• Nous sommes plusieurs " Moi " à vivre dans le JE.
    C'est un d'entre nous qui a écrit cette petite trilogie autour de l'amour, du néant et du départ vers le commencement. Un autre, soucieux, a accroché quelques images, histoire de gratter autour du ciel pour voir si quelqu'un n'est pas resté enfermé ! Pendant ce temps, le dernier, celui qui porte le masque du JE, assis devant un piano sans queue ni tête dans l'espoir irrépressible d'un chant infi ni, essaie de remplacer ses dents avec le clavier. Sans doute, une source céleste a renversé une goutte, qui a pris de l'ampleur dans les douleurs de l'âge et le seul remède pour nous, poivrés d'esprit, est un brin de dérision dans un potage de poussière cosmique.
    À vos lèvres.

  • Une écriture cinématographique pour la cinematographie.
    On pense à ces détenus, qui dans le silence de la prison ont participé au concours d'écriture qui promettait la liberté au gagnant.
    On pense à l'espoir qui les a motivés à transgresser leur personnalité, car le concours interdisait d'évoquer sa propre histoire, le procès, le jugement, la vie en prison, l'actualité politique... Il fallait donc s'oublier, se nier même, en tout cas, il fallait se reconstruire et donner la parole au « nouveau », ce dont était le but de la justice.
    Les quatorze contes de ce livre, assez différents, évoquent des sujets cruels, parfois sur un ton humoristique, sans laisser apparaître l'identité de l'auteur.
    Marqués encore par des doutes et des drames, ces contes témoignent de la possibilité d'évolution et de changement du soi à condition que des ressources présentes dans le patrimoine personnel soient réactivées par des promesses majeures telle la liberté.

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