• Club créé pour accompagner le développemenr de la ZUP dessinée par Marcel Breuer. Spécialisé sports de combat (sambo). 300 titres nationaux et internationaux. Un champion du monde.Le palmarés du Club est étroitement lié à son enracinement dans un quartier défavorisé et à son role social

  • Jusqu'au Romantisme, le Pays basque n'existe pas. Il n'a aucune place dans le roman national et Voltaire n'hésite pas à moquer le « petit peuple qui danse au pied des Pyrénées ».
    Il faudra le grand Guillaume de Humboldt pour que les Basques fassent une entrée fracassante et remarquée dans le panorama ethnologique et historique européen. D'emblée, Humboldt place le Pays basque dans un lieu singulier et unique, un lieu impossible à partager, un lieu identitaire qui abrite un peuple unique parlant une langue unique et isolée. Dès lors, la machine idéologique à produire mythes et stéréotypes va se mettre en branle à un rythme toujours accéléré et l'image du Pays basque va devenir plus signifiante que le pays lui même, au point que des pans entiers de la société basque disparaissent de la réflexion.
    Ce livre n'est pas un florilège de mythes. Il y en a trop. C'est plutôt une sélection qui veut dire : ce n'est pas comme ça que ça marche. Ne croyez pas ceux qui disent savoir sans avoir travaillé et réfléchi, simplement parce qu'ils ont copié. Ne pensez pas une singularité basque car, comme le dit avec justesse Henri Etcheto, il s'agit « d'une terre et des hommes qui n'ont jamais été bien différents, en somme, du reste du monde et de l'humanité ».
    Ce n'est désolant que pour les offices de tourisme qui vivent d'un marketing de la différence, quitte à inventer cette différence. Le Pays basque est il à vendre ?

  • L'urbanisation de ces dernières années a multiplié les rues et les boulevards rendant nécessaire la mise à jour de ce guide précieux. Un éclairage historique et toponymique sur ces hommes et ces femmes, connus ou inconnus, qui ont donné leurs noms à la ville de Bayonne. En déroulant rue par rue les événements, les personnalités ou figures emblématiques d'une cité à une période précise, se dessine le passé d'une ville. Selon la toponymie retenue, politique, culturelle, linguistique, économique ou autre, les orientations anciennes et récentes de la ville apparaissent. Cette approche focale est propice à nous donner un éclairage sur la ville et principalement sur l'image que celle-ci a voulu donner d'elle- même.

  • Le Sud-Ouest n'existe pas

    Raymond Chabaud

    • Cairn
    • 18 Juillet 2018

    Le Sud-Ouest.... Vu de Paris... Dans les faits, ce qu'on appelle Sud-Ouest est surtout le Nord-Est du Pays basque. Jadis, on disait Novempopulanie, mais ça sonne désuet. Sud-Ouest, ça semble unitaire alors que c'est divers, varié, changeant, des collines gersoises aux plateaux bigourdans. Ici, de grosses bâtisses qui se veulent tellement distinguées qu'on les nomme châteaux. Là, de belles et lourdes fermes tant chargées d'histoire qu'on ne peut que les appeler maisons. De puissantes rivières et des gaves sautillants. Des pins aériens qui voisinent avec des chênes aux puissantes racines Ceux du Sud-Ouest ne s'y trompent pas, distinguent les micro-terroirs par leurs micro-accents et connaissent leurs micro-cultures. Tous, nous jouons au rugby mais chacun a son propre rugby car Auch n'est pas Bayonne et Bayonne n'est (surtout) pas Biarritz. Sous le poids de ceux qui l'aiment (excessivement et béatement) le Sud Ouest change, surtout à table. Année après année, les industriels s'en emparent et l'utilisent pour en offrir les merveilles de gueule à un public qui n'en demande pas tant et n'est pas capable de distinguer la copie de l'original. Pour connaître le Sud-Ouest, il faut se nettoyer les yeux et la tête, apprendre à regarder, à gommer les fausses différences pour distinguer les vraies ressemblances. Car, avouons le, le Sud-Ouest existe mais il ne s'exprime jamais quand et comment on le pense. Les Aquitains portent sur le dos le lourd paletot des stéréotypes. Ce sont des gens sérieux qui ne se prennent pas au sérieux confrontés à des esprits figés qui les pensent légers.

  • Se promener dans le monde, prendre des notes, essayer de retrouver des systèmes de signes qui fonctionnent. Sans cesse se heurter au stéréotype, le détester et finir par s'y accoutumer, par comprendre qu'il s'agit simplement d'un cliché qui a bien réussi. Le monde est beau, le monde est curieux, étrange, sécurisant, dérangeant. Le monde n'existe pas sans livres. Partout, ce sont des lectures qui reviennent à la mémoire, des pages enfouies qui surgissent et donnent du sens à ce qu'on voit. On ne peut pas voyager sans livres mais on ne peut pas voyager seulement avec des livres. Il faut toujours cet aller-retour du signe imprimé au signe réel : le sens naît de cette confrontation permanente entre une forme qu'on voit et la signification qu'on a apprise. Il suffit alors de fermer la porte pour recevoir les clés du monde. Docteur ès-lettres, Raymond Chabaud a un goût certain pour les livres de voyages qu'il aime précis, didactiques, enjolivés de cartes. Il s'est promené un peu partout. Il nous livre dans ce recueil non pas ses impressions de voyage, mais sa vision iconoclaste de la vie et des hommes. Il aime Flaubert et les bornes d'enregistrement rapide des aéroports. Il n'a jamais voyagé avec un saumon...

  • Peut-on être martiniquais, noir, abolitionniste, officier de la Légion d'Honneur, général nommé par Napoléon sur le front et membre de l'état-major de Louis XVIII ?
    L'histoire de Joseph Serrant débute dans l'époque troublée de la Révolution pour s'achever dans le morne conformisme de la Restauration.
    Cordonnier à Saint-Pierre, il s'active dans le Club des jeunes citoyens, se bat pour l'abolition avec Louis Delgrès : tous deux participent, dès 1792, à la première abolition qui ne durera guère. Puis c'est la guerre où il peut enfin exprimer sa bravoure : Napoléon le nomme général après la victoire d'Ostrovno. Joseph Serrant est le seul métis élevé au grade de général par Napoléon, le seul métis général d'Empire. Chabin, aux Antilles, Joseph est Noir. En Europe, seul officier métis dans une armée qui n'en compte guère, il est vu comme Blanc. Aux Antilles, révolutionnaire, Joseph se prend d'une passion pour la Nation. En France, la Nation jacobine lui fera oublier la singularité antillaise.
    L'histoire de Joseph Serrant est une histoire moderne, une histoire d'homme déplacé qui perd ses repères et doit s'en construire de nouveaux.
    Personne ne sait qui il est. Comment le saurait-il lui-même ?

  • Qui sont ces hommes et ces femmes, connus ou inconnus, qui ont donné leurs noms aux rues de Bayonne ?

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