Arts et spectacles

  • Catalogue de l'exposition de Marie Morel au Musée de la Halle Saint-Pierre, du 10 septembre 2009 au 8 mars 2010. Pour la première fois, un musée expose les tableaux grand format de l'artiste. Le catalogue présente les tableaux en partant de détails pour aller vers la vision de loin... Trois textes d'auteurs (Pascal Quignard, Daniel Marchesseau et Pierre Bourgeade) présentent le travail de l'artiste dans le catalogue.

  • " Les plus belles séries d'estampes érotiques de l'Europe sont celles de Marcantonio Raimondi interprétant Giulio Romano de 1521 à 1524 et celles de Cécile Reims interprétant Hans Bellmer de 1967 à 1975. Comment peut-on définir les miracles ? Des sexes en plus. Des jambes en plus. Des bouches en plus. Du vin en plus. Du pain et du poisson en plus. De la vue en plus. De la vie en plus. Bellmer eut donc cette main de femme en plus qui s'appelait Reims. " Pascal Quignard.

  • Pascal Quignard a fait donation de ses archives à la Bibliothèque nationale de France. Souhaitant rendre hommage à la générosité de l'écrivain, la présidente Madame Laurence Engels a organisé une exposition dans la Galerie des donateurs, et Olivier Wagner a apporté toute son  attention à sa réalisation.
    Afin de consacrer l'événement, Pascal Quignard a confié à son amie  Mireille Calle-Gruber le soin de composer, d'images et de mots, les illuminations mystérieuses qui emportent son oeuvre Sur le geste de l'abandon.

  • Portraits de la Pensée est consacré à la figure du philosophe au siècle d'or, à Madrid, Naples et Utrecht. Comment rendre visible l'acte de penser ? L'exposition et l'ouvrage abordent, à partir de cette question, la peinture des plus grands maîtres du xviie siècle espagnol, napolitain et hollandais : Diego Vélasquez, Luca Giordano, Jusepe de Ribera, Dirck van Baburen, Jan Lievens. 45 chefs-d'oeuvre sur le thème de la figure imaginaire du philosophe au siècle d'or, autour de l'installation de Bill Viola sur Saint Jean de la Croix, composent une galerie de portraits habités par le silence, le plaisir ou le pathétique d'une pensée qui rayonne dans la matière.
    Exposition du 11 mars au 14 juin 2011 au Palais des Beaux-Arts de Lille.

  • Tondo

    Pascal Quignard

    Pierre Skira a réalise son premier tond, tableau de forme circulaire à l'âge de 25 ans. Cette forme utilisée originellement en architecture pour qualifier les oeils-de-boeuf des églises, est repris en peinture sous sa forme abrégé (rotondo, rond). Trente-cinq tableaux sont ici présentés, accompagnés de textes de P. Quignard.

  • Le 21 novembre 2018, Pascal Quignard a fait don à la Bibliothèque nationale de France d'un ensemble unifié d'estampes, de peintures, de dessins, de manuscrits, de livres inédits, de partitions et d'imprimés. Laurence Engel a souhaité montrer un certain nombre de ces pièces dans une exposition qui aura lieu à la BnF du 7 avril au 7 juin 2020.
    La première partie de cet ouvrage est le catalogue de cette exposition dont Olivier Wagner est le commissaire.
    Dans une seconde partie, ce livre rassemble un essai de Mireille Calle-Gruber sur le don, la reproduction d'un livre inédit de Pascal Quignard, De taciturnis, avec des gravures de Pierre Frilay, et enfin une conférence de Pascal Quignard, intitulée Sur le geste perdu de l'abandon et accompagnée d'une vingtaine de reproductions, ainsi qu'un commentaire sur la Hersé de Poussin. Cette conférence sera prononcée le 6 avril 2020, à la Bibliothèque nationale de France, en ouverture de l'exposition.

  • Les fantasmes qui nous hantent n'attendent pas pour conduire nos actions que nous y consentions.

    Ils n'attendent pas après le langage (qui n'envahit la tête que vingt-sept mois après notre conception, que dix-huit mois après notre naissance, qui nous quitte chaque nuit, avant de nous abandonner complètement dans la mort).

    Les fantasmes déterminent les jours, les rencontres, les heures, les gestes. Ils les contraignent. Ils présagent en silence. Ils s'imposent à nos mains, à nos voix tout à coup. Les nuits s'imposent à nos jours.

    P. Quignard

  • Paris, XVIème siècle. Au mois de mars, a lieu dans le quartier du Marais un prestigieux concours de chant. Bernon l'Enfant, à la voix cristalline, suscite admiration et jalousie, surtout de son concurrent le plus mortel...

    Écrit en 2002, remanié, aiguisé, affûté vingt fois, adapté au théâtre en 2005, ce conte à la beauté cruelle révèle au fil d'un voyage en eaux noires et profondes toute la précision de la plume de l'un des auteurs contemporains les plus talentueux et savants du XXIème siècle. Pascal Quignard, véritable chantre du passé et gardien des portes de la mémoire et de la mort, se saisit des coutumes d'époque et de la fureur des Guerres de Religion pour révéler l'incommensurable et intemporelle vérité chez l'homme: la perte de son innocence face aux vicissitudes du temps présent.

    Séduisant comme le Styx, dangereux comme la voix des sirènes, Le Chant du Marais nous plonge dans les noirceurs des désirs et de la vanité humaine. Une malédiction aux échos doux-amers transcendée par les obscurs et fascinants dessins de Gabriel Schemoul - dédicataire de cette vingtième version - qui s'empare avec maestria de cet univers baroque où charrient natures mortes et apparitions flottantes.

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