• Les idées les plus importantes qui ont germé dans la tête des savants et des amateurs de physique ou de chimie en France aux XVII et XVIIIe siècles sur la nature de la matière, sur celle du feu et sur les sensations de chaud et de froid sont exposées dans cet ouvrage. On y voit s'opposer des conceptions héritées de l'Antiquité et d'autres qui sont dans leur verte jeunesse. Aristote, Paracelse, Gassendi, Descartes, Newton, Stahl, Lavoisier et beaucoup d'autres sont évoqués ou s'expriment.

  • Les physiciens ont toujours été fascinés par la notion de chaleur. Si les premières machines tirant parti de la « puissance du feu » ont été construites empiriquement au début du XIXe siècle, il faudra cependant un long parcours, de Sadi Carnot à Gibbs, pour que la science parvienne à comprendre ce qu'est la chaleur. C'est la thermodynamique qui énoncera les lois et les principes présidant aux transformations produisant de l'énergie dans les machines thermiques : une formidable histoire que l'auteur nous conte, en la replaçant dans le contexte des grands débats de l'époque. L'intérêt du livre dépasse largement la machine à vapeur. D'avancée en avancée, le domaine d'application de la thermodynamique s'est élargi à une multitude de systèmes : le mouvement perpétuel est-il possible ? Quelle est la véritable entité conservée dans la nature ? D'où le Soleil tire-t-il sa chaleur ? L'Univers avance-t-il inéluctablement vers sa mort thermique ? Une ouvrage indispensable qui propose, dans l'esprit de la collection, une sélection de textes fondateurs sur une sujet phare.

  • "En Europe, de l'Antiquité au Siècle des lumières, on pensait communément que la Genèse avait été écrite par Moïse, que celui-ci en avait eu la révélation sur le mont Sinaï, et l'on était persuadé qu'elle narrait la création du monde. On conçoit qu'un récit aussi obscur ait fait couler beaucoup d'encre. Cet ouvrage commence par les commentaires de saint Jérôme et de saint Augustin et se termine sur les propos de Buffon qui ne veut pas contrarier l'Église. En cours d'étude, nous verrons les embarras que ce texte suscite chez Descartes et chez d'autres philosophes du Grand Siècle et les libertés que prirent avec ce récit certains auteurs du Siècle des lumières, tels Voltaire et Mme du Châtelet."

  • Cet ouvrage présente à la fois une histoire et une anthologie des travaux de quelques physiciens qui ont conçu et fabriqué des baromètres, des machines à vide et des thermomètres, instruments qui, en leur temps (XVIe et XVIIIe siècles) sont des inventions nouvelles. Les travaux de trois auteurs sont privilégiés : Pascal, Amontons et Réaumur avec une remise en contexte de leurs ouvrages, des évènements qui les motivent, des travaux qui les inspirent, des questions qu'ils se posent et des phénomènes qu'ils veulent interpréter.

  • "Dans ce livre, l auteur a suivi les recherches sur l électricité comme il l aurait fait, s il avait vécu de l aube au crépuscule des Lumières. Les premières publications de l abbé Nollet sur l électricité éveillent son intérêt. Lisant tout ce qui s écrit sur ce sujet, assistant aux cours qui se donnent en différents lieux de Paris, l auteur essaie de se faire une opinion sur les diverses interprétations qui fleurissent et est attentif aux querelles qu elles engendrent"

  • L enseignement des sciences et la pratique scientifique peuvent nous donner l illusion qu il y a une rationalité scientifique, universelle et intemporelle ; une rationalité qui exclut toute idée d alliance de la science et de la théologie.

  • Henri Bouasse fut un savoureux et prolixe pamphlétaire, dont les préfaces étaient attendues avec gourmandise. Cet ouvrage en reproduit certaines, qui dénoncent des discours républicains couvrant des intérêts de castes. Plus généralement, ce sont les réformes de l'enseignement et la politique de la recherche sous la troisième République qui sont abordées ici et placées sous le regard sans indulgence de notre auteur.

  • Cahier d'histoire et de philosophie des sciences « D'un petit volume mais d'une grande portée, ce livre riche se lit avec plaisir et délectation. Indispensable introduction à toute lecture ultérieure en histoire des sciences, il éclaire les débats contemporains ; Robert Locqueneux y retrace l'allure générale de l'évolution des idées en physique et, plus généralement, dans les sciences. » Extrait de la préface Cette histoire commence par un panorama des penseurs présocratiques et une analyse du Timée de Platon, des traités d'Aristote qui touchent à la physique et de l'invention de la méthode expérimentale par la science bâtie dans les pays d'Islam entre les VIIIe et XIIIe siècles. Elle se clôt sur une esquisse de l'élaboration de la physique des particules et de la quantification des champs, ainsi que par une évocation des nouvelles approches de la physique classique.
    La lente élaboration de la physique classique commence par les diverses philosophies naturelles du XVIIe siècle (Galilée, Kepler, Descartes, Newton, Leibniz.) lesquelles ne se succèdent pas simplement mais se combattent, chacune s'enrichissant des succès des autres.
    Au XVIIIe siècle, elle continue avec une analyse des travaux fondateurs des sciences de la chaleur, de la lumière, du magnétisme et de l'électricité qui les replace dans leurs contextes philosophiques respectifs.
    Toutes les approches développées au XVIIIe siècle vont donner au long du XIXe siècle de solides traditions philosophiques et épistémologiques nationales dont la diversité va assurer la fécondité de la physique de l'époque ; nous assisterons alors aux élaborations souvent controversées de différentes branches - mécanique analytique, thermodynamique phénoménologique et thermodynamique statistique, optique ondulatoire et électromagnétisme - au travers de conflits opposant les tenants du continu et du discontinu, du plein et du vide, du matérialisme et du dynamisme, de l'atomisme et de l'énergétisme.

  • Disciple et ami de Pierre Duhem, Henri Bouasse a apporté sa contribution aux réflexions de son temps sur les méthodes de la physique. Sa philosophie s'oppose au positivisme de la troisième république durant laquelle il fit sa carrière. Loin de l'histoire érudite de Duhem, l'enseignement à la formation des scientifiques de Bouasse peut encore être une source d'inspiration.

  • Quel est le véritable portrait d'Ampère ? Chrétien janséniste, philosophe, scientifique : tous ces personnages sont rassemblés dans la figure de ce héros romantique, dont l'approche est fascinante...
    Un portrait en héros romantique ? Il a laissé suffisamment d'écrits intimes pour qu'il soit possible de les coudre en un roman où le mal du siècle est vécu de l'intérieur et sans artifice de style. Le portrait du chrétien ? Ce janséniste a aussi laissé le témoignage de sa foi, de ses doutes, de ses craintes que la grâce divine ne lui soit accordée ; d'autres ont croqué le portrait du chrétien apaisé. Le portrait du philosophe ? Il fut nourri de l'Encyclopédie, il accompagna Maine de Biran dans son parcours de l'idéologie au spiritualisme, tissant sa philosophie avec les fils des Lumières et du romantisme, élabora ainsi une théorie de la connaissance qui éclaire son oeuvre scientifique. Le portrait de l'homme de sciences enfin, mais lequel ? Le mathématicien apportant sa pierre à l'analyse et à la mécanique (elle lui valut un fauteuil à l'Académie des sciences); le chimiste qui démontra le caractère élémentaire de quelques substances, établit une classification des corps simples, élabora une théorie mathématique de la combinaison chimique; le physicien enfin, ami et conseiller de Fresnel, qui fut aussi l'inventeur d'une science nouvelle, l'électrodynamique. Dans ce domaine, la contribution d'Ampère à l'électricité fut immense...

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