Midi-pyreneennes

  • 23 août 1942 : dans une France terrassée par les connivences et les silences, une voix s'élève. Celle de l'archevêque de Toulouse, un homme âgé, infirme, mais que la déportation des juifs à partir des camps situés à la périphérie de la ville a bouleversé. Il fait lire par les prêtres de son diocèse une lettre pastorale au début de la messe dominicale. Le texte est court, à la portée de toutes et de tous. « Les Juifs sont des hommes, les Juives sont des femmes. Les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes. Tout n'est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes. » Ce cri dans le silence vichyssois a contribué à changer les choses - et à sauver l'honneur.

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