• Au gré de sa fantaisie, de sa liberté aussi, Pierre Nahon nous fait partager la passion de sa vie : un florilège d'émotions, de curiosités, de souvenirs et de réflexions. Instructif, drôle et décoiffant, c'est le livre miroir d'un marchand d'art qui a rêvé sa vie et a fini par habiter ses rêves.
    On ne peut célébrer tel artiste, telle oeuvre d'art en oubliant tous les autres. L'ordre alphabétique convenait à l'ordonnance de ce grand désordre qui émane indistinctement des troupes du dadaïsme, de l'abstraction, du surréalisme, de l'expressionnisme, du pop art, du nouveau réalisme ou bien encore de l'art conceptuel. Entre l'art moderne et l'art contemporain, quelle différence ?
    Des tableaux, des sculptures, des photos, des mises en scène pour le moins hétéroclites ou même éphémères, des oeuvres plaisantes : faut-il continuer à appeler cela de l'art ?
    Et pourtant, jamais nous n'avons connu pareille abondance d'artistes, jamais autant de biennales , de foires, d'expositions, de galeries, de public.
    Il est trop simple de dire que le monde de l'art est en plein désarroi : à bien des égards, il se porte comme un charme.
    Les lignes courbes de Bernar Venet, les carreaux de Jean-Pierre Raynaud, les accumulations d'Arman, les bandes de Buren, les compressions de César, les Marylin d'Andy Warhol font évidemment partie d'un gigantesque charivari contemporain.
    De nombreux portraits (parmi lesquels ceux des mythiques marchands d'art : Durand-Ruel, Vollard, Kahnweiler, Maeght...) ainsi que les commentaires pertinents de l'auteur au hasard d'entrées peu conventionnelles telles que critique, esthétique, spéculation, vérité, décadence ou bien encore mode font de ce dictionnaire amoureux l'abécédaire qui manquait pour comprendre le monde de l'art ici et maintenant.

  • Et s'il n'en restait qu'un, de chaque courant, Monet pour l'impressionnisme, Cézanne pour la Peinture-peinture, Picasso pour le cubisme, Matisse pour le fauvisme... jusqu'à Marcel Duchamp pour la clôture avant les reprises fulgurantes de Klein, de Warhol et de Jean-Michel Basquiat pour finir ?

    C'est le pari un peu fou de Pierre Nahon, qui, après avoir défendu toute sa vie ses artistes et pas des moindres, Dado, Klossowski, Dufour, et bien sûr Tinguely, César, Arman, Spoerri, Niki et bien d'autres, a entrepris de refaire l'histoire de l'art au grand dam de ses contemporains.

  • Persona grata

    Pierre Nahon

    S'agit-il de portraits ? De souvenirs ? Des deux ? Qu'importe. Griffonnés depuis toujours, par à-coups, sans plan préalable, perdus et retrouvés, enfin rangés et mis au net, ou presque, ces textes évoquent des êtres attachants ou pas, guillerets ou atrabilaires, discrets ou hauts en couleurs.
    Par quelle bizarre, obscure alchimie, se sont-ils transformés en personnages ? Et pourquoi les ai-je retenus, alors que certaines femmes, d'autres hommes ont joué dans ma vie un rôle aussi considérable que le leur ? Volonté irrépressible d'être sur la photo, avec des stars ? Hélas, l'éclat de la renommée de Clodie Bacri, de Bernard Sobelman, d'André Serval, de Joaquim Vital, pour ne citer qu'eux, n'aveugle pas les foules.
    Leur seul dénominateur commun est d'avoir un peu, beaucoup, à la folie aimé la vie et l'art. Il ne m'a pas paru illogique de les réunir dans un livre. Ils interviennent ici dans l'ordre où ils sont apparus dans mon existence, mais cet Adieu n'est pas une autobiographie, ou alors très parcellaire.
    J'ai trié, c'est vrai - ou plutôt, je savais ce que je n'écrirais pas. Je savais, n'ayant aucun goût pour l'exhibition, que je n'exhiberais personne, ni ceux ni celles que j'ai connus, rencontrés ou côtoyés. Ni moi-même. Décoller des masques, oui, à l'occasion. Rapporter de trop confiantes confidences, non et jamais.
    L'amitié m'a passionné et j'ai beaucoup aimé la scène, le cinéma, les fêtes ; des paysages m'ont ému, des villes, des lieux, des maisons m'ont séduit ; des maîtres, des amis, des proches m'ont rassuré. Et les oeuvres qui ont balisé mon chemin n'ont pas toujours été celles de mes contemporains. Risquerai-je une confidence ? Je préfère Piero Della Francesca à Jeff Koons, Michel Ange à Damien Hirst, Saint-Simon à Michel Houellebecq.
    Ces personnages, dont je tente d'aviver l'image, pariaient sur la chance supplémentaire de durer que l'oeuvre ou la chose imprimée peuvent procurer, misant, de cette façon-là aussi, sur l'improbable postérité. J'espère ne pas les trahir.

  • César, l'âge de bronze

    Pierre Nahon

    • Galilee
    • 8 Décembre 2017

    La dernière grande rétrospective des oeuvres de César eut lieu au Centre de la Viellle Charité à Marseille de juillet à septembre 1993. Bernard Blistène, directeur des musées de la ville à l'époque, fut l'artisan de cette magnifique exposition.
    Vingt-cinq ans après (de décembre 2017 à mars 2018), le Musée national d'Art moderne du Centre Pompidou, grâce encore à Bernard Blistène, offre à César et surtout à ses admirateurs, un ensemble rétrospectif qui devrait enfin donner à cet immense artiste la place qu'il mérite dans l'histoire de notre temps.
    Comme on pourra le constater une partie de l'oeuvre, les bronzes, n'est pas particulièrement à l'honneur.
    C'est l'objet de ce livre : non seulement les réhabiliter mais peut-être, comme César lui-même l'aurait souhaité, montrer que c'est par eux que peut s'apprécier toute la dimension du sculpteur.

  • Venise, comme un miroir

    Pierre Nahon

    • Galilee
    • 20 Octobre 2016

    Un livre de Catherine Millet sur son enfance, la relecture sans fin de La Recherche, à Venise, et mon goût pour les biographies, les autobiographies, un voyage récent chez Bernard Dufour, une dernière visite à Notre-Dame des Fleurs à Vence et me voilà à nouveau dans les « illusions ».
    Je cite souvent cette phrase de Kierkegaard qui dit qu'un père et un fils sont l'un pour l'autre comme un miroir ; c'est à la fois sa propre image et son image à l'envers que l'on voit.
    J'aurais pu être lui, il aurait pu être moi. Chacun, autant que soi-même, aurait pu être des milliers d'autres. Car l'existence, comme l'Histoire, n'a pas de logique, sinon celle qu'on lui trouve après coup.

  • " La chirurgie esthétique, c'est pour les femmes et les vieux ", " Toutes les interventions de chirurgie esthétique sont visibles ", " Les médias ont permis l'explosition de la spécialité ", " Se faire opérer au Maroc ou en Tunisie, c'est deux fois moins cher "...

  • Après un détour par l'écriture de fictions, Pierre Nahon revient à l'art avec L'Histoire de la Galerie Beaubourg (1936-2009). Dans ce livre en trois tomes, Pierre Nahon raconte son enfance, ses débuts en tant que collectionneur avec Marianne, sa femme, le parcours qui les a conduits à ouvrir la Galerie Beaubourg en 1973, et l'histoire de cette galerie qui a joué un rôle considérable sur la scène parisienne.
    Avec 1800 illustrations, photographies et reproductions d'oeuvres d'art, ce livre est à la fois un beau livre d'art et le témoignage de la vie d'un des plus grands marchands d'art parisien.
    Les mille et une facettes de la vie d'un grand marchand d'art.
    Un témoignage unique sur les quarante dernières années de l'art contemporain et de l'évolution du marché en France et dans le monde.
    1800 illustrations (photographies et reproductions d'oeuvres d'art), souvent inédites.

  • Découvrez , le livre de Pierre Nahon. " Ce sont les grands peintres qui font les grands marchands " aimait à dire Kahnweiler. Sans doute, et s'il est arrivé à de grands marchands ou réputés tels d'exposer de mauvais peintres (cela leur arrive même très souvent), on n'a jamais entendu parler d'un grand peintre qui exposerait de façon régulière chez un marchand de troisième ordre. Il faudra attendre la deuxième moitié du XIXe siècle pour voir apparaître le marchand de tableaux dans l'acceptation moderne du terme. C'est en France que se constituent et se définissent les règles de ce nouveau métier que des figures aussi diverses et opposées que Goupil, Durand-Ruel, Tanguy, Bernheim, Vollard mais aussi Wildenstein, Maeght, Lambert ou Templon vont marquer de leur empreinte. Qui sont ces personnages dont le nom reste attaché à celui des peintres qu'ils rendirent célèbres ? Leur aventure est une des composantes de l'histoire de la peinture. Que serait-elle sans eux ? En retraçant leur parcours, Pierre Nahon, de l'intérieur, nous dévoile un pan de l'histoire des m?urs et des sensibilités contemporaines.

  • On ne peut célébrer tel artiste, telle oeuvre d'art en oubliant tous les autres. L'ordre alphabétique convenait à l'ordonnance de ce grand désordre qui émane indistinctement des troupes du dadaïsme, de l'abstraction, du surréalisme, de l'expressionnisme, du pop art, du nouveau réalisme ou bien encore de l'art conceptuel. Entre l'art moderne et l'art contemporain, quelle différence ?
    Des tableaux, des sculptures, des photos, des mises en scène pour le moins hétéroclites ou même éphémères, des oeuvres plaisantes : faut-il continuer à appeler cela de l'art ?
    Et pourtant, jamais nous n'avons connu pareille abondance d'artistes, jamais autant de biennales , de foires, d'expositions, de galeries, de public.
    Il est trop simple de dire que le monde de l'art est en plein désarroi : à bien des égards, il se porte comme un charme.
    Les lignes courbes de Bernar Venet, les carreaux de Jean-Pierre Raynaud, les accumulations d'Arman, les bandes de Buren, les compressions de César, les Marylin d'Andy Warhol font évidemment partie d'un gigantesque charivari contemporain.
    De nombreux portraits (parmi lesquels ceux des mythiques marchands d'art ou collectionneurs : Castelli, Sonnabend, Kahnweiler, Maeght...) ainsi que les commentaires pertinents de l'auteur font de ce dictionnaire amoureux l'abécédaire qui manquait pour comprendre le monde de l'art ici et maintenant.

  • Sovietart Nouv.

    Sovietart propose une relecture du réalisme socialiste à travers la collection de peintures de Marianne et Pierre Nahon, qui dirigèrent pendant plus de trente ans la Galerie Beaubourg.
    Pierre Nahon, disparu en septembre 2020, a rédigé la première partie, retraçant le contexte politique et artistique à l'origine de cette collection. C'est en 1992, sur le stand de la Fiac, que fut exposé l'ensemble des tableaux. La trentaine de toiles réunies à la charnière des années 80 et 90 demandaient une analyse approfondie, c'est ainsi que Pierre Nahon a fait appel à Pierre Znamensky afin qu'il raconte en détail ce voyage au pays du réalisme soviétique.
    L'URSS a vu se développer plusieurs courants artistiques ayant l'ambition de porter la propagande du régime. Le plus connu d'entre eux est sans conteste le mal nommé réalisme socialiste. Car il n'y a rien de moins réel que le réalisme socialiste. Il s'est employé à dépeindre un monde qui n'existait pas et servit à masquer la réalité soviétique.
    Après la mort de Staline, cependant, le réalisme socialiste se transforme et se rapproche de la vérité vécue par les citoyens soviétiques. Certes, il poursuit son oeuvre d'exaltation et de glorification, mais il nuance son enthousiasme militant des origines en exposant l'effort, la souffrance, la sueur, le sacrifice.
    Au travers de la collection de Marianne et Pierre Nahon, une réalité soviétique brute et abrupte apparaît à l'observateur. Un réalisme socialiste véritablement réel en quelque sorte, sans fard ni filtre.

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