• De 1942 à 1954, soeur Jacques-Marie, initialement Monique Bourgeois, retrace sa rencontre avec Henri Matisse, laquelle donna lieu à la création de la chapelle du Rosaire, à Vence.
    Dernier et ultime projet de l'artiste, elle correspond à l'aboutissement de son oeuvre.
    Henri Matisse déclara : « cette oeuvre m'a demandé quatre ans d'un travail exclusif et assidu, et elle est le résultat de toute ma vie active. Je la considère malgré toutes ses imperfections comme mon chef-d'oeuvre ».
    Soeur Jacques-Marie raconte l'amitié et la complicité liées avec le peintre, au fil des années, desquelles a émergé le chef-d'oeuvre qu'est la chapelle du Rosaire de Vence.
    Des reproductions de dessins de Matisse, des photographies d'archives inédites, accompagnés des extraits de la correspondance du peintre, ainsi qu'une préface du directeur du Château de Villeneuve (Zia Mirabdolbaghi), et de l'ancienne conservatrice du musée Matisse du Cateau-Cambrésis (Dominique Szymusiak) viennent compléter le texte.

  • En pirogue, en 4x4, à dos de chameau ou à pied, elle avance. Et ils avancent vers elle, par caravanes entières, les nomades touaregs et les autres, dans ce coin perdu au nord du Mali. Depuis plus de trente ans, soeur Anne-Marie, docteur en médecine, prodigue ses soins aux enfants squelettiques et aux mères épuisées, à tous les blessés et les malades. Elle a créé un hôpital de fortune et des dispensaires, aide à forer des puits, à cultiver des jardins, à construire des écoles et forme des aides-soignants. Avec une règle : ne rien imposer qui ne soit souhaité ni nécessaire. Avec une liberté de parole, une foi inébranlable malgré certains désaccords avec le Vatican, celle qu'on appelle « la nouvelle soeur Emmanuelle » se confie pour la première fois.

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