• 1 Franc retrace l'épopée d'une pièce de monnaie, circulant de main en main pendant 42 ans, de Paris à Hiersac (Charente) via la fontaine de Trevi ou les îles Kerguelen. N'hésitez pas : laissez-vous conduire par l'étonnante destinée d'un petit rien de nickel et, pour quelques euros, offrez-vous un brin de nostalgie.

  • « Le Paris où j'ai vécu et que j'arpente dans mes livres n'existe plus, déclare Modiano au Nouvel Observateur en 2007. Je n'écris que pour le retrouver. Ce n'est pas de la nostalgie, je ne regrette pas du tout ce qui était avant. C'est simplement que j'ai fait de Paris ma ville intérieure, une cité onirique, intemporelle où les époques se superposent... » Ses premiers romans mettent en scène le Paris de l'Occupation, une période que l'auteur considère comme sa « nuit originelle », peuplée d'officines de marché noir, de boîtes de nuits, de gestapistes et hantée par la figure du père. Suit le Paris sombre et menaçant des années 1960 et de la fin de la guerre d'Algérie.
    Depuis, les rues de Paris ont considérablement changé. Au flou des décors s'ajoute l'absence de pesanteur des personnages : en quête de quelque chose ou de quelqu'un, ils sont souvent en fuite, évoluant dans des lieux de passage (halls, salles de cinéma, cafés, chambres d'hôtels meublés...), cherchant à se faire oublier, à « brouiller les pistes », à s'éloigner du centre pour gagner des « zones neutres » promettant « une certaine impunité » : par exemple, à Montmartre, à Auteuil, aux confins du quatorzième arrondissement...
    Grand maître des illusions et des enquêtes inabouties, géomètre expert, Modiano fait de Paris un immense jeu de piste spatial et temporel.

  • Paris Gainsbourg

    Gilles Schlesser

    Jongleur de mots et de mélodies, Serge Gainsbourg a laissé son empreinte dans de nombreux quartiers de Paris. Et, près de trente ans après sa mort, la rue de Verneuil reste indissociable de son nom. Si l'enfance de Lucien Ginsburg se déroule rue Chaptal, le jeune homme découvrira plus tard la rive gauche. Épousant toutes les mutations musicales, le chanteur en suit la géographie : Milord l'Arsouille, Trois Baudets, Mars Club, Calavados, Bus Palladium, Palace, Casino de Paris, Zénith... Du début des années 1960 à la fin des années 1990, aucune boîte, aucun restaurant, aucun bar ne lui est étranger.
    De Castel à l'Élysée-Matignon, du Bus au Gibus, de l'Alcazar aux Bains Douches, Gainsbourg a été de toutes les tribus. Prince des poètes, il fut aussi celui de la nuit parisienne.

  • Le Paris de Barbara

    Gilles Schlesser

    La gare de Lyon, le métro Rome, Drouot... Barbara a chanté et vécu Paris, passionnément, avant de se retirer à Précy. Après une enfance aux Batignolles et une adolescence rue Vitruve, elle se forge un prénom sur la rive gauche - chez Moineau, à L'Écluse, à Bobino -, puis sur la rive droite, de l'Olympia à Pantin.
    Ce livre est un voyage intimiste dans les pas de celle que Brel appelait « la grande » : ses jours, ses nuits, ses lieux de vie et de travail, ses amis, ses amours... Suivons-la dans la capitale : « Nous irons voir ensemble les jardins refleuris et déambulerons dans les rues de Paris ».

  • Paris brille de feux littéraires qui éclairent chaque quartier d'une lumière spécifique : Balzac sur les Boulevards, Céline sur la Butte, Sartre à Saint-Germain-des-Prés... Paris est une fête... et une ile aux trésors.
    Nulle autre ville ne propose une telle moisson d'adresses dans des quartiers habités par les mots. Certaines de ces adresses sont évidentes, comme celle de Marcel Proust boulevard Malesherbes. D'autres improbables, comme celle d'Éluard dans le quartier de la Chapelle, rue Max Dormoy. Il faut encore compter avec les incongrues, les éphémères, les obsessionnelles.
    Il existe également des adresses communes, réunissant deux auteurs dans le même lieu par d'étranges coïncidences : Montherlant et Aragon, Maurice Sachs et Patrick Modiano, Marguerite Duras et Léo Larguier, Sartre et Béatrix Beck... Il se trouve enfin des adresses étonnantes, qui font parfois douter des frontières entre réel et imaginaire : celle de Nestor Burma rue des Petits-Champs, du commissaire Maigret boulevard Richard Lenoir.
    En 15 chapitres correspondant aux grands quartiers, et plus de 400 adresses, cet ouvrage invite le promeneur à déambuler sur les traces des hommes de lettres, qu'ils n'aient cessé de déménager ou qu'ils se soient montrés plus sédentaires.

  • Paris, 1942. Sous le joug de l'Occupation, Paris vit des heures sombres. Chez les Ormen, comme partout ailleurs, les destins prennent des voies sans retour.
    Écrivain et résistant, Pierre a choisi le sien. Son frère, Amédée, salaud ordinaire, marche dans l'autre sens, sans crainte de se salir les mains. Alors que la police française organise la Rafle du Vel d'Hiv', la famille voit son fragile équilibre basculer.
    Nés de ces quelques jours tragiques, les non-dits, les secrets et les crimes impunis vont décider des décennies à venir...

  • Il aura fallu trois générations d'Ormen pour voir enfin les blessures se refermer.
    1981 : la gauche est au pouvoir, c'est le début des années fric, des années punk. Avec un grand-père académicien, une fille musicienne, les lauriers ont plu sur la famille. Mais ses plus jeunes représentants voient leur avenir se boucher. Leur héritage, leur passé sont plus obscurs encore. Il faudra tout le courage de la jeunesse pour affronter la vérité en face et l'imposer à leurs aînés, au rendez-vous de L'Heure bleue...

  • Dans la famille Ormen, les secrets font partie de l'héritage. Mais les mentalités évoluent, avec le temps, avec la ville. L'essor du rock, la guerre d'Algérie, Mai 68... Si le coeur de Paris traverse la Seine, celui de Marie, de Delphine, de Pierre et tous les autres n'a jamais été si chahuté. Alors que l'une découvre la vérité sur sa naissance, d'autres tâchent de laisser dans l'ombre les heures très noires de leur passé. Dans un monde en pleine métamorphose, il faut que tout change, pour que rien ne change.

  • Cet ouvrage est une histoire de ce qui fait rêver et de ceux qui font rêver - en particulier les peintres, les poètes, les cinéastes. Il reconstitue depuis le XVIIIe siècle jusqu'à nos jours une ambition extraordinaire : trouver les meilleures formules et manières pour stimuler l'imaginaire et concourir à la création d'un monde enchanté, d'un paradis terrestre, grâce à l'influence de la création sur les zones les plus profondes de la psyché. Les grandes figures de cette mission sont aussi prestigieuses et diverses que Turner, Baudelaire, Signac, Jean Cocteau ou John Lennon.
    Mais c'est aussi une histoire politique car cette ambition est sous-tendue par des projets de réformes totales de la société qui ont pu se révéler totalitaires, et notamment celui du diktat ultra-libéral de la communication et de la réclame. Une fois récupéré, le fantasme esthétique vire au cauchemar publicitaire et déshumanisant. Cet essai est donc un essai engagé qui cherche à remonter la piste et la généalogie d'un concept né au moment des Lumières - celui d'une modification des consciences par le songe - pour montrer comment il a pu être travesti jusqu'à rendre la formule « faire rêver » suspecte, sinon dangereuse.
    Alternant récit historique, anecdote vivante et analyse approfondie, cet essai cherche à jeter un éclairage différent sur certains éléments incontournables du sujet, comme le surréalisme, mais il s'attache également à des corpus beaucoup plus inattendus, voire incongrus, comme la communication pour des enseignes sportives. Dialogue entre histoire de l'art, histoire politique et histoire des sciences, il fait écho à des problématiques qui vont bien au-delà de la culture visuelle - jusqu'au transhumanisme.

  • L'hôtel La Louisiane, qui abrita les amours de Miles Davis et Juliette Gréco, Le Flore où Sartre noircissait des pages à longueur de journée devant un café, le Tabou, « à l'angle de la rue Dauphine et du monde », dont Boris Vian enflamma les nuits au son de sa trompinette, Aux Assassins, rue Jacob, où Ferré se produisait tous les mercredis et vendredis. Saint-Germain-des-Prés connut son âge d'or dans l'immédiat après-guerre, quand écrivains, jazzmen et chanteurs « à textes » se pressaient dans des caves nécessairement « existentialistes ». Rue par rue, de clubs mythiques en cafés historiques, ce guide nous entraîne dans les pas de ceux qui ont tissé la légende du quartier et dont l'âme s'accroche encore à une foultitude d'adresses.

  • L'univers sans l'homme

    Thomas Schlesser

    • Hazan
    • 26 Octobre 2016

    L'art a, de manière très spectaculaire, dépeint et décrit depuis deux siècles et demi les forces qui dépassent (et déclassent) l'être humain. Non plus les forces invisibles du divin mais les soulèvements de la nature, l'immensité du temps et de l'espace, les conséquences incontrôlables des avancées scientifiques sur le vivant. Oui, de nombreux artistes - et parmi les plus géniaux, de Turner à Pierre Huyghe et de Claude Monet à Stanley Kubrick - ont montré comment l'homme a senti lui échapper son sentiment de centralité dans le cosmos ; ils ont représenté cette crise essentielle en relativisant sa présence d'une part et en exprimant, d'autre part, les mystères enchantés ou les menaces cauchemardesque de l'univers dans lequel il se meut. Aussi ce livre, qui privilégie la peinture mais fraie aussi du côté de la sculpture ou du cinéma, donne-t-il à voir et comprendre des paysages édéniques et vierges, des beautés végétales et animales, la furie mortifère des éléments, le fantasme d'une civilisation complètement mécanisée, le saut dans l'abstraction, l'âme des choses ou encore l'anticipation de l'Apocalypse...En suivant un parcours chronologique de 1755 à nos jours, il raconte, de manière très accessibles les grands événements historiques (le séisme de Lisbonne, la bombe atomique...), scientiques (les découvertes de Darwin, la conquête spatiale...) personnels (les drames de l'enfance de Friedrich, la crise mystique de Chirico...) qui ont conduit des artistes à  montrer ce qu'est, selon la magnifique expression de Baudelaire, "l'univers sans l'homme". 

  • Catalogue de l'exposition mettant en vis-à-vis des grandes oeuvres de Gustave Courbet et des créations de l'artiste contemporain Yan Pei-Ming, à l'image de ce qu'il créa en 2009 au musée du Louvre avec ses « Funérailles de Mona Lisa » : Yan Pei-Ming propose une série d'oeuvres inédites spécialement créées pour le bicentenaire de la naissance de Courbet.
    Pour célébrer le Bicentenaire de la naissance de Gustave Courbet, il fallait nécessairement, après avoir rappelé tout ce que l'art doit à la liberté esthétique que le peintre a su imposer en son temps, montrer combien il reste une référence pour les artistes d'aujourd'hui.
    C'est Yan Pei-Ming, peintre contemporain et internationalement reconnu, qui se confronte à une dizaine d'oeuvres majeures du maître d'Ornans. C'est d'ailleurs dans l'atelier de Courbet à Ornans que Yan Pei-Ming a réalisé les toiles qui viennent relever le défi d'un face-à-face.
    L'exposition Yan Pei-Ming face à Courbet s'attache à traduire les multiples connivences artistiques entre ces deux peintres à quelque six générations d'écart. Il y a dans la manière d'être et de peindre de Yan Pei-Ming bien des points communs avec Courbet, un geste large et sûr, une bataille livrée sur de grands formats et toujours une densité émotionnelle que l'artiste sait cacher sous son apparence sereine et joyeuse.

  • Cet ouvrage propose un voyage à travers les lieux qui ont fait naître le courant impressionniste : les paysages de la vallée de la Seine, les auberges, les maisons des artistes...

  • Paris, décembre 1924. Un crime est commis rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie dont la mise en scène intrigue les enquêteurs. Il est suivi d'un autre puis d'un troisième, tout aussi étranges. Les victimes n'ont pas de rapport apparent entre elles et la police ne dispose d'aucun indice si ce n'est que le meurtrier s'inspire manifestement du tableau de Max Ernst, Au rendez-vous des amis. La toile est un portrait de groupe des principaux animateurs du courant surréaliste, lesquels sont évidemment les premiers suspectés, individuellement ou en association.
    Tandis que la police piétine, Camille Baulay, dite Oxy, reporter au Petit Journal, mène ses investigations qui la conduisent à fréquenter de près Breton, Éluard, Aragon, Desnos, Prévert. et le très énigmatique Dédé Sunbeam. Difficile, parmi ceux qui assurent que « le véritable surréalisme consiste à descendre dans la rue armé d'un revolver pour tirer sur les passants », de démêler le vrai du faux, la pose littéraire de la menace réelle. Et l'affaire se corse quand Blanche, épouse d'un député ambitieux et sensuelle amie de Camille, est elle-même assassinée selon le rituel « surréaliste » ; c'est alors au tour de Camille d'être désignée en suspect n° 1. Traquée par le Quai des Orfèvres, elle va pourtant devoir continuer son enquête et mettre la main sur le criminel. Sa vie en dépend.

  • Cet ouvrage, édité sous la direction de Xavier Douroux à l'occasion de l'exposition présentée au FHEL en 2017, cherche à montrer la vision d'un artiste, Hans Hartung qui s'est imposé comme une des figures centrales d'une peinture libérée des règles classiques comme de la tentation d'un nouvel académisme : une peinture abstraite, où prime une facture très expressive - une mise en forme qui donne naissance à des formes amples et à des contrastes de couleurs puissants.
    Cette peinture, tout en étant émancipée, demeure habitée par un sens aigu du contrôle, une adhésion choisie à la maîtrise.
    L'oeuvre de Hartung entre en résonance avec celles d'autres artistes : ceux que l'on relie historiquement à « l'abstraction lyrique », mais aussi de grands noms de la scène internationale.

    Illustré par un ensemble inédit d'oeuvres provenant des collections de la Fondation Hartung- Bergman.
    Mise en persperctive de l'oeuvre d'Hartung avec une sélection de peintures d'artistes internationaux.
    Enrichi de textes de spécialistes tels que Xavier Douroux, Thomas Schlesser, Juliette Evezard ou Judicaël Lavrador.

  • Au cours d'un reportage, Oxymor Baulay, journaliste et amateur de figures de style, met la main sur un étrange manuscrit anonyme dont le verbe "être" est banni et dont les Y ont été remplacés par des I. Publié, le roman passionne et Oxymor découvre que les cinq meurtres qu'il relate ont été commis trente ans plus tôt. Alors que le roman pulvérise les records de vente et qu'il est dans la course aux prix littéraires, le tueur signe son retour dans le sang.

  • Plus qu'une histoire de l'impressionnisme, ce sont des histoires qui sont ici racontées par deux spécialistes.
    Documentés de façon très précise, mais dans un style romancé, ces trente récits de journées bien réelles retracent l'évolution d'un mouvement qui a révolutionné la peinture. Du scandale d'Impression, soleil levant exposé chez Nadar en 1874, au don par Claude Monet de ses Nymphéas à l'État français en 1918, l'ouvrage nous fait revivre les disputes d'Edgar Degas et Gustave Caillebotte au café Guerbois, le mariage d'Eugène Manet avec Berthe Morisot, le conflit qui oppose Pierre-Auguste Renoir à Camille Pissarro, l'installation du docteur Gachet à Auvers-sur-Oise ou la faillite du marchand Paul Durand-Ruel.
    En revenant sur les hauts lieux et les grandes dates de l'impressionnisme, ce « roman vrai » permet de comprendre l'histoire de ce groupe d'artistes qui, en quittant l'atelier pour peindre sur le motif, allaient, par leur travail sur la touche et la lumière, bouleverser le regard.

  • Première monographie, s'inscrivant dans la collection publiée avec Les presses du réel en lien avec les expositions du Palais de Tokyo, avec des vues d'exposition et une sélection d'oeuvres emblématiques, un entretien, un essai et un ensemble de notices.

    Abraham Poincheval est un explorateur insatiable. Qu'il s'agisse de traverser les Alpes en poussant une capsule qui lui sert d'abri ou de s'enfermer une semaine dans un rocher, ses expéditions - itinérantes ou statiques - nécessitent un engagement total du corps. Les sculptures habitables que l'artiste conçoit sont des laboratoires au moyen desquels il fait l'expérience du temps, de l'enfermement ou de l'immobilité. Elles sont l'enveloppe qui accueille le performeur, l'objet qui perturbe le paysage et qui existe à travers les récits des témoins. Les deux nouvelles performances d'Abraham Poincheval au Palais de Tokyo le conduisent à expérimenter les temporalités des règnes animal et minéral.

  • Rose de Paris

    Gilles Schlesser

    Paris, 1925. Rose, jeune provinciale, monte à la capitale pour y devenir « demoiselle du téléphone » au central Gutenberg de la rue du Louvre. Elle y sympathise avec Sidonie, laquelle l'entraîne dans le tourbillon du Montparnasse des Années folles. Les deux amies fréquentent les artistes et les écrivains - Foujita, Kisling, Tzara, Pascin, Fitzgerald, Hemingway. - une société brillante, bohème et fantasque qui ne perd pas une occasion de s'étourdir au bal Nègre, au Boeuf sur le toit ou au Jockey.
    Mais ce Paris de la fête en dissimule d'autres, plus sombres. Celui de la condition des femmes au travail mais aussi celui des bas-fonds et des truands alors que la coco poudre les narines par dizaines de milliers. C'est dans ce monde que Victor, l'ami de Sidonie, est contraint de naviguer pour faire tomber un baron de la drogue. et sauver sa peau.
    En même temps qu'une aventure haletante, ce récit est celui des rêves et des illusions quand le pouls de la ville semble s'accélérer et que chacun peut croire en la liberté de son destin. C'est aussi, fiction et histoire entremêlées, le tableau d'une époque, étourdissante et cruelle.

  • Lorsque le journaliste Oxymor Baulay est envoyé à l'Académie française pour rédiger un article sur Edmond de Rohan-Soubise, il s'attend à une interview de routine... pas à se retrouver nez à nez avec le corps décapité du vénérable Immortel, auteur de la fameuse saga Katioucha ! Intrigué par le sordide sens esthétique de la mise en scène, le journaliste tente de comprendre. Il découvre que, loin de son image publique, l'Académicien respecté menait une double vie, entre nuits parisiennes endiablées et recours à des ghost writers pour écrire ses best-sellers.
    Crime crapuleux ? Maître-chanteur ? Concurrent jaloux ? Acte terroriste ? Oxymor se retrouve perdu dans un imbroglio de pistes contradictoires qui vont secouer le petit monde feutré des lettres parisiennes...

  • Suites lorraines

    Pierre Schlesser

    Tu as la bouche que tu t'es cousue Dont un goulot défit les fils Un soir encore de ta secrète absence J'invente des souvenirs à gâcher.

  • Un retour sur la correspondance de Gustave Courbet, par un ethnologue, une écrivaine, un psychanalyste, un chasseur, un philosophe, un gastroentérologue, un psychiatre, deux conservatrices du patrimoine et six historien.ne.s d'art.

    Il y a 20 ans, paraissait l'intégrale de la correspondance de Gustave Courbet sous l'égide d'une chercheuse américaine : Petra ten-Doesschate Chu. Sa publication nous permettait d'accéder à un panorama autobiographique de Courbet, depuis ses 18 ans jusqu'à l'heure de sa mort. Il fallait fêter cet événement. D'une part pour remercier Petra Chu en personne, toujours très active, de son travail considérable, précis, minutieux, et obtenir ses confidences sur les origines de cette publication, avant elle plusieurs fois annoncée d'intention mais jamais aboutie. D'autre part, pour prendre la mesure des renouvellements considérables que la Correspondance de Courbet a introduits dans la réception du peintre, la compréhension de ses toiles, la perception de l'homme. À ce titre, pour beaucoup de chercheurs réunis dans cet ouvrage anniversaire, la parution de la somme de Petra Chu en 1996 est un jalon aussi important dans l'historiographie du peintre d'Ornans que l'accrochage public de L'Origine du monde au musée d'Orsay en 1993.
    Autour de Petra Chu sont donc ici réunis : un ethnologue, une écrivaine, un psychanalyste, un chasseur, un philosophe, un gastroentérologue, un psychiatre, deux conservatrices du patrimoine et six historien.ne.s d'art. Une multiplicité de perspectives et de discours pour célébrer la richesse du matériau réuni par « Le Chu », en croisant les champs disciplinaires pour démontrer l'inépuisable source de l'ouvrage, et découvrir un Courbet homme de lettres, plus protéiforme, plus humain et plus subtil que jamais. Tantôt séducteur, tantôt procureur ; tantôt ostensible, tantôt inconscient ; tantôt syntone à l'interlocuteur ou à l'événement, tantôt digressif, ordalique : toujours Courbet vibre au rythme de son temps, du temps historique, politique, et du temps biologique aussi, que viennent rythmer les grands cycles de la vie du peintre, ses maladies comme ses ivresses, ses réactions irréfléchies comme ses adresses stratégiques. À la veille de son bicentenaire, un Courbet plus vivant que jamais.

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