• Les divinités

    Parker Bilal

    Howard Thwaite, promoteur immobilier arrogant et influent, a lancé à Battersea, face à la Tamise, la construction d'un complexe d'appartements de luxe.
    À l'aube, arrivé sur le site avant l'embauche des travailleurs clandestins, le gardien kurde découvre au fond d'une vaste excavation deux corps ensevelis sous un monceau de pierres. L'épouse du promoteur et un collectionneur d'art, citoyen français d'origine japonaise, sont identifiés.
    Le sergent Khal Drake, musulman, enquête, flanqué contre son gré d'une psychologue anglo-iranienne, Ray Crane. Ni l'un ni l'autre ne sont blancs.
    Crane songe à la lapidation, châtiment prévu par la charia. Drake lorgne du côté de la cité multiraciale de Freetown et de l'incendie d'une mosquée jadis synagogue.
    Sur fond de tensions communautaires et d'argent nouveau venu d'ailleurs, Bilal dresse le portrait cinglant d'une société anglaise divisée, aux repères traditionnels brouillés.

  • Le filet d'un pêcheur sur le Nil a remonté une tête coupée. À en juger par les scarifications sur le front, c'est celle d'un Dinka de la région de Bor : un Soudanais du Sud. Encore un réfugié, pense la police cairote qui s'en désintéresse. Car ils sont plus de deux mille, entassés sur une place de Mohandessin, qui se plaignent de leurs conditions de vie. Ici, le roman rejoint l'Histoire : on est en 2005, à la veille des émeutes de décembre.
    Exilé soudanais mal intégré dans la société du Caire, le privé Makana se sent particulièrement concerné. Mais il doit privilégier la mission dont l'a chargé Hossam Hafiz, propriétaire du restaurant les Jardins de Verdi : retrouver son fils étudiant, disparu depuis trois semaines. Le problème, c'est que d'autres jeunes manquent à l'appel...

  • Le Caire, 2001. Makana, ex-officier de police soudanais, est chargé d'identifier l'auteur d'une lettre de menaces reçue par le patron d'une agence de voyages. Peu après, Meera, employée copte de l'agence et femme d'un universitaire musulman révoqué pour opinions subversives, est assassinée. Makana voit là un lien avec les meurtres sanglants de jeunes garçons à Imbaba, quartier déshérité comptant plusieurs églises. Et si les autorités avaient décidé d'en rendre les coptes responsables ?

  • Hanafi, milliardaire issu de la pègre, charge le privé Makana de retrouver la star de son équipe de foot. L'ex-flic soudanais en exil n'a aucun contact dans les milieux d'affaires égyptiens, mais il est tenace et aidé par un journaliste. Sa route croisera celle d'une riche Anglaise à la recherche de sa fille disparue vingt ans plus tôt dans les souks du Caire. Y aurait-il un lien entre les deux affaires ?

  • La quatrième aventure du privé Makana, ex-flic soudanais exilé politique au Caire, démarre dix-huit mois après l'offensive américaine sur l'Irak de Saddam. La rue bruisse de colère, mais dans le milieu de l'art les trafics continuent. Un riche marchand, Aram Kasabian, s'intéresse à des tableaux escamotés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Une oeuvre inestimable de l'expressionniste allemand Franz Marc aurait été volée à Bagdad par le colonel irakien Khadim al-Samari. Le bruit court qu'il l'aurait introduite clandestinement en Égypte. Kasabian charge Makana de débusquer Samari, porté sur la liste des fugitifs les plus recherchés par les Américains. Makana ici opère loin des quartiers sordides habituels, sur le territoire des escrocs à grande échelle et dans les night-clubs cossus de l'establishment cairote. Jusqu'au moment où son enquête bascule : la politique s'en mêle, et quand on dit politique, on dit corruption...

  • Après Meurtres rituels à Imbaba, la troisième enquête de Makana, détective privé pas comme les autres.

    Début 2002, peu après le 11 Septembre. Alors que les Israéliens assiègent Ramallah, une forte tension agite les rues du Caire, où Makana file tant bien que mal la Bentley de Me Ragab, que sa femme pressent d'adultère. En réalité, l'avocat va voir sa protégée, Karima, une jeune fille gravement brûlée dans l'incendie de son domicile. La police croit à un accident, il soupçonne un crime d'honneur commis par le père de la victime, un djihadiste en cavale. Makana se rend à Siwa, oasis à la lisière du désert libyen, pour se renseigner sur la famille de Karima, mais il s'y heurte à l'hostilité des autorités, qui appliquent la loi à leur manière et se méfient des étrangers. Pire, il est accusé de deux meurtres barbares qui l'éclairent sur une donnée majeure de l'équilibre local : la présence de gisements de gaz...

    À travers le personnage d'une femme membre de l'Association pour la protection des droits des Égyptiennes, la série « Makana » s'enrichit d'une nouvelle perspective : la condition des femmes et l'islam.

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