• Es catacombes de Priscilla à Rome aux photographes Pierre et Gilles en passant par les icônes byzantines, les reliquaires médiévaux et les artistes de la Renaissance, la représentation de la Vierge à l'Enfant est l'un des sujets les plus traités dans l'art occidental.
    Pourquoi tant d'images ? Pourquoi tant de visages prêtés à celui de la Vierge ? Et qu'est-ce qui nous émeut en elle, nous touche au plus profond de nous-mêmes ? Au travers des images de dévotion publique et privée, ce sont celles, idéales, de l'amour maternel, inconditionnel, divin, l'amour agape, qui parle à notre désir d'être aimé infiniment, absolument.
    La permanence et la richesse à travers les siècles, de ces figures de la Vierge à l'Enfant, leur permettent de retracer une histoire de l'art, des idées et de la pensée chrétienne.
    L'auteur décrypte l'archétype et la prodigieuse floraison des symboles qui les accompagne, tout en évoquant la dialectique du sacré et du profane, du visible et de l'invisible. Au fil des pages, les créations reproduites - qu'il s'agisse de chefs-d'oeuvre ou de scènes de genre méconnues - évoquent la diversité de traitement qu'a pu susciter cette figure maternelle intemporelle.

  • Le 12 décembre 1923, Raymond Radiguet meurt à Paris, fusillé par les soldats de Dieu. Il a vingt ans. Jean Cocteau est dévasté, Radiguet était comme son fils. Il va le pleurer trois jours et trois nuits durant. Il vient de perdre la moitié de lui-même. Il se réfugie près de Nice, à Villefranche-sur-Mer et se cache. Ce deuil au soleil, il l'accompagne d'opium et de dérives sur l'eau.

    Ses amis, Picasso, Auric, Stravinsky viennent le voir. Ce seront trois années dans la nuit de son chagrin et le bleu de la mer. Poèmes, dessins, pièces de théâtre vont naître là, à l'ombre de son enfant perdu. La vérité, il le dit, est toujours du côté de la mort. Et de l'amour...

  • Bébé Nouv.

    Bébé

    Olivier Rasimi

    Nous devons l'origine du mot Bébé à un bien étrange personnage de la cour du roi Stanislas, roi de Pologne et de Lorraine. Sans doute est-il aussi à l'origine du jeu du Nain jaune. Au mois de juin 1745, trois dames de la cour se rendent en villégiature dans les Vosges par la route des Princes. Elles découvrent dans une ferme un enfant, Nicolas Ferry, parfaitement proportionné, de la taille d'une poupée et le ramènent à la cour, où il vivra vingt ans, célébré dans toute l'Europe.
    Dans ce merveilleux roman, Olivier Rasimi nous fera aimer le roi de Lorraine, Mme du Châtelet, quelques automates, un crapaud et Piccolino, l'ami de Bébé. Quant à Joujou, autre nain invité à la cour et ennemi juré de Bébé, il est préférable de ne rien en dire... Le squelette de Nicolas Ferry est aujourd'hui au Musée de l'homme à Paris. Et son âme dans les pages de ce livre.

  • Paris. Le Jardin des Plantes.
    Dans son laboratoire, près de la ménagerie, Jeanne travaille au séquençage du génome des singes. Un virus vient de prendre par surprise l'humanité. Hommes et femmes tombent comme des mouches, un grand sourire aux lèvres.
    La maladie, pourtant, n'atteint pas les primates.
    Jeanne cherche à débusquer le virus, à trouver le vaccin, guérir l'humanité.
    Ce qu'elle rencontre d'abord, c'est une petite femelle bonobo qu'elle appellera Sheena. Puis, pour s'occuper d'elle, Zem, un homme étrange, botaniste peut-être ou mystique d'un genre particulier, admirateur des arbres.
    Zem qui, avec elle, cherchera à son tour la vérité. Dans les plantes, au sommet des Ginkgo biloba, en lui-même, dans les yeux de Sheena.
    Dans le silence de la chair.
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