Filigranes

  • Cavale

    Nicolas Comment

    Photographe, auteur et musicien, Nicolas Comment est un habitué des voyages sentimentaux et autres errances photobiographiques. Ses séries ont pour théâtre Mexico, Prague ou Tanger, ces lieux mythiques, antres littéraires. "Cavale" s´inscrit dans cette tradition de la "déambulation psychogéographique". Balade géopolitique, fiction intime. Nous sommes en 2019. Laura Serani, directrice artistique du festival Planche(s) Contact invite Nicolas Comment en résidence artistique à Deauville. Ainsi commence "Cavale" : une série photo-littéraire protéiforme qui se lit comme un tableau à entrées multiples contant la cavale imaginaire d´une femme qui se libère de ses liens

  • « Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation » annoncait d'une voix blanche, Guy Debord dans son film La société du spectacle, en 1973, l'année de ma naissance. Vingt ans plus tard, débutait ma pratique photographique, consciente. Je ne m'étais, depuis, jamais retourné sur ces premières images. Il fallait donc bien qu'un jour je trouve le temps d'ouvrir ces archives. J'y ai trouvé ceci, scanné durant les nuits blanches qui suivirent la naissance de ma fille, à l'automne 2017. Des films en noir et blanc, réalisés à vingt ans avec un vieux Pentax K1000 et un Nikon Fm2 d'occasion sur d'antiques Tri X 400 Asa, ou HPS5 Ilford parfois poussées à leur limite : images granuleuses constituant les éléments d'une « photobiographie » que j'avais soigneusement laissé de côté et dont je me rends compte aujourd'hui qu'elle était sans doute au coeur de ma démarche.

    Dans ce huis-clos intimiste qui se déroule essentiellement en province, des bords de Saône aux pentes de la Croix Rousse, à Lyon, l'hiver, la nuit, on croisera beaucoup d'amis, plusieurs autoportraits, quelques femmes, et certains des « maîtres anciens » que je m'étais alors choisis. On y trouvera également diverses notes, citations ou chansons retrouvées qui dormaient dans de vieux carnets, contemporains des prises de vues.
    N.C.

  • Reverb

    Nicolas Comment

    Reverb est une proposition imaginée autour des premières séries de Nicolas Comment, photographe et auteur-compositeur. Les images dialoguent ici avec la littérature, la poésie et l'objet même qu'est le livre de photographies. Parmi ceux réalisés par l'artiste : La desserte (2001), Le point (2003), L'oiseleur (2003), A*** (2004), Fading (2006) et Est-ce l'Est (2008), sa romance berlinoise.

    « Les images de Reverb, gorgées de grain et de lumières intermédiaires, ont toutes été réalisées au moyen d'un boitier argentique, pour la plupart en France. Des forets du massif central aux cotes bretonnes. Sur la route, au bord d'un fleuve ou au sein de quelque hôtel secret où dorment des odeurs particulières et mélancoliques, des papiers-peints merveilleux. La «réverbération » de Comment, c'est l'histoire d'une trajectoire dans l'espace et le temps. Le rêve, le verbe. Le reflet lumineux et la chambre d'écho. L'observation d'un signal et de sa trajectoire, entre le moment de la prise de vue et le moment de l'exposition. « J'ai relu et croisé les images, comme on pourrait le faire avec des mots et des rimes, afin qu'elles puissent dialoguer autrement, à la façon d'un poème. »

  • Découvrez Mexico city waltz, le livre de Nicolas Comment

  • Est-ce l'Est ? est une romance berlinoise, un film fixe, un disque imagé. C'est une ballade photographique et musicale dans l'ancien Berlin Est, hanté par le spectre du Mur et des totalitarismes, mais également par la musique de David Bowie et de Lou Reed.
    Les photographies couleurs ainsi que le texte de Nicolas Comment plus un mini-album concept de 5 chansons (Est-ce l'Est, Birgit, Tout autour, Baisers de Prenzlauer, Sur la Tor str.) ont été produits à Berlin.
    Pour l'une des toutes premières fois, photographies d'auteur et nouvelle chanson française - deux arts « de demi-teinte » - sont ici réunis pour former un tout cohérent dans cet objet original et collector. Roman visuel et sonore, Est-ce l'Est ? est autant un livre de photographies qu'un disque de rock : produit par Jean-Louis Piérot et Philippe Balzé (producteurs et réalisateurs notamment pour Etienne Daho, Christophe Miossec, Alain Bashung, Yves Simon etc.)

  • T(ange)r

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    Attiré par Tanger et son aura "littéraire", Nicolas Comment a également été bouleversé par la force "plastique" de la "Dream City" de Paul Bowles... En témoignent les premiers extraits de ce nouveau travail photographique où les thèmes picturaux (nu, nature morte) qui se sont peu à peu imposés à lui, semblent convoquer d'oniriques et orientalistes réminiscences. La présentation de cette série en cours - où l'association des images entre elles donne corps à une vision intime et intérieur de Tanger - n'est d'ailleurs pas sans évoquer le fameux "triptyque marocain" de Matisse...

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