Belin

  • Cet ouvrage a pour ambition de croiser les histoires de l'école, du livre et de la nation, en s'intéressant aux « livres de lecture courante » en forme de tours de la nation, sur le modèle des célèbres Tour de la France par deux enfants, de G. Bruno (1877), ou Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, du Prix Nobel de littérature Selma Lagerlöf (1906-1907). De tels romans scolaires ont proposé à des millions d'écoliers d'étonnantes pérégrinations encyclopédiques et identitaires. Nous entrons à leur suite dans de formidables ateliers, ceux-là même dans lesquels se sont fabriquées les nations aux XIXe et XXe siècles : qu'est-ce qu'être Françaisoe Italienoe Suisseoe Espagnoloe Britanniqueoe S'être nourri des manuels de G.Bruno ou, pour l'Italie, de Collodi ou De Amicis; avoir appris par coeur, génération après génération, un peu de La Fontaine, de Manzoni, de Cervantès ou de Goethe. Le tour, le livre, la nation: une expérience jugée unique par nos pères, mais un invariant universel, étudié ici dans quelques-unes de ses terres d'élection, de l'Espagne à la Suède, du Mexique au Canada.

  • Le certificat d'études primaires, organisé au niveau national en 1880 après des débuts départementaux brillants, est mort officiellement en 1989.
    Ce modeste examen, que le baccalauréat aurait dû condamner à l'oubli, alimente une nostalgie persistante chez beaucoup de Français. Véritable lieu de mémoire scolaire, il a incarné l'idéal d'une république égalitaire et méritocratique, même s'il n'a guère récompensé, les meilleures années, que la moitié d'une génération.
    Le certif symbolisait le passage entre deux âges de la vie et jouait le rôle d'un rite d'initiation, scène méconnue des fêtes républicaines.
    Baptisé ici et là " sanctificat ", il a pu concurrencer la première communion, et l'Eglise l'a accueilli avec suspicion avant de lui opposer les " certificats de l'évêque ". Sa réussite fut telle que rien ne put lui résister, la France l'utilisa même pour consolider sa présence dans l'Alsace d'après 1918 comme dans tout l'Empire colonial. Sa diffusion fut pourtant plus attentive qu'on ne le croit parfois à la pluralité des cultures : à preuve les diplômes illustrés qui composent un superbe album de la diversité de la France au milieu du XXe siècle.
    La République morale, encyclopédique et " primaire ", selon le mot de Péguy, a tenu avec le certificat l'une de ses institutions emblématiques.
    De la dictée au calcul, de l'histoire à la rédaction, elle a forgé une culture et une langue, voire les linéaments d'une religion civile à la française.

  • Le long XX siècle apparaît bien comme le siècle des excès, celui des contradictions et des confrontations, des extrémismes et de la science, de la croissance et des crises.
    La 1 partie embrasse l'ensemble de la période pour montrer la continuité et les évolutions lentes dans certains domaines comme l'économie, la culture et la religion.
    La 2 partie se concentre sur les affaires internationales, mêlant approche chronologique et thématique.
    La 3 partie s'intéresse plus particulièrement aux affaires françaises.
    La 4 et dernière partie adopte une démarche régionale (colonisation, construction européenne, etc.) Chaque exposé équilibre faits et analyses, en prenant soin d'identifier les problématiques permettant de construire une analyse personnelle. Chaque chapitre comporte une chronologie des dates essentielles, des cartes, des paragraphes d'approfondissement, des orientations bibliographiques et des propositions de plans étoffés en corrigés de sujets donnés à titre d'exemple.

  • Le long XXe siècle apparaît bien comme le siècle des excès, celui des contradictions et des confrontations, des extrémismes et de la science, de la croissance et des crises. La première partie embrasse l'ensemble de la période pour montrer la continuité et les évolutions lentes dans certains domaines comme l'économie, la culture et la religion. La deuxième partie se concentre sur les affaires internationales, mêlant approche chronologique et thématique. La troisième partie s'intéresse plus particulièrement aux affaires françaises. La quatrième et dernière partie, enfin, adopte une démarche régionale (colonisation, construction européenne, etc.). Chaque exposé équilibre faits et analyses, en prenant soin d'identifier clairement les problématiques permettant de construire une analyse personnelle. Chaque chapitre comporte une chronologie des dates essentielles, des cartes, des paragraphes d'approfondissement, des orientations bibliographiques et des propositions de plans étoffés en corrigés de sujets donnés à titre d'exemple.

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