• Le dernier matin, Karl Lagerfeld est mort seulement accompagné de Sébastien, son bodyguard et homme de confiance. Lors de la cérémonie funèbre, défilèrent Bernard Arnault et les frères Wertheimer, Caroline de Monaco et Inès de la Fressange, les premières des ateliers de couture Chanel et de jeunes mannequins. L'empereur de la mode avait exigé de disparaître en cendres, avec cette « panoplie » si reconnaissable lunettes noires et catogan qui servait de rempart à ses secrets.

    C'est seulement maintenant que les témoins parlent. Et voilà qu'apparaissent le passé de son père, les tumultes provoqués par son seul amour, Jacques de Bascher, sa rivalité avec Saint Laurent, ses liens avec les grands industriels du luxe et l'immensité de sa fortune.

  • « Sur les photographies, il paraît appartenir à une autre époque. Peut-être est-ce le noir et blanc qui veut cela - la couleur est encore rare dans les année 1960. Cela tient aussi à son maintien et sans doute à une certaine révérence des photographies devant le personnage historique et le président impressionnant. Il suffit pourtant de plonger comme nous l'avons fait dans ces cartons d'archives, de retrouver ses notes et ses discours pour comprendre. De Gaulle ne ressemble plus à personne, mais il n'est en aucune façon dépassé. »

  • « Richie ». C'est ainsi que ses étudiants le surnommaient, eux qui l'adulaient telle une rock star. La nuit de la mort de Richard Descoings dans un hôtel de New York, une foule de jeunes gens se retrouva, une bougie à la main, devant le temple de la nomenklatura française, Sciences Po. Quelques jours plus tard, le visage du directeur de la rue Saint-Guillaume couvrait la façade de l'église Saint-Sulpice. Politiques, grands patrons et professeurs défilèrent silencieusement devant l'épouse et l'ancien compagnon. Le Tout-Paris l'adorait.
    Raphaëlle Bacqué raconte l'ascension vertigineuse d'un fils de bonne famille, tenté par toutes les transgressions, et nous entraîne au coeur d'un pouvoir méconnu : dans les boîtes du Marais, les cabinets ministériels, les soirées déjantées et les plus grandes universités du monde.
        Un biopic éblouissant retraçant la vie d'un homme mi-ange, mi-démon. Dorothée Werner, Elle.

    Un portrait acéré et très enquêté. Libie Cousteau, L'Express. 

  • L'enfer de Matignon

    Raphaëlle Bacqué

    • Points
    • 4 Février 2010

    Parce qu'être Premier ministre est synonyme de pression, de solitude, de mensonge et souvent de trahison. Douze locataires de l'Hôtel Matignon racontent, sans langue de bois, leur expérience de chef du gouvernement : de la joie des premiers instants aux combats avec la presse, de l'angoisse des sondages aux tensions parfois insoutenables avec le président.

  • Le 7 avril 1994, François de Grossouvre est retrouvé mort dans son bureau, au coeur du Palais de l'Elysée, à deux pas de François Mitterrand dont il a été l'un des plus fidèles compagnons de route. Les murs capitonnés ont étouffé le bruit du 357 Magnum Manurhin que cet amateur d'armes, chasseur et responsable des chasses présidentielles, a retourné contre lui-même. Le bruit mais pas l'onde de choc qui va secouer le premier cercle des mitterrandiens. Un suicide ? Oui, mais on ne suicide pas au hasard quand on est conseiller et intime du Président. François de Grossouvre, aristocrate maurassien passé par la résistance, industriel tissant ses réseaux de Marrakech à l'Afrique noire, franc-maçon et membre des services spéciaux, n'était plus le séducteur élégant de tweed vêtu, le financier des campagnes électorales, mais un homme amer, un ami déçu, un Belphégor vieillissant errant dans les couloirs de l'Elysée ; un confident du pouvoir qui allait trahir les siens. Pourquoi et comment ce ministre de la vie privée de François Mitterrand, parrain de Mazarine, alors le secret le plus défendu de la République, a-t-il décidé d'en finir ? Pourquoi et comment va-t-il dénoncer aux journalistes et aux juges les malversations et les dérives d'une Mitterrandie crépusculaire? Voici le sujet de ce livre : le roman du pouvoir qui broie les hommes, le roman d'une amitié amoureuse, celle qui lia deux hommes au-dessus de la foule des courtisans.

  • Un voyage extraordinaire dans les couloirs de Matignon, raconté par ceux qui l'ont vécu. Extraordinaire parce que l'auteur a réussi à obtenir, pour la première fois, le témoignage de tous les Premiers ministres qui s'y sont succédés depuis 30 ans. C'est donc à travers leur regard qu'on pénètre dans les bureaux du pouvoir.
    On y découvre l'obsession des médias (jusqu'à la servilité), l'absurde centralisation qui fait remonter à Matignon les décisions les plus minuscules (nomination d'un sous-préfet !), les relations foncièrement perverses que le régime a institué entre le président et le Premier ministre, l'incroyable consanguinité qui organise la distribution des hauts postes, la versatilité des conseillers (des projets lancés sans se préoccuper de l'application des lois), les agendas surchargés volontairement par la bureaucratie.

    Un document passionnant agrémenté d'anecdotes parfois extravagantes.

  • Dans l'ultime combat pour sa réélection, Jacques Chirac jette tout ce qui a fait sa vie.
    Il n'avait pas trente ans lorsqu'il a pénétré dans les palais nationaux. Il n'en avait pas quarante qu'il se voyait déjà destiné aux plus hautes fonctions. Femmes, filles, amis, compagnons, parti : tous plongèrent avec lui dans le tourbillon effréné de son ambition. Derrière un homme de pouvoir, il y a parfois un grand dessein, des conseillers, un gourou. Derrière Chirac, il y a d'abord une famille, un clan, un appareil.
    Il y a aussi des conseillers qui se déchirent, des juges qui se rapprochent et une armée d'avocats qui se bat avec acharnement. Raphaëlle Bacqué, journaliste au Monde, révèle les appétits contradictoires, l'engrenage de l'argent, les mensonges et les drames. Elle raconte les haines politiques et le " goût des autres ", les rivalités intimes et les solidarités profondes. Elle dévoile un homme plus cynique qu'on ne l'imaginerait, mais aussi plus complexe qu'il n'y paraît.

  • En apparence, c'est une ville Dans ses profondeurs, le monde d'aujourd'hui. Elle sert de décor aux spectacles de Jamel Debbouze Benoît Hamon croyait en faire son laboratoire présidentiel De Los Angeles, Omar Sy ne la quitte pas des yeux Le rappeur La Fouine fut l'un de ses dealers Parfois, Nicolas Anelka revient y frimer en Ferrari. On y croise aussi des profs héroïques, des imams, un prêtre, et des gamins à la tchatche d'enfer. Y rester, c'est accepter ses codes, ses interdits Pour briller, il faut en partir.
    Plus qu'une ville, c'est une communauté Attachante comme une famille Redoutable comme un clan.Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin montrent la réalité du communautarisme et l'énergie de celles et ceux qui le combattent. Laurent Joffrin, Libération.Un livre événement, qui se dévore au rythme haletant d'une série. Katell Pouliquen, Elle.

  • De la vie de couple à la grande politique il n'y a souvent qu'une feuille de papier. Dans cette enquête très informée les auteurs nous font pénétrer au coeur du mystère présidentiel : quelles fractures expliquent l'ascension de l'un et la glissade de l'autre ? Pourquoi celui-ci se radicalise-t-il ? Pourquoi celle-là entretient-elle les divisions autour d'elle ? Certaines blessures intimes expliquent-elles des choix politiques qui engagent le pays oe
    Un document exceptionnel riche en révélations.

  • Une journaliste adulée par la France entière.
    Un homme promis aux plus hautes destinées.
    Un couple à qui tout paraît sourire.

    Des amis devenus sourds et aveugles.
    Une cour de conseiller ambitieux.
    Un réseau de complices aux marges du pouvoir.

    Une insatiable frénésie de femmes.
    Une illusion collective, un scandale planétaire.
    Une histoire folle mais vraie.

  • C'est l'un des couples les plus étranges de notre époque. Ouvrez un journal, et voici ce qu'on dit : L'un est chaleureux ; l'autre est cérébral... L'un aime serrer les mains ; et l'autre les stylos... L'un aime les foules ; l'autre les parapheurs... L'un est Président de la République ; l'autre est Premier ministre - pour combien de temps encore ? -, maire de Bordeaux et secrétaire général du RPR. Ils sont si différents ! Et pourtant, leur couple tient contre vents et marées. Quand une beauté traite le Premier ministre de "con!" dans la rue, le Président le rassure ; quand des millions de Français défilent contre les réformes de Juppé, Chirac en silence le soutient, lui apprend à se faire aimer... On a si souvent disséqué leurs psychologies ! On a tellement vendu la peau du deuxième, chouchou maladroit, puis mal-aimé ! Mais Juppé, jusqu'ici, est resté... Quelle est donc l'alchimie trouble de ce couple à part ? Quelle est sa force et sa raison d'être ? Quel sont les événements, les secrets qui ont cimenté cette passion ? Du départ de Madelin aux attaques de Pasqua, des secrets du RPR à la vie d'Alain Juppé, des présidentielles joyeuses à la dissolution, ce livre nous dévoile le quotidien, truffé d'anecdotes, d'un couple unique dans la vie politique française.

  • République

    ,

    • Seuil
    • 27 Octobre 2011

    ÿþGérard Rondeau en a eu le premier l'idée. Un photographe garde toujours dans le ventre de son appareil l'atmosphère d'une cour d'école, un détail caché au cSur des dorures de Palais nationaux, une rosette à la boutonnière.J'avais en mémoire, pour ma part, des histoires crues de combats électoraux, des plaidoiries devant les tribunaux de l'Histoire, les drapeaux rouges de plusieurs révolutions.C'est peu dire qu'il y eu confrontation entre nos deux regards. " La République est une anarchie positive " avait écrit Proudhon. C'est bien le mot. Nous avons agité le tout. Mélangé. Confronté. Entrechoqué la photo et le récit pour construire cette République qui nous agace et nous émeut, ce carcan de notre histoire et cette valeur si fragile qu'elle paraît sans cesse menacée. Ce " machin " dont personne ne veut mais auquel tout le monde tient.Notre République a donc des champs de bataille dans la Somme. Un rideau rouge qui s'ouvre et pffft..., un président apparait. Une flopée de courtisans derrière lui, comme un monarque ! Et puis, des récits tragiques ou amusants. Un député battu qui se suicide. Des rituels plein de superstition au cSur de l'Assemblée nationale. Un écolier nez en l'air et des phrases définitives sur les monuments de pierre.Car les hommes y ont laissé la trace de leurs combats glorieux comme de leurs faiblesses. La République n'est donc pas qu'un grand chant lyrique. Elle est aussi anecdotes et clins d'Sil. Images et mots. Petite histoire et grands tableaux.

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