• L'ouvrage  Renseignement  et  Action  constitue  un  plaidoyer  pour  le  Renseignement  et  un  hommage  à  ceux  qui  le  pratiquent,  humblement, discrètement.  L'analyse  du  passé  en  partant  de  la  «  drôle  de  guerre  »  de  1940  de  son  père  permet  à  l'auteur  de  suivre  l'évolution  du Renseignement  qui  conduit  à  l'actuelle  Direction  du  Renseignement  militaire  à  travers  de  multiples  expériences  vécues,  et  parfois  mal vécues,  sur  différents  théâtres  :  la  guerre  du  Golfe,  le  Tchad,  les  Balkans,  le  Cambodge  ou  la  Somalie.   En  démontant  les  rouages  de  cette  évolution  qui  va  de  la  désaffection  et  même  du  mépris  pour  cette  discipline  jusqu'à  sa  reconnaissance et  même  sa  prédominance  dans  les  conflits  d'aujourd'hui,  on  comprend  mieux  que  le  chef  militaire  doit  savoir  pour  décider,  se  renseigner pour  agir.  Le  lecteur  entre  ensuite  dans  le  présent  avec  le  terrorisme  islamiste  qui  accélère  l'évolution  et  l'importance  du  Renseignement, et  renforce  son  caractère  à  la  fois  professionnel  et  interarmées.   On  suit  tout  au  long  de  l'ouvrage  l'un  des  maillons  forts  de  la  chaîne,  le  13 e  Régiment  de  dragons  parachutistes  spécialisé  dans  la  recherche humaine,  mais  on  comprend  aussi  que  le  Renseignement  ne  concerne  pas  que  les  spécialistes  et  qu'il  est  surtout  l'affaire  de  tous.
    Le  livre  se  termine  sur  le  constat  réaliste  qu'il  est  impossible  de  tout  savoir  et  que  la  surprise  surviendra  tôt  ou  tard.  La  preuve  ?...

  • En quoi consiste la tromperie militaire ? Est-elle indispensable  pour l'emporter comme le prétend Sun Tzu ou accessoire comme le laisse entendre Clausewitz ? Quel usage en a-t-on  fait à  travers  les siècles ? Qu'en est-il  aujourd'hui ? Avec quels résultats ? A-t-on le droit de leurrer son adversaire en toutes circonstances et par tous les moyens ? Existent-ils des règles, une doctrine ? La duperie fait- elle partie de la culture militaire  française ?   Qu'apporte en définitive la « déception », cet anglicisme signifiant « tromperie » dans la bouche du soldat au lieu d'« insatisfaction », de « déconvenue » ou de « désappointement » sous une plume civile ? Atant de questions auxquelles ce livre va  faire semblant de répondre... Semblant seulement car en réalité, le brouillard de la guerre existera  toujours. Chaque guerre est le royaume  du  mensonge  et,  qu'on  l'appelle désinformation, intoxication ou guerre psychologique, leurre, tromperie ou duperie, simulation ou dissimulation, chacun l'accepte généralement comme juste de mentir pour son pays.

  • Héritier des parachutistes SAS formés en France et précurseur des opérateurs du Commandement des opérations spéciales, le 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Bayonne a camouflé en son sein pendant plusieurs années une unité spéciale :
    Le Groupement opérationnel (GO).

    Conçu dès 1973 pour renforcer les rangs du Service Action du SDECE tout en appartenant toujours à l'Armée de terre, créé sur le papier en 1974, recruté en 1975, formé en 1976 et opérationnel en 1977, le GO va se voir confier des missions spéciales. Agissant le plus souvent en marge des opérations classiques, les précédant souvent et les prolongeant parfois, il lui faudra se montrer discret, choisir d'initiative la force ou la souplesse, rester loyal envers ses employeurs et faire preuve d'efficacité en toutes circonstances.

    Formé tout spécialement pour agir et coopérer avec un support invisible et clandestin, entraîné pour vivre et combattre dans les différents milieux, on lui demandera aussi bien de soutenir le président Mobutu face aux Katangais, d'armer des mouvements subversifs, de renverser l'empereur Bokassa, que de mettre en selle le président Abdallah ou de protéger le président Houphouët-­- Boigny. Bien qu'il n'ait nullement démérité dans l'accomplissement de toutes ces missions, il sera dissout en 1981 lorsqu'un vent de panique perturbera ses employeurs civils ou militaires, et conduira à une énième réorganisation dont nos dirigeants sont si friands.
    En 2018, les secrets du GO appartiennent au passé. Les rangs de ses anciens membres commencent à s'éclaircir, et les aventures vécues par les 200 parachutistes d'alors méritent d'être connues. Le voile est enfin levé !

  • 1945, l'Allemagne nazie vaincue par les Alliés, est divisée en quatre zones d'occupation. Au centre de la zone soviétique, Berlin, la capitale, est elle-même divisée en quatre secteurs. Pour faciliter les communications entre les différents commandants en chef, des accords bipartites prévoient la mise en place de missions de liaison bénéficiant d'une liberté de circulation. Très rapidement, des tensions modifient les relations entre les anciens alliés. Derrière le rideau de fer, les missions militaires de liaison sont alors chargées de recueillir tout indice d'alerte en assurant une veille permanente. Jusqu'en 1990 et en coopération très étroite avec les missions équivalentes britannique et américaine, des équipages de la Mission Militaire Française de Liaison près le Haut Commandement Soviétique à Potsdam quelques dizaines de militaires des armées de Terre et de l'Air vont sillonner le territoire de l'Allemagne de l'Est en ouvrant tout grands leurs yeux et leurs oreilles. Une seule règle : ne pas se faire prendre... De nombreux incidents vont émailler la vie quotidienne de ces « missionnaires » très particuliers, porteurs d'un curieux document dénommé « PROPOUSK » - laissez-passer russe car les Soviétiques et les Allemands de l'Est ont mis sur pied un redoutable système de surveillance disposant de gros moyens techniques et faisant appel à des milliers d'hommes des forces du Pacte de Varsovie, et surtout à l'omniprésente STASI. Face à ce dispositif, le jeu du chat et de la souris va devenir de plus en plus périlleux. Il sera même mortel... Les droits d'auteur de cet ouvrage sont reversés à l'Amicale des Anciens de la MMFL.

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