• Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Jean-Jacques Rousseau Rêveries du promeneur solitaire Lorsqu'il commence à écrire les Rêveries à l'automne 1776, Rousseau est un vieil homme proche de la mort, presque pauvre, célèbre dans toute l'Europe et pourtant assuré que l'espèce humaine le rejette. Il continue cependant d'écrire et les Rêveries sont à ses yeux la suite des Confessions. Mais il ne s'agit plus désormais de raconter sa vie ni de s'expliquer aux autres pour dévoiler sa vraie nature. Dans une solitude propice à l'introspection, si des souvenirs épars remontent maintenant à sa mémoire, c'est pour lui-même qu'il les consigne en même temps qu'il cherche à se mieux connaître et réfléchir plus largement sur les ressorts de notre esprit humain.
    Mais ces méditations sont aussi des promenades où la rêverie devient expansion de l'être, où le contact avec la nature est source de bonheur dans la pure conscience d'exister. Une nouvelle manière d'écrire s'inaugure donc, un libre parcours sans effort que la ligne mélodieuse d'une prose souvent poétique rend admirablement sensible. Ces Rêveries que Rousseau nous laisse lorsqu'il meurt à Ermenonville en juillet 1778, il se peut ainsi qu'elles ne nous soient pas adressées : elles nous sont en tout cas destinées.

    Edition de Michèle Crogiez.

  • Jean-Jacques Rousseau Du contrat social Pour nous aussi, la doctrine de Rousseau ne saurait être un simple objet de curiosité érudite ou d'intérêt purement philologico-historique. Elle apparaît au contraire, pour peu qu'on ne se contentât point d'en considérer les résultats et qu'on se plongeât dans ses tout premiers présupposés, comme une problématique vivante et très contemporaine. Les questions soulevées par Rousseau, qui les brandit face à son siècle, ne sont en rien obsolètes aujourd'hui, pour nous non plus elles ne sauraient être purement et simplement « réglées ».
    Ernst Cassirer Aux fondements de la pensée moderne, sur laquelle il aura exercé une inßuence décisive, le Contrat social reste l'un des ouvrages les plus importants de Rousseau. Publié en 1762, il dessine les grandes lignes d'un modèle de structuration sociale capable de combiner harmonieusement les valeurs propres à l'« état de nature » avec celles imposées par la vie collective. De là l'idée de « contrat » entre les individus qui, parce qu'ils ne sont soumis qu'à des conventions auxquelles ils ont librement souscrit, « n'obéissent à personne, mais seulement à leur propre volonté ».

    Commentaires et notes par Gérard Mairet.

  • « Je conçois dans l'Espece humaine deux sortes d'inégalité ; l'une que j'appelle naturelle ou Phisique, parce qu'elle est établie par la Nature, et qui consiste dans la différence des âges, de la santé, des forces du Corps, et des qualités de l'Esprit, ou de l'Ame ; L'autre qu'on peut appeler inégalité morale, ou politique, parce qu'elle dépend d'une sorte de convention, et qu'elle est établie, ou du moins autorisée par le consentement des Hommes. Celle-ci consiste dans les differents Privileges, dont quelques-uns jouissent, au préjudice des autres, comme d'être plus riches, plus honorés, plus Puissans qu'eux, ou mêmes de s'en faire obéïr. » Jean-Jacques Rousseau.

  • Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Jean-Jacques Rousseau La Nouvelle Héloïse Un jeune précepteur, Saint-Preux, tombe amoureux de son élève, mais leur passion est rapidement contrariée par le père de Julie, qui impose à sa fille d'épouser M. de Wolmar. D'abord désespéré au point de songer au suicide, Saint-Preux voyage, puis revient bien plus tard à Clarens, sur les bords du Léman, auprès de M. et Mme de Wolmar et de leurs enfants dont il devient le précepteur. Comme celui de Julie, son amour passé semble dominé - mais il va resurgir.
    Dès sa publication en 1761, La Nouvelle Héloïse rencontre un immense succès - et c'est une oeuvre inaugurale. Si bien des sujets abordés par les personnages donnent à ce roman épistolaire une tonalité philosophique, c'est également le récit d'un certain bonheur familial, d'une vie harmonieuse et tranquille dont Julie est le centre. Mais c'est surtout un grand roman d'amour où des êtres de papier vibrent comme s'ils étaient de chair, et où la passion sensuelle de Julie et de Saint-Preux s'avère dévastatrice : leur histoire est aussi celle de la fragilité des âmes fortes.

    Edition de Jean M. Goulemot.

  • " L'homme est né libre, et partout il est dans les fers. " (I, 1) - " Le peuple soumis aux lois en doit être l'auteur. " (II, 6) - " Rien n'est plus dangereux que l'influence des intérêts privés dans les affaires publiques. " (III, 4)

  • On ne connoit point l'enfance : sur les fausses idées qu'on en a, plus on va, plus on s'égare.
    Les plus sages s'attachent à ce qu'il importe aux hommes de savoir, sans considérer ce que les enfants sont en état d'apprendre. ils cherchent toujours l'homme dans l'enfant, sans penser à ce qu'il est avant que d'être homme. voilà l'étude à laquelle je me suis le plus appliqué, afin que, quand toute ma méthode seroit chimérique et fausse, on pût toujours profiter de mes observations. je puis avoir très-mal vu ce qu'il faut faire, mais je crois avoir bien vu le sujet sur lequel on doit opérer.
    Commencez donc par mieux étudier vos élèves ; car très-assurément, vous ne le connoissez point. or si vous lisez ce livre dans cette vue, je ne le crois pas sans utilité pour vous.

  • Pourquoi craindrais-je de dire ce que je pense ? ce recueil avec son gothique ton convient mieux aux femmes que les livres de philosophie.
    Il peut même être utile à celles qui dans une vie déréglée ont conservé quelque amour pour l'honnêteté. quant aux filles, c'est autre chose. jamais fille chaste n'a lu de romans ; et j'ai mis à celui-ci un titre assez décidé pour qu'en l'ouvrant on sût à quoi s'en tenir. celle qui, malgré ce titre, en osera lire une seule page, est une fille perdue : mais qu'elle n'impute point sa perte à ce livre ; le mal était fait d'avance.
    Puisqu'elle a commencé, qu'elle achève de lire : elle n'a plus rien à risquer.

  • Je commençai par me rappeler une promenade semblable faite autrefois avec elle durant le charme de nos premières amours.
    Tous les sentiments délicieux qui remplissaient alors mon âme s'y retracèrent pour l'affliger ; tous les événements de notre jeunesse, nos études, nos entretiens, nos lettres, nos rendez-vous, nos plaisirs, ces foules de petits objets qui m'offraient l'image de mon bonheur passé, tout revenait, pour augmenter ma misère présente, prendre place en mon souvenir. s'en est fait, disais-je en moi-même, ces temps, ces temps heureux ne sont plus ; ils ont disparu pour jamais.
    Hélas, ils ne reviendront plus ; et nous vivons, et nous sommes ensemble, et nos coeurs sont toujours unis !

  • Lettre a d'alembert

    Rousseau J-J.

    Edition intégrale du texte dans lequel Rousseau dénonce l'incompatibilité entre morale et théâtre et s'oppose ainsi aux Lumières. Elle est accompagnée d'un dossier qui retrace la genèse du texte, l'histoire de la querelle sur la question soulevée et de la réponse de d'Alembert.

  • Les écrits de Rousseau sur la musique étaient peu accessibles. Ils figurent intégralement dans ce volume, qui contient notamment le Dictionnaire de musique né des articles que commanda Diderot, pour l'Encyclopédie, à celui en qui l'on voyait alors, avant tout, un musicien. Rousseau, il est vrai, tablait sur cette facette de son talent pour se faire une place dans la société. Il comptait sans Rameau qui ne s'est pas privé de dire le mal qu'il pensait des Muses galantes. Terrassé, délesté de son honneur et de ses honoraires, Rousseau a fait de son contempteur l'incarnation d'une musique française lors de la querelle des Bouffons, il s'est employé à montrer que le système ramiste menait à un art de la non-communication. Or, «tout chant qui ne dit rien n'est rien». La musique est un langage, elle doit être l'art de l'expression vivante. Rousseau fonde sa pensée linguistique et musicale sur la nécessité de réconcilier la plénitude des origines et le savoir. Se profile alors le rêve d'un art régénéré : la poésie parle à l'esprit, la musique sollicite l'oreille, la peinture réjouit les yeux ; la réunion des trois renoue avec les premières fêtes, à l'époque de l'unité de la parole et de la mélodie. C'est à un chef-d'oeuvre de la civilisation, l'opéra, que Rousseau confie la mission de provoquer ce retour à l'origine, qui est aussi annulation du temps.

  • " sitôt qu'un homme fut reconnu par un autre pour un être sentant, pensant et semblable à lui, le désir ou le besoin de lui communiquer ses sentiments et ses pensées lui en fit chercher les moyens.
    Ces moyens ne peuvent se tirer que des sens, les seuls instruments par lesquels un homme puisse agir sur un autre. voilà donc l'institution des signes sensibles pour exprimer la pensée. les inventeurs du langage ne firent pas ce raisonnement, mais l'instinct leur en suggera la conséquence. "

  • Voilà comment le luxe, la dissolution et l'esclavage ont été de tout temps le châtiment des efforts orgueilleux que nous avons faits pour sortir de l'heureuse ignorance où la sagesse éternelle nous avait placés.
    Le voile épais dont elle a couvert toutes ses opérations, semblait nous avertir assez qu'elle ne nous a point destinés à de vaines recherches. mais est-il quelqu'une de ses leçons dont nous ayons su profiter, ou que nous ayons négligée impunément ? peuples, sachez donc une fois que la nature a voulu vous préserver de la science, comme une mère arrache une arme dangereuse des mains de son enfant ; que tous les secrets qu'elle vous cache sont autant de maux dont elle vous garantit, et que la peine que vous trouvez à vous instruire n'est pas le moindre de ses bienfaits.
    Les hommes sont pervers ; ils seraient pires encore, s'ils avaient eu le malheur de naître savans.

  • Ce texte, sorte de plaidoyer pro domo, est à situer dans la veine autobiographique de Rousseau. L'édition proposée essaie d'en contextualiser la genèse, de proposer des pistes d'interprétation ainsi qu'une étude psychopathologique.

  • Nouvelle édition mise à jour.

  • Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Rousseau Lettres philosophiques Les lettres de Rousseau que l'on trouvera ici rassemblées font partie intégrante de son oeuvre, et il les a écrites avec le même soin qu'il mettait à ses livres. Ses corres-pondants sont parfois célèbres, comme Voltaire à qui il adresse la « Lettre sur la providence », le marquis de Mirabeau avec lequel il s'entretient de physiocratie, ou bien Malesherbes, destinataire des fameuses lettres « autobiographiques ». Mais ce sont aussi des amis, comme la comtesse d'Houdetot à laquelle il adresse une série de six lettres morales - ou bien encore des inconnus qui souhaitent recueillir ses conseils.
    Philosophiques, ces pages le sont donc au sens le plus large, tant l'écrivain aborde des sujets divers, et sur des modes divers, rédigeant tantôt de véritables petits traités, tantôt des lettres de direction spirituelle et morale. Ce qui se découvre ainsi sur près de trente ans, de 1742 à 1771, ce sont les débats d'une époque et la part essentielle qu'y a prise Rousseau, mais aussi, au-delà même de la pensée qu'il développe, un autoportrait de l'écrivain dans son temps.

    Edition de Jean-François Perrin.

  • Livres septième à douzième de cette célèbre autobiographie dans laquelle Rousseau aspire moins à se confesser qu'à se peindre, afin de se justifier.

  • Livres premier à sixième de cette célèbre autobiographie dans laquelle Rousseau aspire moins à se confesser qu'à se peindre, afin de se justifier.

  • Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau. Tome 3 / , mises dans un nouvel ordre, avec des notes historiques et des éclaircissements ; par V.-D. Musset-Pathay...
    Date de l'édition originale : 1823-1826 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau. Tome 2 / , mises dans un nouvel ordre, avec des notes historiques et des éclaircissements ; par V.-D. Musset-Pathay...
    Date de l'édition originale : 1823-1826 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Pensees. tome 2

    Rousseau J-J.

    Pensées de J.-J. Rousseau,.... Tome 2 Date de l'édition originale : 1850 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

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