• Le recueil de trois articles-charnières de Rainer Schürmann.
    Deux des articles ici rassemblés, Que faire à la fin de la métaphysique ? et Des doubles contraintes normatives, sont des échos, respectivement récapitulatif et prospectif, des deux opus magnum de Schürmann, Le principe d'anarchie et Des hégémonies brisées. L'autre texte, Se constituer soi-même comme sujet anarchique, jette un éclairage tout à fait inédit sur ce qu'on pouvait déjà savoir à partir des deux autres textes, abondamment repris dans les deux ouvrages-phares de leurs auteurs. Ils les font lire différemment. C'est cet éclairage entièrement neuf, quant à la portée praxique que revêt la vaste méditation post-métaphysique de Schürmann, qui fait du présent recueil un inédit, au sens le plus plein du terme.
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  • " La déconstruction, c'est la pulvérisation d'un socle spéculatif où la vie trouverait son assise, sa légitimation, sa paix. " Autrefois son élève, Reiner Schürmann identifie dans l'oeuvre de Heidegger un impensé, le principe d'anarchie. Contre cette métaphysique occidentale qu'il s'applique à déconstruire, le penseur de la présence aurait fait de l'être et de l'agir une seule et même question. Et sapé ainsi toute possibilité de définir un fondement rationnel sur lequel construire une philosophie pratique. Que l'agir humain, à l'époque technologique, se trouve privé d'arché : voilà ce que cette étude majeure, lisant Heidegger à rebours, a permis de dévoiler.

  • L'ouvrage testament et magnum opus du philosophe allemand d'expression française : une interprétation monumentale et radicalement nouvelle de l'histoire de la philosophie occidentale et de ses faillites, immense fresque historique où se déploie toute l'originalité de la pensée de Reiner Schürmann.
    « Le b-a ba du métier n'est-il pas d'assurer un fondement, non-fondé mais capable néanmoins d'ancrer les prémisses m'instruisant sur ce que je puis savoir et sur ce que je dois faire ? Comprise ainsi, la norme ne se justifie pas ; en quoi elle est fantasmatique. Mais elle justifie tout ce qui peut devenir phénomène pendant l'époque linguistique à laquelle elle imprime sa marque ; en quoi elle est hégémonique. S'il s'avère qu'un tel référent non-référable à quelque instance supérieure se maintient tant que prédomine une langue, alors l'histoire à retracer sera celle des fantasmes hégémoniques grec, latin, et moderne. Un fantasme est hégémonique quand toute une culture s'y fie comme si elle tenait là au nom de quoi parler et agir. Pareil représenté-chef (hêgemôn) travaille le singulier qui est indicible, en le disant part d'un tout. Les hégémonies tournent le singulier en du particulier. Il s'agira donc de retracer une histoire de soumissions par nous-mêmes encourues. » « Je n'aurais sans doute jamais entrepris d'écrire ce livre si, étranger, je ne vivais pas au milieu du peuple occidental le plus brutalement idéologique en cette fin de siècle : peuple qui, tout aussi brutalement, dénie non seulement les singularités, mais encore ses propres maximisations et fantasmes idéologiques. »

  • Dans ce cours, Reiner Schürmann développe l'idée d'une Renaissance médiévale née de la redécouverte d'Aristote, à partir de lectures des écrits de Saint Thomas d'Aquin, Guillaume d'Ockham et Maître Eckhart.

  • Une sélection des principaux essais de Reiner Schürmann sur les concepts d'anarchie et de singularisation à venir. Partant de réflexions sur le statut de la philosophie pratique et la fin de la métaphysique, ces textes permettent de comprendre l'importance de la pensée de Michel Foucault sur l'oeuvre de Schürmann entre 1983 et 1991.

  • Les cours de Reiner Schürmann consacrés à Nietzsche examinent l'ambivalence de la relation entretenue par le philosophe allemand avec les thèses de Kant, et notamment de la possibilité de l'affirmation par Nietzsche de la fin de l'idéalisme allemand - et de la mise à mort de la philosophie occidentale - dans le contexte de la tradition transcendantale kantienne.

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