Littérature générale

  • Il est des villes dont le simple nom est un tremplin pour l'imagination.
    Des villes ou des lieux aux noms incantatoires, porteurs de mythes, de légendes et d'histoires. Macao, la petite enclave portugaise en terre chinoise, en faisait partie. C'est là, sur un isthme au sud-ouest de la rivière des Perles, qu'il y a plus de quatre siècles l'Est et l'Ouest se rencontrèrent. Ville de saints hommes, de marchands et d'aventuriers, d'exilés et d'esclaves à la peau d'ébène amenés d'Afrique, Macao fut aussi une cité sentant le soufre : jeu, fumeries, villas aux plaisirs secrets et contrebandes.
    Le temps semblait avoir suspendu son cours en ce lieu suranné où les saints de pierre brandissent leur croix vers le ciel d'Asie tandis que des temples montent les effluves d'encens, Confetti d'éternité, Macao avait la sérénité divine de l'instant qui passe : une page d'histoire n'en finissait pas de se tourner. Puis elle le fut sans ménagement. Avant même le retour à la " mère patrie ", le 20 décembre 1999, le vieux Macao où le passé contaminait si bien le présent aura disparu, englouti sous les coups de boutoir du " développement ".
    Au fil de promenades, se dessine une ville évanouie qui sut si merveilleusement cristalliser une mémoire historique en imaginaire.

  • Une histoire du plaisir et du désir au Japon sur quatre siècles, du raffinement et de l'inventivité effrénée de la période Edo (17e-19e s.), à travers les érotiques estampes «shunga», les geishas et leurs quartiers de plaisir, les samouraïs et leur passion pour les éphèbes, aux moeurs corsetées et à la sexualité bridée du début du 20e siècle, sous l'influence d'un Occident moralisateur, jusqu'aux produits standardisés et mondialisés laissant exploser les fantasmes les plus outranciers à partir des années 1960. La première étude d'envergure sur les pratiques et les contradictions en matière de sexe et de rapports hommes-femmes au pays de Nagisa Oshima, par deux grands spécialistes du Japon. Pierre-François Souyri, professeur émérite à l'université de Genève, est sans doute l'un des meilleurs historiens européens du Japon. Philippe Pons est le correspondant du journal« Le Monde »à Tokyo.« »

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