• Facsimilé d'un petit carnet de croquis de 1971, réalisé par l'une des figures de l'abstraction lyrique lors d'un de ses voyages en Norvège.

    Tout au long de sa vie Olivier Debré (1920-1999) a multiplié les voyages à travers le monde, se nourrissant chaque fois des sensations éprouvées face au paysage pour créer de nouvelles toiles. L'une de ses destinations favorites était la Norvège (« Norge »), où il s'est rendu régulièrement pendant plus de trente ans. Les carnets de voyage permettent de reconstituer ses déplacements au coeur de la nature nordique, parfois dramatique, hostile, ou d'une incroyable richesse colorée. Si les croquis de l'artiste procèdent de la même spontanéité et de la même économie de moyens que ses huiles sur toile, on sera étonné, en feuilletant ce livre, de son caractère explicitement figuratif.
    Le carnet reproduit ici a été intitulé Norge par Debré. Son esthétique et l'emploi de l'aquarelle permettent de le situer en 1971, année du premier voyage pictural de l'artiste en Norvège. Qu'il ait été laissé sans date renforce son mystère tout en affirmant sa permanence. Les larges étendues blanches, zones de papier laissées en réserve, évoquent un univers immuable et immatériel, à peine effleuré par la claire lumière du Nord.
    Marine Rochard Publié suite à l'exposition « Olivier Debré. Un voyage en Norvège », Centre de création contemporaine Olivier Debré, Tours, du 11 mars au 17 septembre 2017.

  • Outre la recherche d'une émotion et d'une description de la réalité, chaque génération de peintres a tenté de définir une certaine structure d'espace.
    Les peintres italiens du Quattrocento ont, grâce à leur génie, inventé le système perspectif. Quelques siècles plus tard, les impressionnistes français ont découvert une nouvelle structure spatiale qui a donné naissance à l'abstraction contemporaine. Mais aucune image schématique de cet espace n'a, jusqu'à présent, été donnée. Le signe progressif doit donner l'image simplifiée de l'évolution vivante des formes.
    Dans cet essai richement illustré, Olivier Debré analyse l'évolution de la notion d'espace au fil des siècles, et son application dans les environnements urbains, en peinture, en sculpture, en architecture et même dans les différents types d'écriture. Sa réflexion nous conduit de la révolution néolithique à la fin du XXe siècle, car nous entrons dans une nouvelle ère : un concept d'espace inédit doit naître.
    Olivier Debré en apporte la définition et nous soumet quelques propositions pour agir dans cet espace.

  • La collection sur papier publie - Olivier Debré, signes paysages, signes personnages - un livre qui réunit un choix de fusains et lavis de l'artiste accompagnés de notes d'atelier et d'un texte critique de Daniel Abadie : Olivier Debré, mais à dessein limité au seul domaine de l'oeuvre sur papier, prouve que chez lui le dessin n'est pas la structure du tableau mais en est le paradoxe.
    Le choix des oeuvres de l'artiste a été fait en collaboration avec Daniel Abadie, Sylvie Debré et la Galerie Louis Carré. Le livre suggère un dialogue entre les signes personnages et les signes paysages des oeuvres crées depuis la fin des années cinquante jusqu'à 1990.
    L'oeuvre de Olivier Debré (1920-1999) comprend à la fois le livre illustré mais aussi la décoration monumentale. Le parcours de sa peinture a été remarquablement présenté à l'exposition du Jeu de Paume, à Paris en 1995, sous la direction de Daniel Abadie.

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