des érudits... Mais qui sont-ils ? Pourquoi traquent-ils Octave Lepgorin, un psychanalyste qui pourtant, comme eux, dit tout haut que les neuroleptiques soignent les institutions et non les fous ? Mathieu Gambié, un drôle de flic féru d'Histoire médiévale, va enquêter dans cet obscur hôpital psychiatrique de campagne, véritable musée de pratiques révolues, hanté par ses martyrs oubliés.
    Quel est le lien, entre, les manuels de l'Inquisition du XVe siècle, les pratiques folles des aliénistes du XIXe, et les traitements modernes ? Un roman noir antipsychiatrique dans lequel Michel Steiner porte un regard oblique sur l'histoire de l'hystérie et de la thérapeutique asilaire du XIXe siècle à nos jours.

  • Des médecins, adeptes des chocs chimiques et électriques, soumettent les internés à l'horreur.
    Ces bourreaux, convaincus des vertus thérapeutiques de la douleur, de la peur et de l'humiliation, sont sauvagement exécutés par des érudits. mais qui sont-ils ? pourquoi traquent-ils octave lepgorin, un psychanalyste qui pourtant, comme eux, clame que les neuroleptiques soignent les institutions et non les fous ? un drôle de flic féru d'histoire médiévale mène l'enquête dans cet obscur hôpital psychiatrique de campagne hanté par ses martyrs oubliés.
    Quel est le lien entre un manuel de l'inquisition du xve siècle, les pratiques insensées des aliénistes du xixe et les traitements modernes de la folie ? petites morts dans un hôpital psychiatrique de campagne : un roman noir antipsychiatrique dans lequel michel steiner porte un regard oblique sur l'histoire de la thérapeutique asilaire du xixe siècle à nos jours.

  • depuis plus d'un millénaire, certains rabbins et exégètes contestent et décrient la prière du kol nidré (" tous les voeux " en araméen), psalmodiée la veille au soir du jour du grand pardon.
    le kol nidré est une énigme : personne ne le comprend plus.
    cela aurait été de peu d'importance si son contenu n'apparaissait pas scandaleux : " nos voeux ne sont pas des voeux, nos serments ne sont pas des serments, nos jurements ne sont pas des jurements, nos promesses ne sont pas des promesses... "
    son mystère s'épaissit lorsqu'on découvre que, du rite séfarade au rite ashkénaze, son contenu diffère notablement. l'église chrétienne déduisit que, par cette prière, les juifs s'autorisaient à ne pas respecter leur parole.
    certains intellectuels ont tenté d'élucider les termes étranges et subversifs du kol nidré.
    dans un livre préfacé par freud (le rituel. psychanalyse des rites religieux), theodor reik manque d'un rien de découvrir sa signification originelle. karl abraham, qui en produit un commentaire, échoue également. leurs outils sont psychanalytiques mais, sans doute aveuglés par l'admiration qu'ils vouent à freud, ils prennent une voie stérile au moment de conclure.

    l'auteur mène ici une enquête brillante et résout avec cet essai une énigme théologique plus que millénaire.

  • Tous, auteurs, éditeurs, libraires, nous savons que rien n'est plus terrible que le silence des livres. George Steiner nous invite à ne pas oublier la vulnérabilité de l'écrit sans cesse - et de plus en plus - menacé. Son éblouissante approche de la lecture va de pair avec une critique radicale des formes nouvelles d'illusion, d'intolérances et de barbarie de nos sociétés dites éclairées.

    Cette inquiétude est en quelque sorte apaisée par un émouvant « éloge du livre » de Michel Crépu, qui nous renvoie à ce sens intime de la finitude que nous apprend précisément l'expérience de la lecture.

  • La Haine du livre est bien sûr, avant toute chose, une provocation. Pour quiconque connaît l'oeuvre de Steiner, son amour du livre est incontestable. Néanmoins une question le taraude : Pourquoi l'Occident, malgré la culture, a-t-il produit la barbarie ? George Steiner relate dans un premier temps l'histoire du livre, son évolution technique (tablette d'argile, papyrus ou papier), son importance dans le destin de l'Occident : la Bible en est évidemment la référence centrale, aussi bien que les grands fondamentaux philosophiques, d'Aristote à la philosophie contemporaine ; enfin, la littérature et l'Âge d'or du livre. George Steiner s'intéresse ensuite à ceux qui ont voulu la fin du livre, au nom de la supériorité de la transmission orale, des charmes d'une innocence rousseauiste ou de l'utopie révolutionnaire. Enfin, il aborde les nouvelles menaces : la censure, les nouvelles technologies, la révolution électronique qui creuse davantage encore le fossé entre littérature du savoir et littérature du pouvoir.
    La réponse de Michel Crépu met en lumière cette relation de désir au livre, d'amour du sens inépuisable, et l'éventualité d'une fin, la peur, voire la haine. Il en résulte une expérience très paradoxale de la vulnérabilité du livre : ce qu'on éprouve, c'est la puissance de cette fragilité. C'est l'expérience même de la lecture qui est en jeu.

  • « Qu'est-ce que jouer?? Soumise à des psychiatres et à des psychanalystes, cette question pouvait promettre des textes savants et impersonnels. Il n'en est rien. Le joueur, c'est chacun d'entre eux dans son articulation intime au jeu. Michel Steiner a rassemblé autour de lui un collectif d'auteurs qui ont tous en commun d'être psys et joueurs passionnés. Il en résulte une oeuvre unique : quinze récits ardents sur leur passion du jeu, toujours éclairés de leur érudition. Ici le joueur n'est pas le patient, cet autre compulsif et dépendant dont le thérapeute questionne le comportement «?addictif?». Ce terme, très usité depuis le début des années 2000, prétend en désigner le pathos et fait entrer le jeu dans le champ médical. Mais le jeu est-il en soi une pathologie ? N'aurait-il pas plus à voir avec la poésie du hasard, l'émotion du «?bon coup?», la révolte de l'être?? Cependant qu'en filigrane nous sont aussi racontés la souffrance, la passion triste du joueur... »

  • A Saint-Etienne, la place Marengo devient place Jean Jaurès le 30 décembre 1919 après un vote de l'assemblée communale. Le conseiller municipal Benjamin Ledin justifie que l'on donne le nom du député du Tarn à la plus belle place de la ville car, dit-il, «Jaurès était un peu stéphanois». En effet, Jaurès a été souvent présent à Saint-Etienne de 1886 à 1914. II a accompagné les Stéphanois dans leur combat républicain. II a fait corps avec les mineurs et les passementiers lorsqu'ils luttaient pour améliorer leurs salaires et leurs conditions de travail. II a participé à plusieurs congrès où il a défendu sa conception d'un socialisme réformiste. Le courant pacifiste stéphanois mit jusqu'au bout ses derniers espoirs dans celui qui deviendra « le martyr de la paix». On ne s'étonne donc pas qu'à l'annonce de l'acquittement de Villain, l'assassin de Jaurès, les Stéphanois se soient rassemblés par milliers pour manifester leur indignation dans un long cortège qui traversa la foule devant une foule recueillie massée sur les trottoirs. Un siècle après le drame, «l'année Jaurès » a été riche d'initiatives et les Stéphanois de toutes sensibilités ont été nombreux à honorer la mémoire du grand tribun. A travers de nouvelles études appuyées sur des documents inédits, cet ouvrage permet de suivre Jaurès pas à pas à Saint-Etienne et rappelle, photographies à l'appui, les manifestations de l'année 2014. Au-delà des cérémonies officielles, les débats autour de Jaurès ont montré l'actualité de sa pensée et l'exemplarité de son combat.

  • Ce manuel trilingue, français, anglais et allemand, a pour objectif de procurer aux ingénieurs en génie civil une solution simple et éprouvée pour évaluer (lorsque les essais en laboratoire sont inexistants ou insuffisants) ou pour contrôler les valeurs de calcul des propriétés des sols au moyen de corrélations. Cette méthode de contrôle ou d'évaluation des caractéristiques des sols utilisées dans les projets de construction est prescrite par l'Eurocode 7, la norme européenne de dimensionnement des fondations et ouvrages en terre et souterrains. Une véritable référence pour les praticiens de la construction et les étudiants en génie civil.

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