Les commandes sur le site internet sont suspendues jusqu'au : 14/02/2022

  • Nous sommes devenus moins libres, donc moins forts. Nous sommes soumis à différents types d'oppressions, à travers des injonctions, qui nous laissent stupides, abasourdis, médusés, pétrifiés, immobilisés, au point que nous sommes, par voie de conséquence, devenus incapables de résoudre les problèmes qui minent la société française depuis plus de trente ans.
    Ces différentes oppressions qu'exerce sur nous la morale collective, à travers des mots, des expressions, des pseudo-concepts, sont d'ordre psychologique, intellectuel, sentimental, et moral. Lorsque le langage s'égare, la raison s'égare aussi.
    Cet essai s'adresse à tous ceux qui, considérant que la liberté de penser et de s'exprimer est le premier de tous nos droits, celui sur lequel se fonde la dignité humaine, souffrent du catéchisme de la pensée moderne qui, non seulement nous dicte ce que nous devons penser, mais aussi ce qu'il nous est fait obligation de ressentir, à tous ceux qui ne supportent plus de subir les leçons de morale d'un clergé autoproclamé et dogmatique qui se permet de traquer, de juger et de condamner ceux qui dévieraient de la ligne qu'ils ont eux-mêmes tracée. C'est ce catéchisme que cet essai vise à déconstruire. C'est contre ce dogme qu'est écrit ce manuel, qui, par instants, devient un hymne à la liberté de l'esprit.

  • Ce récit est un témoignage. Le témoignage d'un homme à qui l'Etat français a confié, de novembre 1990 à janvier 1994, la mission de représenter la culture française en Serbie, à Belgrade. Ceux qui savent ce qui s'est passé dans l'ex-Yougoslavie, entre ces deux dates, conviendront aisément qu'il s'agissait d'une gageure, que de représenter la culture française, c'est-à-dire ses valeurs, sa vision du monde, dans ce pays-là, dans cette ville-là, à ce moment-là.
    Il s'agit en effet du témoignage d'un " spectateur engagé ", pour reprendre les mots de Raymond Aron, dans le tumulte de la désintégration de la Yougoslavie dans les années 1990. Ce récit est évidemment partiel, partial, personnel, mais il est le témoignage vivant d'un fonctionnaire français aux prises avec le paradoxe de sa mission diplomatique et d'une histoire tragique en train de se faire.

empty