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Puf

  • Dictionnaire des jurons

    Pierre Enckell

    • Puf
    • 2 Novembre 2004

    Par Belzébuth ! s'exclame Le Figaro. Bigre ! dit Le Journal du dimanche. Boljemoï ! brame Le Progrès. Bouffre ! tonne Sud-Ouest. Nom de Zeus ! rugit Le Télégramme. De bleu, de bleu ! s'extasie La Tribune de Genève. Quelques "Merde !' fusent, rapporte Le Monde. Caramba, encore raté ! persifle Libération, et même La Croix se risque à évoquer caca boudin. On trouvera les citations complètes dans les pages de ce volume. De toute évidence, les jurons sont d'usage quotidien. Il leur fallait un dictionnaire. Des gros mots, les jurons ? Certains d'entre eux, sans doute ; la plupart, cependant - mille sabords, flûte, saperlipopette, sainte vierge ou nom d'un petit bonhomme -, n'ont rien d'indécent. Ces mots expriment des sentiments variés, la colère, la surprise, la révolte, la perplexité, et même, à l'occasion, l'indifférence ou l'admiration. Nous y avons tous recours. Mais savait-on qu'ils étaient si nombreux et si variés ? D'abomination à zut, les voici recensés dans leur totalité, pour la première fois. " Tous les morbleus, tous les ventrebleus, les sacrebleus et les cornegidouilles ", comme le chantait Brassens, accompagnés de quelques milliers d'autres encore, funérailles et juste ciel, tonnerre de Brest et merdazof, cré bon dieu et pute borgne, sacristi et tabernacle, ventre-saint-gris et bordel à cul, foutrebleu et damned, vertuchou et coquin de sort, sans parler des plus rares d'entre eux, ignorés par tous les autres dictionnaires. Chacun U trouvera de quoi enrichir son vocabulaire. Avec le plus grand soin, les divers emplois des jurons sont répertoriés, leurs variantes enregistrées, leurs étymologies précisées. Une immense quantité de textes savoureux fait de cet inventaire une sorte d'anthologie. Les exemples soin signés par des auteurs aussi différents que San Antonio, Gustave Flaubert, Josiane Balasko, Pierre Corneille, Arthur Rimbaud, Daniel Pennac et même William Shakespeare... qui jurait parfois en français. Cet ouvrage unique en son genre préfacé par Jacques Réda, servira désormais de référence. Il devrait figurer dans toutes les bibliothèques.

  • Formant une liste sans fin, les onomatopées sont ramenées dans les dictionnaires de français contemporain à un noyau dur, donc restreint, sans explications complémentaires.

    Une onomatopée est un mot imitant ou prétendant imiter, par le langage articulé, un bruit d'origine variée. Chaque langue possède son propre lot formé d'une série d'usuels et de variantes illimitées. La fonction de l'onomatopée est de faire entrer dans la langue les bruits du monde et accessoirement d'exprimer la soudaineté ou la rapidité d'un procès.

    Cette collecte est impressionnante quant à la quantité des onomatopées recensées ainsi que les sources et citations à partir d'écrivains français et francophones des XIX et XX siècles (les BD, hormis "Tintin", et les livres jeunesse ne sont pas mis à contribution). Une description lexicographique accompagne chaque entrée retenue c'est-à-dire les onomatopées utilisées et retrouvées dans au moins deux auteurs.

    L'étude du français contemporain parlé ne peut faire l'impasse sur ces "faits de langue" qui ponctuent le discours de chacun : du "pscht" présidentiel au "whooooooooommmmmmppppp" d'un témoin effrayé de l'attentat du 11 septembre 2001 à New York.

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