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  • Lorsque Sebastião Salgado, l'un des plus grands photographes contemporains, porte son regard sur le monde du travail manuel, c'est tout autant pour en montrer les rudesses que pour y trouver, derrière la brutalité des conditions du monde ouvrier ou paysan, la grandeur de l'homme au travail.
    Pendant six années, il a effectué des reportages magnifiques, montrant comment le lalidévoilant une archéologie de l'ère industrielle.
    Ce gros volume de 400 pages pourvu de nombreux dépliants et accompagné d'un livret de légendes nous montre le quotidien et la dignité des travailleurs, des coupeurs de canne à sucre au Brésil et à Cuba aux mineurs du Kazakhstan, des ouvriers du tunnel sous la Manche aux constructeurs du canal du Rajasthan, des porteurs de soufre d'Indonésie aux ouvriers des usines de bicyclettes chinoises, de motocyclettes indiennes ou d'automobiles en Ukraine notamment.

    Photographe brésilien mondialement connu, un temps membre de la prestigieuse agence Magnum, Sebastião Salgado est l'un des photojournalistes les plus respectés de sa profession. Il a reçu presque tous les prix et récompenses possibles. Sa photographie en noir et blanc parvient à saisir, derrière la dureté du monde, la dignité de l'homme et la beauté de la nature.
    Après avoir longtemps pris l'homme pour sujet, il s'est reçemment tourné vers la beauté du monde avec Genesis, dont l'exposition à la MEP en 2014 a connu un immense succès.

  • Depuis 2002, Sebastião Salgado s'est intéressé aux lieux de collecte des grains de café dans le monde. Il a ainsi visité de nombreuses exploitations qui privilégient des échanges et une croissance équitables, qui s'attachent à perfectionner la qualité du produit pour améliorer la qualité de vie. Les vibrantes photographies de Salgado visent à transmettre l'idée que, pour ces cultivateurs, la culture, la récolte, le séchage et la sélection du café relèvent moins de simples activités que de rituels profondément ancrés dans la tradition. D'Afrique (Tanzanie et Éthiopie), d'Asie (Inde et Chine) et d'Amérique (Brésil, Guatemala, Nouvelle-Guinée, Colombie, Costa Rica), Salgado nous fait voyager dans de magnifiques paysages ruraux où la présence humaine est aussi respectueuse que discrète.

    Sebastião Salgado est né en 1944 à Aimorés, dans l'État de Minas Gerais au Brésil. Il vit actuellement à Paris. Après des études d'économie, Salgado débute une carrière de photographe professionnel dès 1973, pour les agences Sygma, Gamma et Magnum Photos. En 1994, il crée, avec sa femme Lélia Wanick Salgado, sa propre agence : Amazonas images.
    Infatigable témoin de la détresse et de la beauté du monde, Sebastião Salgado s'est incontestablement imposé ces dernières années comme un des plus grands photographes contemporains. Depuis 2004, il travaille sur son ambitieux projet, Genesis, rassemblant des images de paysages naturels intacts et sauvages, ainsi que de communautés attachées à des modes de vie ancestraux. Il a déjà publié plusieurs ouvrages aux Éditions de La Martinière, dont La Main de l'homme (1993), Terra (1997), Exodes (2000) et Les Voies du bonheur (2010).

  • Sebastiao salgado a parcouru le monde pour fixer sur la pellicule la dignité des silhouettes et des visages de nos frères humains.
    Des mines à ciel ouvert du brésil, oú les hommes-fourmis semblent se livrer à un labeur pharaonique, aux grands lacs asséchés d'afrique de l'ouest, oú femmes et enfants décharnés n'ont plus assez d'eau dans le corps pleurer, c'est le même regard qui est à l'oeuvre. impitoyable au sens noble : ces êtres humains, semble nous dire salgado, ont droit à mieux qu'à notre pitié, fût-elle charitable et organisée.

  • - D'un côté le regard aiguisé, humaniste et parfois implacable de Sebastião Salgado, et de l'autre la voix d'un des plus grands écologistes français, voici le défi de ce livre : mettre en regard deux visions du monde.Jean-Marie Pelt nous parle d'écologie, mais avec une nouvelle approche toute empreinte de spiritualité. Un retour aux origines de l'écologie, c'est-à-dire aux grands textes fondateurs de notre civilisation. En effet, qu'il s'agisse du bouddhisme, de l'Islam ou bien des religions animistes, les grands textes et paroles recueillies de ces différentes traditions sont unanimes : l'homme se doit d'être proche de la nature, de la Terre-mère, c'est elle qui l'a fait naître et le nourrit. Un message envoyé par nos ancêtres, qui mériterait d'être écouté. Jean-Marie Pelt appelle à l'avènement d'une nouvelle civilisation, qui serait à l'écoute de la nature et de la voix des anciens. Les images de Sebastião Salgado, un des plus grands photographes contemporains, montrent une nature brute, animale, parfois grandiose ou dévastée... des accords textes et images puissants qui poussent à l'introspection.

    - Jean-Marie Pelt est professeur émérite de biologie végétale et de pharmacologie à l'Université de Metz et président et fondateur de l'Institut européen d'écologie à Metz. Il est une des références françaises dans le domaine de l'écologie et a publié quantité d'ouvrages chez différents éditeurs dont La Loi de la jungle (Fayard, 2003), Ces plantes que l'on mange (Chêne, 2006) et Écologie et spiritualité (Albin Michel, 2006).Sebastião Salgado s'est incontestablement imposé, ces dernières années, comme un des plus grands photographes contemporains. Cet infatigable témoin porte un regard sur le monde dont le réalisme n'exclut pas la grandeur, pour lequel la détresse n'exclut pas la beauté. Depuis quelques années, il travaille à un grand projet d'envergure internationale, Genesis, où il part à la recherche des derniers espaces vierges et des peuples qui y résident, mettant ainsi au jour le lien intime qui relie ces peuplades à la terre-mère.Il a déjà publié plusieurs ouvrages aux Éditions de La Martinière dont La Main de l'homme, Exodes et Une certaine grâce.

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