Ampelos

  • Ami de Jules Michelet, mais aussi de Victor Hugo, de George Sand, de Frédéric Mistral, Alexis Muston (1810-1888) fut l'historien et le passeur de mémoire des vaudois, cette infime minorité religieuse des Alpes, qui a opté pour le protestantisme au XVIe siècle.

    Lui-même, également poète, pasteur, médecin, dessinateur, géologue, botaniste, entomologiste, journaliste, a dû s'exiler, de Bobbio Pellice (Italie) à Bourdeaux (Drôme). Il a consacré sa vie à deux épopées. L'une, Valdésie, est en vers. L'autre, en prose, porte ce magnifique titre hébraïsant : L'Israël des Alpes (1851, 2000 pages). son Journal et sa correspondance, deux ensembles monumentaux dépouillés pour la première fois permettent de traverser en sa compagnie un siècle à la fois français, italien, vaudois et européen.
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    Patrick Cabanel est directeur d'études à l'école pratique des hautes études, spécialiste de l'histoire des minorités religieuses. Il a édité le premier tome du journal de Muston (PUG,2018);

  • Militant de mouvements de jeunesse protestants et non violents à Lyon en 1940, le jeune franco-suisse René Nodot est vite conscient des dangers du nazisme. Dès 1941, avec l'aide du Consul de Suisse et de nombreux appuis chez les protestants et catholiques engagés de la région, René Nodot contribue à organiser des convois d'enfants Juifs pour la Suisse. Alors que s'intensifient les rafles de Juifs en France, René Nodot entre au Service Social des Etrangers un organisme du gouvernement de Vichy, détourné par son directeur, Gilbert Lesage, un quaker, pour en faire un puissant outil de sauvetage des Juifs.

  • Qui connaît Charles Fauvety?

    Ce "rentier philantrope" d'origine protestante chercha toute sa vie à prouver l'existence de Dieu et à définir une religion laïque. Socialiste romantique, un temps ami de Proudhon, il créa, anima et finança quatre revues "philosophiques et religieuses".
    Marié à une pensionnaire de la Comédie-Française, il tint, avec elle, salon ouvert aux élites politiques républicaines et intellectuelles du Second Empire.
    Franc-maçon,il chercha à faire du Grand Orient une obédience piritualiste conciliable avec la liberté de conscience.
    Théoricien d'une morale laïque, il mourut oublié en un temps où la III ème République, choisissait la laïcité de Jules Ferry défendue par ses anciens amis, Ferdinand Buisson et Jules Steeg.

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